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Responsable de la chronique : Suzanne Demers, o.p.
Aventure spirituelle

Mathias Grünewald. Le Retable des Antonins d’Issenheim

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Au coeur de l’Alsace, à mi-chemin entre les musées de Strasbourg, de Mulhouse et de Bâle, Unterlinden est, avec ses trois cent cinquante mille visiteurs par an, le musée des Beau-Arts de province le plus visité.

Cet ancien couvent des Dominicaines, construit au XIIIe siècle, abrite depuis 1852 des collections d’archéologie, d’art médiéval, d’art moderne, d’arts et traditions populaires et d’arts décoratifs.

C’est dans la chapelle gothique attenante au cloître qu’est exposé le Retable d’Issenheim, le chef-d’oeuvre mondialement connu de Grünewald.

La signification du terme retable découle directement du mot latin retabulum, qui désigne l’élément décoratif ornant l’autel. Il se compose de quatre éléments aux proportions variables, avec des volets latéraux se rabattant comme els vantaux d’une armoire et servant à protéger l’intérieur d ela caisse. ils peuvent être peints ou sculptés

La présente exposition de Spiritualité 2000 ne présente que la première ouverture appelée aussi la présentation intermédiaire du Retable d’Issenheim, intitulée Le concert des Anges et la Nativité. Les différentes ouvertures du retable permettent le visionnement de différentes scènes de la vie du Christ.

Dans la première ouverture le panneau de droite représente la Nativité : la vierge, assise dans un jardin clos, symbole de sa virginité, vient de mettre au monde l’Enfant. Au deuxième plan les anges annoncent la nouevlle aux bergers. Aux pieds de la Vierge, le lit de l’Enfant, le baquet et le pot de chambre soulignent le réalisme de la naissance. Au concert des Anges se joint l’ange oiseau, le Malin, ne pouvant contenir son émerveillement.

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