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« Quitte ta robe de tristesse ! »

Imprimer Par Jacques Marcotte

Le temps de l’Avent nous entraîne sur des chemins neufs, chemins d’amour et de justice, chemin de joie et de paix. Le monde nouveau annoncé par les prophètes ne se réalisera pas dans les nuages. Il prendra corps chez nous ou bien il ne sera pas. Il aura notre âme, nos couleurs, notre visage. Il prendra les coordonnées de notre univers et de notre temps et même de nos contraintes personnelles.

Nos vies, animées du souffle de l’Esprit, seront dès lors peu à peu transformées. Nos élans, nos rêves, nos désirs trouveront une profonde complicité avec le projet pour lequel Dieu nous convie à travailler. Et ils trouveront dans ce projet leur accomplissement. Tout va profondément dans le même sens. Pareille invitation nous appelle cependant à des redressement pour que nos cœurs et nos mains puissent s’ouvrir effectivement aux dons de Dieu. Nous avons besoin d’une mise à niveau, d’une élévation gracieuse de nos êtres.

Le projet évangélique suscite d’abord en nous le désir de sortir de nous-mêmes. Il demande notre engagement concret en faveur des petits, le partage efficace de nos ressources avec les plus pauvres. Le temps des Fêtes qui approchent n’aurait pas de sens s’il ne nous sollicitait pas en ce sens : que nous fassions une part pour ceux qui n’ont rien. Pour qu’ils saisissent dans nos partages avec eux quelque chose du mystère de Noël : mystère d’une présence, d’un don, d’un amour véritable. « Noël c’est l’Amour », nous répète la chanson.

La Parole prophétique nous aura donc convoqués pour des rendez-vous importants. Pour un chantier fraternel où règneront justice et compassion. De quoi changer nos petites histoires personnelles et communautaires. Car c’est l’avènement d’un temps nouveau qui est annoncé où « Dieu conduit son peuple dans la joie, à la lumières de sa gloire, lui donnant comme escorte sa miséricorde et sa justice » (Baruc 5, 9).

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