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Bienvenue, Élie!

Imprimer Par Denis Gagnon

«Le « jeune homme » est arrivé cet après-midi. Il s’appelle Élie. Sa mère va très bien et rentre à la maison, ce soir même.» Il est rare que mon répondeur ne me remue autant. Le message n’a rien de poétique. Sauf qu’il est là, le cher Élie!

Ma nièce vient d’accoucher d’un beau bébé en parfaite santé. J’ai dit «beau » sans avoir encore le bonheur de le voir. Mais tous les bébés de la famille sont beaux! À toutes les générations! Pourquoi Élie ferait-il exception?

Un autre de plus que nous dorloterons à qui mieux mieux. J’imagine la grand-mère qui doit déjà avoir cousu plusieurs pyjamas, chemises, bonnets, etc. J’imagine le grand-père qui rêve déjà de parties de pêche avec le rejeton de sa fille. Et le «mon-oncle» qui regrette déjà de ne pouvoir vivre assez vieux pour assister à la graduation ou au mariage du nouveau neveu.

Il s’appelle Élie. Le nom est biblique, «illustrement» biblique. Élie porte le nom d’un prophète de Tishbé en Galaad. Le saint homme vivait au temps du roi Achab qui régna sur Israël de 874 à 853 avant Jésus Christ.

Le nom du nouvel arrivé est tout un programme en lui-même. Élie signifie : «Mon Dieu, c’est Yahvé!» C’est déjà proposer au petit une énorme option. Rien de moins que la foi! Et la foi dans la tradition judéo-chrétienne.

Que choisira le bambin quand les questions fondamentales surgiront? Quelle réponse trouvera-t-il quand il se demandera d’où il vient? Comment se dessinera-t-il quand il cherchera son identité? Sur quelle route engagera-t-il ses pas quand il voudra orienter sa vie vers l’ultime de l’avenir? Ces questions sont essentielles. Personne ne les évite. Le sens de la vie en dépend; le bonheur aussi.

La foi en Dieu peut faire partie des différentes voies d’accès au sens de la vie. L’intelligence humaine fait appel à la raison. Le cœur cherche l’amour. La foi surgit hors des sentiers de l’être. Elle arrive en toute gratuité. Au-delà de la valeur, elle est sans prix, sans poids. Elle ne se calcule pas. Elle surgit comme un nouveau-né. On l’adopte sans condition, gratuitement. On l’aime totalement, pleinement.

Dieu ne s’impose pas comme un tout-petit ne s’impose pas. Mais il tient de la place dès qu’il apparaît dans une vie. On lui en fait. Parfois, il s’estompe. Parfois il dérange. Parfois on voudrait le fuir. Mais comme l’enfant, il continue de nous séduire. Et on se surprend à se laisser séduire. La séduction de Dieu est aussi envoûtante que celle d’un enfant. L’un et l’autre se présentent faibles, fragiles, petits. C’est leur force, leur puissance, leur grandeur.

Bienvenue Élie! Merci mon Dieu!

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