Patristique,

Responsable de la chronique :
Patristique

Réponse pour notre temps

Imprimer Par Saint Athanase

Après le tsunamis et le balancement de la planète sur son axe, les perturbations des saisons et les nombreux séismes connus depuis quelques années sans compter les morts emportés par ces heurts de la terre, n’est-il pas normal que nous nous posions de sérieuses questions concernant l’avenir. D’aucun soupçonnent la fin du monde, d’autres tentent des explications contradictoires les unes des autres. Qui croire ? Cet extrait du traité de saint Athanase apporterait-il quelques lumières et rétablirait-il notre confiance ? L’auteur vécut de 295 à 373. Athanase fut le défenseur de la foi traditionnelle en un temps où l’église connaissait une crise de pensée des plus violente. Et sans cesser de lutter pour son indépendance face au pouvoir temporel officiellement hostile, l’évêque d’Alexandrie, dans un contexte d’hérésie arienne qui soutenait que le Christ n’étais le fils de Dieu, ne cessa de stimuler son peuple et de l’orienter vers un idéal de perfection chrétienne toujours plus approfondi.

La vue de la création nous permet de découvrir le Créateur. Qui est-il, sinon le très saint, celui qui est au-dessus de toutes les réalités créées ? Pareil à un excellent pilote, par sa propre Sagesse et sa propre Parole, le Christ notre Seigneur et notre Sauveur. Dieu gouverne et ordonne l’univers pour notre salut, en faisant ce qui lui semble Et ce monde est très bon en effet tel qu’il a été fait et tel que nous le voyons, parce que Dieu le veut ainsi ; personne ne pourrait en douter. Car si la création se mouvait sans raison, si l’univers s’en allait n’importe comment, on pourrait mettre en doute ce que nous venons de dire. Mais puisqu’il a été créé avec raison, sagesse et science, puisqu’il est si beau, celui qui l’a créé et lui a donné cette beauté ne peut être que le Verbe de Dieu.

Je ne parle pas d’un « verbe », d’une parole quelconque ; je parle du Verbe en personne, celui du Dieu bon de l’univers, vivant et agissant. Il est différent de tous les êtres engendrés ou créés. Il est le Verbe propre et unique du Père plein de bonté. C’est lui qui a organisé cet univers et l’éclaire de sa providence. Étant le Verbe très bon du Père plein de bonté, c’est lui qui a disposé l’ordre de toutes choses, qui a réuni les contraires avec les contraires pour en composer une seule harmonie. Il est le Dieu unique et le Fils unique, le Dieu qui procède du Père comme d’une source de bonté, celui qui organise et contient l univers.

Celui qui a tout créé par son Verbe éternel, et qui a donné l’existence à la création, ne voulut pas que celle-ci s’en aille à la dérive et au chaos, selon sa nature, car elle risquerait de retourner au néant. Mais dans sa bonté, par son Verbe qui est Dieu lui aussi, il gouverne et maintient toute la création. Ainsi, éclairée par la direction, l’organisation et la providence du Verbe, la création peut subsister solidement. En effet, elle participe elle-même du Verbe qui est vraiment issu du Père, elle évite l’anéantissement qui se produirait sans cette sauvegarde du Verbe. Comme nous l’enseignent, dans les Saintes Écritures, les ministres de la vérité : Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né avant toute créature, car c’est en lui que tout a été créé, les êtres visibles et les êtres invisibles, il est la tête du corps, c’est à dire de l’Église.

C’est donc lui, le Verbe très saint du Père, tout-puissant et absolument parfait, qui se répand en toutes choses, qui déploie partout sa puissance, qui éclaire toutes choses, visibles et invisibles, qui les contient et les rassemble en lui. Il n’en laisse aucune en dehors de sa puissance, mais il donne vie et protection à toutes choses, en tout lieu, à chacune en particulier et à toutes ensemble.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Patristique

Les autres chroniques du mois