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Un jardin qui promet

Imprimer Par Denis Gagnon, o.p.

L’été est arrivé. Les vacances sont là. Et les voyages pour aller voir la beauté du monde: le blé à perte de vue dans les plaines de l’Ouest, les plages rouges de l’Île-du-Prince-Édouard, les paysages des Laurentides, un peu partout des lacs, des rivières, des forêts.

Mais si belle que soit la nature, Dieu a fait encore plus beau en créant les êtres humains. Il a voulu qu’ils soient capables d’entrer en relation les uns avec les autres, qu’ils puissent réaliser ensemble des projets, qu’ils puissent s’apprécier et donner leur vie les uns aux autres.

Depuis les débuts de la création du monde, Dieu caresse un rêve: il veut que tous les hommes et toutes les femmes, de tous les milieux et de toutes les époques, puissent entrer en communion avec lui, partager sa vie, être heureux de son bonheur.

Il a lui-même fait les premiers pas. Il est venu. Dans un coin perdu de la terre, Jésus a été la première communion totale de Dieu et de l’humanité. Avec Jésus, un amour nouveau a été semé dans le jardin du monde, un royaume appelé à grandir jusqu’à la taille même de Dieu.

Voilà l’histoire du monde, une belle histoire, une histoire d’amour, une histoire comme seul Dieu peut en faire une.

Malheureusement, il y a une ombre au tableau. Malgré les projets de Dieu, malgré sa bonté, malgré sa puissance, le mal a pris racine dans le jardin du monde; l’ivraie pousse à travers le bon grain.

Et notre première réaction, c’est d’arracher le plus rapidement possible la mauvaise herbe, pour éviter qu’elle prenne trop de place, qu’elle étouffe ce que Dieu a semé.

Je ne connais pas grand’chose en botanique, mais quelqu’un m’a dit que lorsque l’ivraie commence à pousser, il ressemble comme deux gouttes d’eau aux jeunes pousses de blé. Au point qu’on peut facilement se tromper.

La parabole du bon grain et de l’ivraie nous invite à la patience, à laisser pousser ce qu’il y a dans le jardin du monde, et surtout à laisser Dieu faire lui-même le ménage de son jardin. Il est un jardinier plus compétent que nous.

De toute façon, nous n’avons pas le droit de manquer de confiance: ce que Dieu sème en nous et autour de nous, est gros comme une graine de moutarde, mais ça devient un grand arbre. Tout ce que Dieu réalise, c’est du solide, c’est plein de santé. Le mal ne sera jamais assez fort pour l’étouffer.

Celui qui peine, celui qui traverse un moment difficile reste serein: le blé de Dieu est plus fort que la mauvaise herbe. La récolte sera sûrement belle.

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