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Responsable de la chronique : Jacques Marcotte, o.p.
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Courir contre la montre!

Imprimer Par Jacques Marcotte, o.p.

Depuis tout ce temps qu’on en parle… l’environnement, les changements climatiques, notre maison commune, la Terre! Avons-nous vraiment à cœur son destin? Les tendances dangereuses observées par des experts depuis quelques décades nous inquiètent. Mais nous ne sommes pas tous convaincus de l’urgence qu’il y a de réagir et d’agir immédiatement.

Il y a ceux qui sont sceptiques. Selon eux, la terre est tellement immense que nous serions pour bien peu dans ce qui pourrait influencer le cours de son évolution. Les variations climatiques ne dépendraient pas de nous. Nous n’y pourrions rien ni dans les causes ni dans les remèdes. Nous n’aurions qu’à bien savoir nous adapter aux effets et à nous préparer tranquillement à disparaître. Les grands bouleversements qui s’amènent ne sont d’ailleurs pas les premiers!

Ce n’est pas ce que pensent et disent les plus perspicaces observateurs. Il est bien prouvé que les activités humaines sont responsables d’émissions gazeuses qui polluent l’atmosphère et produisent des effets de réchauffement sur notre planète. C’est cette hausse des températures qui nous acheminerait directement et rapidement vers une catastrophe. Beaucoup d’êtres vivants actuels ne pourront supporter les variations de température qui s’annoncent. Les humains eux-mêmes sont gravement menacés dans leurs habitats, leurs ressources alimentaires, leur santé, leurs capacités de survie, etc.

Face aux activités et habitudes humaines qui sont massivement responsables de ces pollutions atmosphériques et matérielles, nous n’avons pas tous les mêmes réflexes. Il y a ceux qui voient leur intérêt dans le statu quo, aux divers plans du commerce, des finances, de la politique. On peut penser qu’ils vont tout faire pour échapper aux pressions qui les pousseraient à changer leurs habitudes. Ils vont continuer de consommer du pétrole, du gaz et du charbon. Et tout le monde sait que les énergies fossiles génèrent inévitablement de l’oxyde de carbone. Il est bien difficile d’arrêter la machine. Il y a tout un lobby qui n’hésitera pas à recourir à tous les moyens possibles pour influencer les leaders nationaux de façon à pouvoir infléchir leurs décisions et leurs politiques dans un sens qui lui est favorable.

Ceux qui n’ont que leur petite sécurité à protéger sont-ils prêts à payer le prix des redressements nécessaires? Accepteront-ils les aménagements nouveaux qu’il leur faudrait réaliser dans leurs habitudes de vie?

Nous comprenons vite la complexité de la situation. Nous sommes devant un ensemble de facteurs qui ont bien l’air de nous dépasser, mais sur lesquels nous pouvons agir nous aussi, même si c’est bien peu à la fois. Personne ne devrait en être exempté. C’est tous ensemble qu’il nous faut travailler sur le long terme. Ce n’est pas demain que nous verrons les effets de nos redressements à l’échelle domestique. Mais il ne faut pas attendre. Demain il sera certainement trop tard.

Il est urgent de nous mettre à l’écoute des connaisseurs, des spécialistes, de ceux qui prennent au sérieux l’écologie terrestre et les recherches environnementales. Tous il faut nous mettre de la partie de façon à multiplier les gestes qui vont dans le sens d’une protection de nos forêts, de nos milieux humides, de nos parcs, de nos milieux urbains et ruraux. Une nouvelle culture finira bien par s’imposer, celle qui nous fera créer à tout prix partout de l’énergie propre. C’est une histoire de prises de conscience, de sensibilité nouvelle, de mises en œuvre effectives, à toutes les échelles : personnelles, domestiques, urbaines, régionales, nationales, universelles. Il revient à tous, et à chacun de nous, de prendre soin de notre maison commune!

Fr Jacques Marcotte, O.P.
Québec, QC

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