Parole et vie,

Responsable de la chronique : Jacques Marcotte, o.p.
Parole et vie

Homélie pour le 4e Dimanche de Pâques (A)

Imprimer Par Jacques Marcotte, o.p.

Brebis chéries! Berger bien-aimé!

Les images de berger, brebis et bergerie sont souvent utilisées dans la Bible. Ce sont des images évocatrices, tellement suggestives. Elles nous disent Dieu, qui il est pour nous, et vraiment qui nous sommes pour lui. Jésus s’est compris lui-même et il nous a expliqué son rôle auprès de nous sur le modèle des rapports qui existent entre le pasteur et son troupeau, entre les brebis et l’enclos de la bergerie, entre la porte de l’enclos et les murs de protection qui ferment l’espace de la bergerie.

Ces images suggèrent avec force tout le bien que le Seigneur nous veut. Le Christ pasteur nous appelle par notre nom, il nous fait sortir de nos enfermements, il marche à notre tête. Puis il devient même la porte par où passer, par où aller et venir. Jésus est lui-même alors le passage grand ouvert. Il nous donne d’aller et de venir vers la vie en abondance. Plus tard il nous dira : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. »

Jésus nous invite à nous voir nous-mêmes comme ses brebis chéries, ses disciples bien-aimés, reconnus et appelés chacun / chacune par son nom, convoqués par sa Parole à le suivre, pour aller et venir en toute liberté et sécurité, pour entrer enfin dans un pâturage généreux.

Oserons-nous vivre une telle convivialité avec le Seigneur? Lui ferons-nous assez confiance pour le suivre? Laisserons-nous la puissance de ces images prendre force dans nos vies et nous plonger dans une relation merveilleusement vivante avec le Christ?

Jésus nous révèle aujourd’hui ce qu’il souhaite vivre avec nous. Il se propose pour nous guider, à l’intime de notre existence, avec tendresse et bonté. Il est pour chacun de nous le vrai berger. Il prend de nous un soin jaloux. Il est le meilleur. Il est le seul. Jésus ajoute qu’il est lui-même la porte qui permet aux pasteurs – à tous ceux et celles qui auront mission de le représenter dans quelque rôle pastoral – d’aller et de venir, de sortir à leur aise pour gagner les pâturages avec les troupeaux, avec chacune des brebis dont ils auront la charge.

Notons la grande insistance : Jésus seul est le vrai pasteur et lui seul est la porte. Les deux figures et les deux réalités se recouvrent, elles sont complémentaires. D’une part elles nous rappellent que le Christ est le seul qui puisse nous guider vers la Vie; d’autre part elles nous disent que ceux qui se voient investis par le Seigneur de la charge de guider les brebis doivent passer par lui, être de lui. C’est dire qu’il est lui-même ouverture et passage. Qu’il est à la fois porte étroite et passage décisif.

Nous pouvons voir d’ailleurs, dans le symbole de la porte, la croix du Christ par laquelle il nous faut passer pour accéder à la pleine Vie. L’élan vertical du gibet suggérant l’étroit et difficile passage à franchir. La traverse horizontale de la croix suggérant l’immensité de l’amour du Christ, l’ampleur du don qu’il nous fait de sa vie. C’est ainsi qu’il a voulu être – élevé dans le mystère de sa mort et de sa résurrection – le don généreux du Père pour la vie du monde.

Quelle chance pour nous d’être avec lui, de pouvoir passer par lui, et qu’il soit notre guide. Quel bonheur et quel honneur il nous donne d’être guides aussi en son Nom, d’être de ceux et celles qui mènent avec amour leurs frères et leurs sœurs vers les bons pâturages!

Quelle chance pour nous d’être avec lui, de pouvoir passer par lui, et qu’il soit notre guide. Quel bonheur et quel honneur il nous donne d’être guides aussi en son Nom, d’être de ceux et celles qui mènent avec amour leurs frères et leurs sœurs vers les bons pâturages!

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