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Responsable de la chronique : Denis Gagnon, o.p.
Billet hebdomadaire

À la une de nos conversations

Imprimer Par Denis Gagnon, o.p.

6 septembre 2015

élections_federalesL’été achève sa tournée dans la partie de la terre que nous habitons. La saison s’en va, emportant avec elle les canicules qui nous ont souvent tourmentées ces derniers mois.

Les travaux et les jours ont repris. Pour beaucoup, ils ont atteint leur vitesse de croisière.

J’entre dans la danse en reprenant la publication de mes billets hebdomadaires. Quinze ans de gribouillis derrière moi. Devant, il y a l’écran vide de mon ordinateur. Mettons-nous au travail. Ou plutôt, laissons la vie nous suggérer des échanges sur ce qui nous passionne, sur ce qui nous semble incontournable, et même sur ce qui nous ennuie.

Pour le premier billet, il me semble qu’il faut le consacrer au sujet de l’heure au Canada : les élections fédérales. Il est vrai qu’on en parle beaucoup. J’entends certains dire qu’il en est trop question, qu’il faudrait nous intéresser à des sujets plus sérieux. Autrement dit, que la politique n’est pas un vrai sujet de conversation pour des gens qui se respectent. C’est tout au plus une distraction à laquelle nous succombons à tous les quatre ans pour, par la suite, nous occuper des vraies affaires. Quelque chose qui ressemblerait à une partie de hockey. On la regarde avec passion, le temps de trois périodes. Après quoi, on  vaque à autre chose.  La politique n’est donc pas la tasse de thé de beaucoup de citoyens et de citoyennes.

Chose bizarre : ce que nous ne prenons pas au sérieux est, par ailleurs, ce qui touche l’essentiel de notre vivre ensemble. La politique existe avant tout pour favoriser les relations entre les citoyens et les citoyennes. Nous faisons appel aux règles de la gouvernance pour établir des rapports harmonieux entre nous. La politique doit, avant tout, être au service du bien commun, au service du bien-être de tous.

La soif du pouvoir est sans doute la bactérie qui envenime la politique. Le pouvoir nous fascine, et pas toujours pour de bons motifs. Sous des dehors d’altruisme se cachent parfois des ambitions pas très admirables.

Nous sommes tous appelés à prendre en charge notre devenir collectif. Chacun avec ses talents, ses compétences, ses passions.

Le devoir des citoyens est de contribuer  avec les pouvoirs civils  au bien de la société dans un esprit de vérité, de justice, de solidarité et de liberté. L’amour et le service de la patrie relèvent du devoir de reconnaissance et de l’ordre de la charité. La soumission aux autorités légitimes et le service du bien commun exigent des citoyens qu’ils accomplissent leur rôle dans la vie de la communauté politique. (Catéchisme de l’Église catholique, n. 2239)

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