Parole et vie,

Responsable de la chronique : Jacques Marcotte, o.p.
Parole et vie

Homélie pour le 2e dimanche du Carême. Année B

Imprimer Par Jacques Marcotte, o.p.

Là-haut, sur la montagne

The-Transfiguration-of-Jesus-Mount-Tabor

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (9, 2-10)

En ce temps-là,
Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean,
et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne.
Et il fut transfiguré devant eux.
Ses vêtements devinrent resplendissants,
d’une blancheur telle
que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.
Élie leur apparut avec Moïse,
et tous deux s’entretenaient avec Jésus.
Pierre alors prend la parole
et dit à Jésus :
« Rabbi, il est bon que nous soyons ici !
Dressons donc trois tentes :
une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
De fait, Pierre ne savait que dire,
tant leur frayeur était grande.
Survint une nuée qui les couvrit de son ombre,
et de la nuée une voix se fit entendre :
« Celui-ci
est mon Fils bien-aimé :
écoutez-le ! »
Soudain, regardant tout autour,
ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.

Ils descendirent de la montagne,
et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu,
avant que le Fils de l’homme
soit ressuscité d’entre les morts.
Et ils restèrent fermement attachés à cette parole,
tout en se demandant entre eux ce que voulait dire :
« ressusciter d’entre les morts ».

COMMENTAIRE

La transfiguration de Jésus sur la montagne, un moment privilégié pour les trois disciples qui l’accompagnent : Pierre, Jacques et Jean. Une expérience qui leur fera saisir mieux le sens de leur marche à la suite de leur maître.

Ils sont le trio familier du Seigneur. Nous les retrouvons en diverses circonstances sensibles. Nous pouvons penser que le Seigneur compte sur eux pour porter témoignage sur des choses intimes et significatives qui le concernent.

Les disciples désignés contemplent leur maître dans une illumination qui les ravie jusqu’à l’extase. Leur maître n’est pas seul. Quelqu’un veille sur lui et se porte garant de son identité véritable. Désormais les trois hommes pourront mettre davantage leur confiance dans Celui qui déjà remplit leur vie. Ils vont davantage s’ouvrir à son enseignement.

Voici qu’ils sont introduits mystérieusement dans les secrets de l’homme de Nazareth. Ainsi donc il est comparable aux plus grands de la tradition d’Israël, Moïse, Élie. On peut penser que les trois furent intrigués, grandement impressionnés par cet évènement si inusité. Ils ramènent avec eux des questions dont ils auront les réponses seulement plus tard, après Pâques.

Pour l’instant qu’il leur suffise d’être en éveil. Pour que, même dans l’obscurité où ils se retrouveront bientôt, ils sachent écouter le Bien-aimé. Ils pourront alors devenir pour lui de vrais disciples et d’authentiques témoins de son Mystère.

À nous aussi des moments d’intimité avec le Christ sont offerts. Ils sont même nécessaires. Suivons-le à l’écart, sur la montagne de la prière et de l’adoration, dans nos engagements pour le prochain et la justice! Il a tellement à nous dire, à nous révéler de lui-même.

Qu’en nos temps d’obscurité et de luttes une grâce d’illumination nous donne d’aller nous aussi avec courage à la suite du Seigneur sur les chemins où son Esprit nous entraîne.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Parole et vie

Les autres chroniques du mois