Le rosaire dans la ville,

Responsable de la chronique : Thomas-Marie Gillet, o.p.
Le rosaire dans la ville

L’étreinte de Notre Dame de Guadalupe

Imprimer Par Thomas-Marie Gillet, o.p.

NSGNous entrons en ce mois de décembre dans le temps de l’Avent. Un temps de préparation attentive, vigilante, pour accueillir Celui qui vient, le Fils de Dieu qui se fait homme. Durant ce mois de décembre nous ne pouvons pas oublier celle qui a rendu possible le mystère de l’Incarnation : Marie. Des fêtes mariales jalonnent également ce mois : la grande solennité de l’Immaculée Conception, évidemment, et puis la mémoire de Notre Dame de Guadalupe (le 12 décembre).

Bien connue sur le continent américain, la dévotion à Notre Dame de Guadalupe se répand de plus plus en plus et son message stimule tous les peuples de la terre. Sur l’image révélée à st Juan Diego Cuauhtlatoatzin, Marie apparaît sous les traits d’une jeune femme métisse enceinte ayant la lune comme piédestal (on retrouve une évocation similaire dans le texte de l’Apocalypse, chapitre 12). Marie porte également les symboles que les femmes aztèques avaient coutume d’avoir sur le ventre : deux bandes noires pendantes, accompagnées d’une petite croix indienne (quincunce) qui figurait pour les Aztèques la rencontre du chemin des hommes avec le chemin des dieux.

quincunce NSGCette croix ressemble à une rose à quatre pétales (chemin des hommes) dont le centre est un cercle (chemin des dieux). Si on retrouve ce symbole fondamental de la culture aztèque sur le ventre de Marie c’est comme pour nous dire que ce qu’elle porte, ce qui va naître d’elle, c’est la rencontre même de Dieu avec les hommes, Dieu parmi nous, Emmanuel, Dieu venu sauver l’humanité, Jésus.

Lors de l’Audience Générale du 11 décembre 2013, le Pape François a insisté sur la figure de Marie comme signe prophétique de la rencontre, de l’étreinte :

« Quand Notre Dame est apparue à saint Juan Diego, son visage était celui d’une femme de sang-mêlé, une métisse, et ses vêtements portaient les symboles de la culture autochtone. Suivant l’exemple de Jésus, Marie se rend proche de tous ses fils et de ses filles ; comme une mère attentive, elle les accompagne sur leur chemin, durant leur vie. Elle partage les joies et les espoirs, les souffrances et les angoisses du Peuple de Dieu, duquel tous les peuples de la terre sont appelés à faire partie. L’apparition de l’image de la Vierge sur la tilma de Juan Diego fut le signe prophétique d’une étreinte : l’étreinte de Marie [qui embrasse] tous les peuples des vastes étendues d’Amérique – les peuples qui étaient déjà là, et ceux qui arrivèrent plus tard. Cette étreinte de Marie a montré le chemin qui a toujours caractérisé l’Amérique [ du Nord et du Sud ] : être une terre où puissent vivre ensemble des peuples différents ; une terre capable de respecter la vie humaine à toutes ses étapes, du sein de la mère à la vieillesse ; une terre capable d’accueillir les immigrés, et de même les pauvres et les marginaux, à toutes les époques. L’Amérique est une terre généreuse. C’est le message de Notre Dame de Guadalupe, et c’est aussi mon message, le message de l’Eglise. Je demande à tous les peuples des Amériques d’ouvrir largement leurs bras, comme la Vierge, avec amour et tendresse. »

Où que nous soyons, sur tous les continents, reprenons cet appel à notre compte. Que Notre Dame de Guadalupe ouvre nos bras avec amour et tendresse pour y déposer son Fils, Notre Seigneur Dieu et Sauveur, Jésus le Christ.

 

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