Parole et vie,

Responsable de la chronique : Jacques Marcotte, o.p.
Parole et vie

13e Dimanche du temps ordinaire. Année A.

Imprimer Par Jacques Marcotte, o.p.

Viens faire un tour chez moi!

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,13-19. 
Jésus était venu dans la région de Césarée-de-Philippe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l’homme, qui est-il, d’après ce que disent les hommes ? » 
Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » 
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » 
Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! » 
Prenant la parole à son tour, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. 
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. 
Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

COMMENTAIRE

L’été est déjà commencé.  Il nous apportera sans doute son lot de rencontres, de visites, la chance de voyager au pays des autres et au cœur de nous-même.  Bien des gens nous accueillent chez eux.  D’autres viendront chez nous. Nous ouvrons volontiers nos cœurs et nos esprits pour des échanges imprévus, pour un dialogue important peut-être. Aurons-nous l’audace et la générosité des gestes simples de la cordialité, de la convivialité, qui réconfortent et font plaisir?

La Parole de ce dimanche nous conduit à la fine pointe de la vraie rencontre avec l’autre.  Merveilleuse et dangereuse rencontre !

Il est troublant ce langage de l’Évangile autour du dépouillement, de la pauvreté de cœur, de l’abandon de soi-même pour le Christ, pour la sœur et pour le frère!

Sous peine de nous laisser emprisonner, retenir et enfermer dans les filets de nos sécurisantes habitudes, il nous faut renoncer à ce qui nous est seulement familier et proche.  Il nous faut parfois accepter de prendre le large avec le risque de perdre notre confort, nos pantoufles, nos vieilles chansons.

Accepterons-nous de relever le défi d’une pareille grande et nouvelle aventure, inédite : celle d’une amitié, celle de la croix, celle d’une perte importante peut-être ou d’un gain inespéré? Car alors il nous faudra nous ouvrir à de nouvelles possibilités personnelles, surprenantes, étonnantes.

Qui sait ce qui peut nous arriver cet été? Avec la chance donnée d’offrir le verre d’eau fraîche de l’accueil et de l’amitié? De poser plein de gestes annonciateurs d’un monde nouveau, meilleur?

Le Christ nous rappelle la promesse faite à qui tend la main, à qui reçoit chez lui.  Personne ne va perdre sa récompense.

Jamais nous ne sommes perdants à nous ouvrir.  Il y a toujours plus de valeurs disponibles en dehors de nous qu’il  n’y a de richesses préservées en-dedans.  Nous avons tout à gagner à nous perdre un peu, à donner de nous-mêmes, en étant là pour les autres.  N’est-ce pas ce que le Christ a fait pour son Père et pour nous?

 

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