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Responsable de la chronique : Denis Gagnon, o.p.
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Non à la violence!

Imprimer Par Denis Gagnon, o.p.

Depuis quelques jours, nous avons de la visite rare dans notre cour, plus précisément dans la gigantesque épinette qui trône au milieu de notre jardin. Un épervier brun a élu domicile chez nous.

Nous l’avons découvert alors qu’il dévorait un festin de pigeon, à deux coups d’aile de l’épinette. Le spectacle terminé, le rapace plongea dans l’arbre comme pour se dissimuler avant d’attendre une nouvelle victime.

Depuis ce jour, nous l’avons observé attraper son dîner, le mordre goulûment, le déchirer avec une violence énergique. Le pigeon de la première observation a été déchiqueté à une vitesse incroyable. Les plumes volaient de tous les côtés. L’oiseau a dû mourir dès les premiers coups de bec du rapace.

Violence inouïe. Violence qu’on remarque chez d’autres rapaces, chez d’autres carnassiers. On voit de temps à autre des documentaires où des lions vont à la chasse avec ardeur.

Quelqu’un m’a fait remarquer que les animaux ne sont violents que lorsqu’ils ont faim ou qu’ils cherchent à défendre leur territoire. Il paraît même qu’ils sont incapables de violence gratuite.

Les pauvres humains que nous sommes, nous  cédons parfois à la haine et à la violence… gratuite. Nous-mêmes!

Je dis «parfois». Mais les bulletins de nouvelles des médias, les pages de nos journaux regorgent de faits où les humains se laissent entraîner par les puissances de mort. Celles-ci cohabitent avec les forces de vie dans un équilibre fragile au plus intime de nous-mêmes. Nous ne sommes pas aussi doux que nous souhaitons l’être, aussi pacifiques que nous espérons le devenir. Nous avons beaucoup de chemin à parcourir avant de devenir de véritables artisans de paix.

La vengeance dort au cœur de chacun de nous. À un moment où l’autre de notre vie, elle se réveille. Elle s’invite dans les aventures malheureuses que nous traversons. Nous serrons les poings. Nous grognons intérieurement.

Nous ne cédons pas facilement à la violence physique. Heureusement. Mais la parole est une épée aux tranchants effilés. Les mots, comme des flèches, blessent parfois sans retenue.

Les jeux olympiques de Sochi nous rappellent que l’esprit fraternel est une vertu à développer et à entretenir entre nous. Puisse cette grande aventure sportive nous entraîner dans l’accueil les uns des autres et dans le partage de nos richesses intérieures.

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