Billet hebdomadaire,

Responsable de la chronique :
Billet hebdomadaire

2011

Imprimer Par Denis Gagnon

La planète achève son année 2011. Elle a tourné et tourné, d’un mois à l’autre, jour et nuit. Comme une grande valse accompagnée par les silencieuses musiques du cosmos.

Décembre est arrivé avec les événements collectionnés tout au long de l’année. Le sac est plein de belles réalisations comme de moins belles.

Ça bouge dans ce sac. Dans certaines régions, on parle d’un printemps, le «printemps arabe». Des hommes et des femmes, par milliers et par millions, sont descendus dans la rue pour crier haut et fort que le bon sens n’était plus, mais vraiment plus, de la partie. On ne veut plus être exploité. On ne veut plus vivre à moitié.

En certains pays, les soulèvements ont donné de bons résultats. Mais à quel prix! Des milliers de gens ont préféré tout risquer plutôt que de s’abandonner aux mains de dictateurs sanguinaires et égocentriques. On parle de courage. Ils en ont, c’est vrai. Mais, entre deux maux, ces gens ont choisi le moindre. Ils n’avaient rien à perdre. Ils avaient déjà tout perdu.

En Occident, l’indignation a rassemblé des citoyens et des citoyennes. Les manifestants ont inventé leur propre printemps. Il faut de la justice, du respect, de la tolérance. Bref, une vraie fraternité, dans l’acceptation les uns des autres. Que les richesses soient mieux partagées. Que ceux qui ont faim aient de quoi à se mettre dans le ventre. Que les repus ouvrent les yeux, et plus souvent que le temps d’une guignolée. De la dignité pour tout le monde!

L’année se termine avec la disparition d’une adolescente. Marjorie Raymond, de Sainte-Anne-des-Monts, victime d’intimidation à son école, s’est enlevée la vie. Il a fallu qu’elle aille jusque-là pour éveiller la compassion. La semaine précédente, un garçon de la région d’Ottawa avait passé à l’acte pour les mêmes motifs. Intimidation, taxage, violence: c’est l’univers quotidien de beaucoup d’enfants et d’adolescents. Quel monde sommes-nous en train de laisser émerger? La haine n’a pas le droit de frapper ni d’exister, surtout pas sur le dos des innocents!

Les années se suivent et se ressemblent. Le monde que nous construisons est malade. Prend-il du mieux? Sa maladie se développe-t-elle? La guérison est-elle possible? Une chose est sûre : il n’est pas nécessaire d’attendre les autres pour lui prodiguer les remèdes qui sont à ma portée. Un peu d’amour, c’est déjà mieux que pas d’amour du tout…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Billet hebdomadaire

Les autres chroniques du mois