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«Cet âtman qui est au-dedans de mon cœur, c’est brahman même»

Imprimer Par Prière de l’hindouisme

«Cet âtman qui est au-dedans de mon cœur, c’est brahman même»

L’identité, ou plutôt la non-dualité, de l’âtman et du brahman fonde l’enseignement des Upanishad que l’on appelle, pour cette raison «monistes» (alors que d’autres ont une orientation plus dévotionnelle). Elle s’exprime par des formules célèbres comme la phrase que répète un maître à son fils, après lui avoir montré sur des exemples concrets que la diversité des phénomènes voile toujours une unité de fond : tat tvam asi, «toi aussi, tu es cela». L’âtman, au plus intime du cœur, témoigne de la présence du divin transcendant, le brahman : «Cette lumière du ciel qui, au-dessus de nous, brille par-delà toutes choses, par-delà l’univers, dans les mondes supérieurs au-dessus desquels il n’y a plus rien, cette lumière est assurément la même que la lumière qui est au-dedans de l’homme.»

La prière, qui implique un destinataire divin et un acteur humain, se mue en un état de méditation unitive, qui repose sur le détachement des désirs et des motions de l’ego, sur l’abandon à la présence toujours «déjà-là» de l’âtman, sur la perception intuitive du brahman universel. Cet état, s’il n’est pas prière à proprement parler, suppose néanmoins des «exercices spirituels» – maîtrise des pensées, contrôle du souffle, dialogue avec le maître – communs à tous les grands courants dévotionnels ultérieurs.

1. Tout ce qui est est brahman. Il faut, en y reconnaissant le commencement, la fin et le présent de tout, être dans la paix. L’homme est volonté; il est, en sortant de la vie, selon qu’il en a dans ce monde conçu la volonté. Il faut exercer sa volonté.

2. Esprit pur, n’ayant pour corps que vie, pour forme que lumière, pour concept que vérité, pour essence qu’espace, source de toute activité, de tout désir, de toute perception d’odeur ou de goût, embrassant tout ce qui est, muet, indifférent.

3. Cet âtman qui est au-dedans de mon cœur, est plus petit qu’un grain de riz, qu’un grain d’orge, qu’un grain de moutarde, qu’un grain de mil, que le noyau d’un grain de mil; ce même âtman qui est au-dedans de mon cœur est plus grand que la terre, plus grand que l’espace, plus grand que le ciel, plus grand que tous les mondes.

4. Source de toute activité, de tout désir, de toute perception d’odeur ou de goût, embrassant tout ce qui est, muet, indifférent, est cet âtman qui est au-dedans de mon cœur. C’est brahman même. Celui qui se dit : «En sortant de ce monde, je le joindrai», en vérité, il n’y a [pour lui] aucun doute. Ainsi dit Çandilya.

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