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Paradoxe de septembre

Imprimer Par Denis Gagnon

Septembre! La nature déploie toutes ses richesses. La longue et lente gestation des jardins et des champs arrive à son terme. C’est l’automne des couleurs qui ont dormi durant trois saisons.

Septembre! Pendant que la nature termine son année, les humains de l’hémisphère nord en commencent une nouvelle. Le travail reprend après le temps béni des vacances. Les écoles tendent les bras aux bouts de chou et autres jeunesses qui vont plancher pendant quelques saisons. Les adultes retrouvent l’établi où ils vont étaler leur créativité et mettre en œuvre leurs habiletés.

Drôle de paradoxe : pendant que la nature se prépare à hiberner, nous entreprenons une saison qui ressemble plutôt à un printemps. Les cahiers des étudiants, les dossiers des chercheurs, les fioles des scientifiques, les projets des grands comme ceux des petits bourgeonnent comme les cerisiers au printemps. Ils pétillent de vigueur comme la sève des érables aux beaux jours de mars et d’avril.

Comme la «chaîne des dames» dans les danses folkloriques, la nature et les rythmes bien enracinés de nos occupations et de nos travaux s’entrecroisent dans une ronde harmonieuse. Aux printaniers de septembre que nous sommes, l’automne de la nature laisse entrevoir l’avenir de nos semailles. À ceux qui reprennent leurs activités avec enthousiasme la saison fait espérer les réussites. À ceux qui regrettent le farniente des vacances estivales, les moissons de l’automne invitent au courage et à la persévérance.

Devant nous, quelques saisons, quelques mois offerts à notre créativité, à nos talents, à nos rêves, à nos ambitions. Le temps de laisser naître le chant toujours nouveau de l’Évangile. Nous souhaitons engranger ce que la nouvelle année sèmera dans nos esprits. Pour cela, nous confions notre jardin aux chauds soleils et aux pluies bienfaisantes de l’Esprit.

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