Billet hebdomadaire,

Responsable de la chronique :
Billet hebdomadaire

Mathias

Imprimer Par Denis Gagnon

Il nous est arrivé en septembre dernier. Ses parents l’appellent Mathias. Il est le huitième de sa génération Nous l’avons accueilli sans réserve. Ses premiers cris nous ont émus. Son premier sourire nous a conquis. Depuis lors, il ne cesse de nous charmer. Dans quelques jours, nous célébrerons son baptême. La fête veut lui dire que nous l’aimons beaucoup. Nous sommes même persuadés que nous l’aimons pour toujours. C’est ce qui est arrivé pour les sept autres. Et nous ne voyons pas comment nous pourrions faire autrement pour lui.

Mathias arrive sur une planète en pleine ébullition. Il y a de tout sur ce terrain de jeu: des réalisations scientifiques qui manifestent le génie humain, des projets sociaux qui rapprochent les citoyens et les citoyennes, des crises politiques et financières qui bousculent grands et petits, des bouleversements de la nature qui engendrent l’inquiétude. Nous accueillons cet enfant avec confiance. Dans tout ce brouhaha, il a droit à sa place au soleil. À son baptême, nous célébrons par avance sa participation à la construction d’une terre juste et fraternelle.

La fête est une liturgie chrétienne. Comme pour le vieux Nicodème de l’Évangile (Jean 3, 1-6), nous souhaitons que Jésus rencontre Mathias. Le fils de Marie est apparu dans un humble village de Nazareth mais la vie et le message de cet homme raisonnent d’un bout à l’autre de la planète depuis plus de deux mille ans. Des milliers d’hommes et de femmes de toute race et de toute culture ont trouvé en lui le sens de leur vie et la source de leur bonheur.

Comme à Nicodème, Jésus propose à notre bout de chou de faire de sa vie une perpétuelle naissance. Naissance à ce qui l’entoure, à ceux et celles qui font déjà partie de son existence, aux autres aussi qui partageront son voyage terrestre. Naissance à l’histoire qu’il vient de commencer parmi nous, tous ces événements qui jalonneront son parcours.

Naissance aussi au mystère, à l’invisible, à l’inaccessible. Sa vie est un vaste pays sans frontière. Des milliers de mystères se présenteront à lui au cours de son existence. Nous espérons qu’il s’ouvre à tous ces mondes comme autant de naissances.

Jésus invite Mathias à « naître de l’eau et de l’Esprit». Voilà ce qu’il lui dit en lui offrant le baptême. Il lui propose de laisser naître en lui un espace d’attente pour Dieu. Nous ne savons pas si Dieu existe ou non. Nous croyons seulement. Dans la foi, nous cherchons l’absolu. Jésus nous dit qu’il nous attend au plus intime de nous-mêmes. Puisse Mathias descendre dans son jardin intérieur et le rencontrer pour son bonheur.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Billet hebdomadaire

Les autres chroniques du mois