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Responsable de la chronique : Jacques Sylvestre, o.p.
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Au risque de Jésus-Christ. Une relecture des voeux

Imprimer Par Simon-Pierre Arnold

ArnoldLes turbulences que traverse aujourd’hui la vie religieuse constituent une extraordinaire occasion de conversion si elles sont vécues comme un appel à revenir aux fondements sur lesquels elle est bâtie. Fort de cette conviction, Simon Pierre Arnold propose aux religieux un travail de remise en question priante qui les renvoie aux trois axes fondamentaux de leur vie que sont la pauvreté, la chasteté et l’obéissance, dans une double perspective de fidélité à la source évangélique et aux interpellations du monde contemporaine. Écrit dans un contexte latino-américain, ce livre peut cependant rejoindre tout religieux soucieux de donner sens à son engagement. Il aide à redonner goût et audace à la suite toujours actuelle de Jésus-Christ.

Sans remettre en question le fondement des voeux religieux, l’auteur rafraîchit le discours qui l’accompagne et essaie d’en revoir la formulation afin de redonner aux religieux le goût de cette prise de risque que constitue la vie religieuse.

Simon-Pierre Arnold, moine bénédictin d’origine belge, vit au Pérou depuis de nombreuses années. Il a été responsable de l’équipe de théologiens de la Confédération latino-américaine des religieux (CLAR). Il est actuellement directeur d’un centre de spiritualité et d’un institut d’études, de recherches et de publications sur la culture andine, spécialement Aymara.

Extrait de l’avant-propos : Dans le contexte culturel, social et religieux de la postmodernité, toutes les institutions subissent des turbulences. La crise des idéologies, dont on parle tant aujourd’hui, affecte en premier lieu nos discours, nos grands récits et particulièrement le discours religieux. Le discernement des signes de l’Esprit, parmi tant de signes de mort, est d’autant plus nécessaire.

Mais cette tempête, que plus personne ne peut nier, constitue aussi pour nous une extraordinaire occasion de conversion, en nous ramenant aux fondements de nos options et de nos convictions, en nous dépouillant du superflu, qui s’est peu à peu superposé à l’essentiel. On parle beaucoup aujourd’hui de la nécessité d’une refondation humaine, d’un retour aux racines, à l’essentiel. L’Église, et particulièrement la vie consacrée, n’échappe pas à cette exigence d’une renaissance dans l’Esprit. Ces pages n’ont d’autre ambition que celle de nous laisser remettre en question, comme religieux et religieuses, ce qui fonde notre engagement et lui donne sa vraie saveur, son véritable sens.

Dans notre Tradition, nous nous sommes accoutumés à considérer la théologie des voeux religieux comme la synthèse de notre spiritualité et le résumé de notre projet commun. Mais, comme dans toute expérience humaine, c’est précisément le plus significatif qui, avec le temps, s’est sclérosé au point de perdre sa sève inspiratrice, et même, en certains cas, de devenir une caricature.

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