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Responsable de la chronique : Jacques Sylvestre, o.p.
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Deux livres pour l’été : Carlo Maria MARTINI et Jacques LAFOREST

Imprimer Par Martin Lavoie

Martini2Cardinal Carlo Maria MARTINI

Ne méprisez pas la parole. Exercices spirituels avec le Notre Père. Bayard, 2007, 224 p.

Nous pensons connaître par cœur le Notre Père, et pourtant il est à chaque fois nouveau et mystérieux. Dans un magnifique parcours spirituel, inspiré de la tradition des exercices de saint Ignace, le cardinal Martini nous invite à redécouvrir la sagesse de la plus connue des prières chrétiennes. Jésus, Seigneur et ami de l’homme, a confié notre humanité au Père. La prière qu’il nous enseigne résume tout l’Évangile : vivre la compassion, être solidaire avec la souffrance du monde, croire en notre libération par le Fils. Si nous le comprenons bien, nous nous apercevons que seul Jésus pouvait dire le Notre Père et que lui seul pouvait l’enseigner.

Ce livre est le fruit d’une vie qui fut nourrie quotidiennement par la prière, tout particulièrement la prière du Seigneur, et la pratique des exercices spirituels de saint Ignace de Loyola. Pour le cardinal Martini , ce qui constitue le point central des exercices c’est qu’ils sont un ministère de l’Esprit, une façon de se mettre à l’écoute de l’Esprit pour qu’il nous aide à connaître la volonté de Dieu dans le présent. Il nous rappelle à la fin de son livre que saint Ignace disait que celui qui propose la méditation ne fait que stimuler ceux qui s’exercent par quelques remarques sur lesquelles ceux-ci doivent ensuite travailler.

LaforestJacques LAFOREST

Au-delà des illusions. Les aînés et la foi. Fides, 2007, 221 p.

Lorsqu’ils font le bilan de leur longue expérience du christianisme, depuis les églises bondées de leur enfance jusqu’aux églises presque vides de leur grand âge, les aînés de l’an 2000 ne peuvent qu’être remis en question. Certains en arrivent même à se demander s’il n’y aurait pas une incompatibilité entre l’esprit de l’homme moderne et l’héritage religieux qu’ils ont reçu de leurs ancêtres. D’autres, par contre, n’éprouvent ni déception ni découragement ; ils entendent plutôt un appel à un renouvellement. Chacun à leur manière, ils sentent le besoin de reprendre contact avec l’esprit du christianisme tel qu’en lui-même, non pas comme il était perçu et vécu dans le monde de leur enfance, mais comme il se manifestait à son origine dans toute la fraîcheur de sa nouveauté. Ils en arrivent ainsi à la conviction qu’il existe une profonde compatibilité entre le christianisme et le monde nouveau. Aussi sont-ils confiants de pouvoir vivre leur grand âge comme un sommet, puisque la route les y ayant amenés peut toujours être vue comme une montée.

Dans ce livre, Jacques Laforest nous fait entendre leur témoignage. Elles ont pour but de donner une voix à cette majorité silencieuse, à ces aînés de l’an 2000 qui, avec l’âge, envisagent d’être à leur tour des ancêtres après avoir été des héritiers. Ils ont un héritage pour les générations suivantes, lesquelles attendent d’eux qu’ils leur transmettent non pas la foi de leur enfance, mais la foi de leur grand âge, telle qu’elle est devenue en traversant le XXe siècle.

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