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Ces idées qui mènent le monde

Imprimer Par Jacques Marcotte

L’année 2007 s’annonce comme devant être une année d’élections : en France, c’est certain; au Québec c’est à prévoir; au Canada, c’est probable; aux États-unis, la longue tournée des préparatifs pour 2008 s’annonce déjà. Les chansons vont donc se faire entendre encore des divers partis, qui vont proclamer les allégeances selon des étiquettes en opposition : la gauche et la droite; les libéraux et les conservateurs, les socialistes et les autres. Toutes catégories dont on se servira pour s’accuser, se menacer, se faire peur.

Cette polarisation autour de multiples partis n’a pas que des effets négatifs. Il s’agit bien souvent d’une dynamique qui a sa fécondité. Elle fait resurgir constamment la séquence thèse, antithèse et synthèse. C’est ainsi que les extrêmes se touchent. Que s’amorce un jeu de pendule. Car il est bon de voir les deux côtés de la médaille. Et on ne peut tout faire ni tout dire en même temps. C’est l’un ou l’autre, l’un et l’autre, l’un après l’autre.

Au fond, nous sommes tous en recherche du vrai, du juste, de l’équitable. Au lieu de faire un procès d’intention à l’opposant, il nous faut lui savoir gré de suivre rigoureusement son chemin et d’approfondir sa route. L’unanimité serait peut-être une source d’ennui. C’est dans la pluralité qu’on a plus de chance de s’ajuster, de trouver du neuf, d’aller de l’avant. C’est la chance d’évoluer. C’est la loi du progrès.

Il reste que le multipartisme sera toujours gênant et provoquant. Nous y verrons toujours une certaine menace qui remet en question notre propre allégeance. Mais comment autrement voir l’envers des choses et nous rapprocher du juste milieu? L’ombre et la lumière ne sont-elles pas condamnées à se tenir ensemble?

Tenons donc ferme à nos idées. Allons au bout du courage pour défendre nos principes. Résistons à la tentation de ne pas résister et à celle de baisser les bras. Il nous faut à chacun force et conviction pour aller jusqu’au meilleur du vrai, du beau, du bon. Tant pis si cela nous vaut momentanément la « perte du pouvoir ». L’important c’est l’avancée, l’avenir des idées qui nous mèneront plus haut et plus loin.

Jacques Marcotte, OP

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