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Cela était bon

Imprimer Par Denis Gagnon

Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
En voyant le ciel et la terre, toute la création de Dieu,
les êtres humains entendirent parler Dieu.
Dieu dit:
«Je suis la bonne maman.
La vraie maman donne sa vie pour ses enfants.
La marâtre n’aime pas les enfants.
Au moindre problème, elle abandonne les enfants.
Moi, je suis la bonne maman:
je connais mes enfants et mes enfants me connaissent.
Et je donne ma vie pour mes enfants.»

Il y eut cette parole et il y eut un silence.
Et les humains qui entendirent la parole
virent que cela était bon.

Et Dieu créa les mères,
mères et pères, il les créa,
à son image et à sa ressemblance.

Et les humains créèrent la fête des mères,
une fête qu’ils voulaient faire durer 365 fois par année.

Et Jésus dit:
«Je suis le bon pasteur (le vrai berger).
Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis.
Le berger mercenaire, lui, n’est pas le pasteur.
S’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit.
Moi, je suis le bon pasteur:
je connais mes brebis et mes brebis me connaissent,
comme le Père me connaît et que je connais le Père;
et je donne ma vie pour mes brebis.»

Il y eut cette parole et il y eut un silence.
Et les humains qui entendirent la parole
virent que cela était bon.
Ils trouvèrent même que cela ressemblait à la parole
que Dieu avait dite en se présentant comme une mère.

Et Dieu et Jésus se mirent à parler en alternance
se présentant successivement comme
un père miséricordieux qui accueille son fils de retour au foyer après une escapade,
un médecin qui guérit des lépreux rejetés de la société,
un homme qui refuse de condamner une femme qu’on a surprise en situation d’infidélité,
un leader généreux qui nourrit une foule affamée dans le désert,
un vigneron qui transforme de l’eau en vin
à des noces où les cruches se sont vidées trop rapidement,
un fils qui se voit condamné et qui accepte de mourir sur une croix
parce que les humains et Dieu comptent plus que tout pour lui,
et un père qui s’empresse de ressusciter le fils
parce que les humains et son fils comptent plus que tout pour lui.

Il y eut ces paroles et il y eut des silences.
Et les humains qui entendirent les paroles
virent que cela était bon.
Ils trouvèrent même que cela ressemblait à la parole
que Dieu avait dite en se présentant comme une mère
et à la parole de Jésus qui se présentait comme un pasteur.

Et les humains entendirent Dieu et Jésus qui, tous les deux, les invitaient
à devenir comme eux:
des mamans, des pasteurs, des pères miséricordieux, des médecins, des vignerons,
des fils qui donnent leur vie totalement,
des pères qui ressuscitent les fils de toutes les morts possibles.

Et Dieu et Jésus ajoutèrent à leur appel:
«Ce que vous donnez, ne le donnez pas comme des propriétaires,
ou comme des savants qui croient posséder un savoir,
ou comme des maîtres qui exercent leur supériorité.
Ce que vous donnez, donnez-le comme des enfants
conscients qu’ils ont tout reçu,
donnez-le comme des brebis
persuadées que tout vient de leur pasteur.»

Et au bout de cet appel que les humains entendirent comme des vocations,
il y eut un silence, un long silence,
avant que le dialogue reprenne entre Dieu, Jésus et chaque humain.

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