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AVENTURE SPIRITUELLE
Un vrai courageJean Paré
C'est au début des armées 1970 que les premiers missionnaires de la Consolata sont arrivés au Zaïre, maintenant devenu la République démocratique du Congo, s'installant dans les régions moins évangélisées du nord-est, dans les diocèses de Domma-Dungu, de Wamba et plus tard, de Isiro. En vingt ans, ils y ont accompli une œuvre considérable au point que la plupart de ces missions purent être cédées aux diocèses et aux prêtres locaux.Au Congo, les années 1990 furent terribles et difficiles. La lente chute du dictateur Mobutu, le génocide au Rwanda qui a amené dans l'est des centaines de milliers de réfugiés, l'arrivée au pouvoir des Kabila, d'abord le père, maintenant le fils, les violences, les rebellions, les guerres civiles larvées qui ont obligé les missionnaires à abandonner leurs missions et à s'exiler, tout cela a aussi généré une grande dose de découragement. Mais dans un tel contexte, comment peut-on encore avoir le courage d'évangéliser?En 2000, les missionnaires de la Consolata se réunirent tous ensemble pour évaluer l'oeuvre accomplie et élaborer un nouveau projet missionnaire. C'est avec une foi indomptable et l'enthousiasme des bâtisseurs qu'ils placèrent cette conférence provinciale sous le thème : « Le courage de l'annonce »II fallait remettre en route l'évangélisation avec des piles rechargées à neuf !KINSHASA Pour bien signifier que la colonisation belge était terminée, Mobutu changea le nom de la capitale de Léopoldville en Kinshasa. La petite ville coloniale est maintenant devenue une mégapole du tiers-monde ayant entre 7 et 8 millions d'habitants.Si les IMC sont venus au Zaïre, ils le doivent aussi au père Noé Cereda qui, après avoir enseigné quelques années au Canada, obtint d'aller se spécialiser à Louvain; après qu'il eût obtenu son diplôme en criminologie, les supérieurs lui permirent d'accepter l'invitation de l'université de Louvain d'aller enseigner à la nouvelle université succursale de Lovanium, à Kinshasa. Il fut donc le premier missionnaire de la Consolata à s'installer au Zaïre, travaillant en particulier au milieu des délinquants, mais y bâtissant aussi un sanctuaire pour l'icône de la Vierge de Czestochowa que Jean-Paul II avait apporté au Zaïre lors de son premier voyage missionnaire en 1980. C'est ce sanctuaire qui devint la
paroisse Mater Dei que les IMC administrent encore dans la banlieue ouest de la capitale.Au même moment, les IMC prirent conscience combien l'Église zaïroise pouvait être un foyer de vocations au presbytérat, à la vie religieuse et à la mission. Comme des centaines d'autres communautés religieuses, ils décidèrent donc de s'installer à Kinshasa pour y accueillir et y former les aspirants à la vie missionnaire. Le premier séminaire, Antonio Barbero, fut donc ouvert en 1981.S'installant à Kinshasa, les missionnaires de la Consolata voulurent aussi apporter une collaboration plus missionnaire et pastorale en acceptant la responsabilité de la paroisse de Saint-Mukasa en 1984. Ils y resteront exactement vingt ans, avec un extraordinaire programme de faire croître la communauté chrétienne pour qu'elle devienne adulte et responsable …En 2004, l'oeuvre était accomplie et les Missionnaires restituèrent au diocèse et à ses prêtres locaux une communauté chrétienne adulte capable de se prendre en mains et d’assumer la charge des prêtres locaux, possédant toutes les structures opportunes à une grande paroisse urbaine.
Jean Paré, IMC. Article tiré de la revue Réveil Missionnaire. Juin 2006 pp 7-8 |
![]() Saints et saintes sur les routes du monde et de l'histoire.Responsable : Suzanne Demers Congrégation romaine - CRSD
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