Spiritualité 2000 le webzine des chercheurs de Dieu
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LE BLOGUE DU MOINE RUMINANT

Blogue d'un moine qui rumine devant la vie qui passe


Vache dans un pré en Pologne Tenir un blogue ? Pourquoi pas ! C’est actuel, c’est nouveau, c’est créateur. Prêtre et religieux, je suis avant tout un chrétien pour qui la foi au Dieu de Jésus-Christ fonde le sens même de mon existence.

frère Thomas

 

* Vous pouvez faire parvenir vos commentaires au webmestre qui les transmettra au frère Thomas.


vendredi, le 27 janvier 2006

Le secret d'une vie

AngeSuite à certains de vos commentaires, chers amis du moine ruminant, je viens prolonger quelque peu cette réflexion sur la mort, entreprise le 22 janvier dernier.

Ce qui me touche toujours lorsque je dois préparer des funérailles, c'est la rencontre avec les proches de la personne décédée. J'ai le privilège alors d'entrer dans le secret d'une vie, une vie qui m'était inconnue, souvent une vie humble et cachée et qui, soudainement, est dévoilée à tous à l'occasion du décès.

À chaque fois, je suis surpris et ému par tout ce que peut receler une vie humaine quand elle est regardée de près par les personnes qui la connaissaient et l'aimaient. En fouillant dans les replis secrets de cette vie, l'on découvre des trésors impressionnants de bonté, d’amour et de générosité, de passions et de soucis des autres, trésors parfois à peine connus de certains proches. C'est tout cela qui est mis à jour lors du grand passage! Au deuil et aux larmes, se mêle alors une profonde reconnaissance pour tout ce qu'a été la personne décédée. Comme me disait une dame âgée suite à la mort de son époux : « Comme il nous a aimés! »

Bien sûr, les funérailles sont avant tout le lieu où l'on proclame la victoire du Christ sur la mort, la réalisation définitive de cette promesse de Dieu, qui est mise dans la bouche du prophète Isaïe, et qui annoncait la fin de notre humiliation et le retrait définitif de ce voile de deuil qui nous enveloppe le cœur dès notre naissance.

Mais les funérailles sont aussi l'occasion de faire mémoire de la personne qui nous a laissés, une occasion unique de contempler l'action secrète de Dieu dans sa vie et d'en rendre grâce. C'est ainsi que nous apprivoisons la douleur et la mort, et que s'ouvre à l'espérance le coeur de ceux et de celles qui pleurent, en attendant les grandes retrouvailles dans l'éternité de Dieu. Oui, c'est une grâce pour moi que d'être le témoin de ce grand mystère qui se joue à chaque fois devant moi. Fin de l'article

 


jeudi, le 26 janvier 2006

L'encyclique Deus caritas est

Benoît XVIUne nouvelle encyclique vient de paraître. Elle s'intitule Deus caritas est (Dieu est amour). Il s'agit de la première encyclique de Benoît XVI et déjà elle suscite beaucoup de commentaires.

Traditionnellement la première encyclique d'un pape est de nature dogmatique et morale. Elle donne l'orientation de son pontificat. Je pense ici à la première encyclique de Paul VI, Ecclesiam suam, qui abordait la relation entre Jésus-Christ et l'humanité, et celle de Jean-Paul II, Redemptor hominis, qui traitait des relations entre l'Église et le monde.

L'encyclique de Benoît XVI se veut ouvertement pastorale, laissant même de côté le discours moral habituel d'une encyclique, pour aborder le thème de l'amour au coeur de la vie et de la foi. Bien sûr, Benoît XVI s'en prend au relativisme moral de notre époque, un thème cher à son pontificat, mais le message central de son encyclique est avant tout une invitation à revenir au coeur même de ce qui constitue la foi chrétienne : l'amour de Dieu et l'amour du prochain à travers la rencontre du Christ.

Notons en passant un détail intéressant au sujet de Benoît XVI : sa force d'attraction sur les foules. Ce pape était jugé peu charismatique par la plupart des commentateurs au début de son pontificat, en comparaison d'un Jean-Paul II média star! Selon le journaliste Sandro Magister, du journal italien L'Espresso, les foules se pressaient pour voir Jean-Paul II, alors que maintenant elles se pressent tout autant mais pour entendre Benoît XVI.Fin de l'article

 


mercredi, le 25 janvier 2006

La prière de mon père

Voici la réponse étonnante que m'a fait mon père quand je lui ai demandé de me parler de sa prière :

« Je ne demande pas à Dieu qu'il me donne la santé, la richesse, le succès ou même d'être heureux. Je ne lui demande que ceci : qu'Il me rende bon. Bon avec ma femme, mes enfants, mes voisins et mes proches. Pour le reste : santé, richesse, succès, bonheur, je m'en occupe. Mais qu'Il me donne seulement d'être bon. » Fin de l'article

 


dimanche, le 22 janvier 2006

L'amour toujours

La perte d’un être cher, même lorsqu’il est très âgé, même à la suite d'une longue maladie, implique toujours un deuil, une peine, à cause de tout ce qu’a été cette personne pour nous et qui, soudainement, disparaît de notre horizon. Comme s’il ne restait plus rien.

Que reste-t-il de tout cet amour donné? Des mots d’encouragements, de la tendresse, des consolations et des joies prodigués si généreusement au cours des années?

Il faut bien se le dire, la mort est trompeuse. Elle oriente nos regards vers l’absence, vers la perte, cherchant à nous faire croire que tout est fini, qu’il ne reste plus de l’être aimé qu’un vague souvenir s'effilochant peu à peu au fil du temps.

C'est lorsque l'on perd un être cher que l'on se sent questionné par cette réalité au-delà de la mort, que l’on appelle la vie éternelle. Nous prenons alors conscience à quel point l’amour donné par une personne est sans doute le plus beau fruit que puisse porter une vie humaine. Après tout, c’est là notre raison d’être sur la terre : aimer…

C'est l'amour qui nous fait vivre, et l’amour ne saurait mourir. L’amour n’est pas une passion inutile. Il porte en lui un germe d’éternité. Il rime avec toujours comme le chante les poètes. Fin de l'article

 


jeudi, le 19 janvier 2006

Le problème du mal

Maurice ZundelDans son magnifique volume "L'évangile intérieur" Maurice Zundel aborde la question du mal. Il a ces paroles belles et profondes:

« Il y a des douleurs si grandes qu'elles vous laissent sans paroles. On éprouve devant elles une sorte de honte de sa propre sécurité. On voudrait oublier tout ce qui n'est pas en harmonie avec la détresse dont on est témoin, on voudrait se cacher dans l'ombre d'une prière silencieuse, pour envelopper les êtres qui souffrent de la seule Présence qui n'est jamais étrangère. » Fin de l'article

 


mardi, le 17 janvier 2006

Visite chez mon dentiste

Grand voilier le Grand TurqueTout est prêt. Le ronron discret et menaçant de la technologie, la musique d'ambiance et le patient résigné que je suis. Contre mauvaise fortune bon coeur! L'on incline ma chaise au point où je suis pratiquement couché à l'horizontale. Au plafond, astuce de dentiste me dis-je, il y a un grand poster sur lequel on aperçoit une flotte de petites embarcations entourant un grand voilier magnifique. Le tout vu à vol d'oiseau. Tous les petits voiliers et les hors-bords convergent vers le grand voilier, sur fond de mer bleu corail. Me voilà fasciné! Je vois dans cette photo comme une allégorie de la vie, de la quête de l'absolu...

Entre alors dans mon champs de vision le regard attentif de mon dentiste. Un regard intelligent, soucieux et bienveillant penché sur moi. Un regard tout entier consacré à cette dent qu'il faut sauver. Et si Dieu se penchait ainsi sur nous? Une présence qui se manifesterait à travers l'autre. Et voilà qui me relance sur cette grande question de la proximité à l'autre qu'évoque Jésus dans son Évangile.

L'autre est marqué de l'empreinte de Dieu. Non pas qu'il soit Dieu, mais il possède en partage ce qui marque l'être même de Dieu : l'intelligence, l'amour, la compassion. Ces qualités Dieu en fait don à l'Homme, au point où elles deviennent liées intimement à son être. En l'autre, je puis contempler quelque chose de Dieu. pissenlitL'autre me devient précieux à cause de ce qu'il est, aimable pour ce qu'il est, car Dieu le rend digne d'amour, sujet de mon émerveillement. Tout comme l'on se saisit d'admiration devant la plus belle des fleurs. Comment l'expliquer? Sinon que la fleur est investie de beauté et que la beauté est la nourriture même de l'âme. Oui, je sais, les fleurs ne sont pas toutes belles, et pourtant dans toutes les fleurs s'exprime le génie du Créateur. Elles sont toutes une pensée de Dieu, du pissenlit au cactus!

C'est Maurice Zundel qui écrit dans une homélie pour le premier dimanche de l'Avent: "Dans les autres, il y a l'Autre et c'est parce que dans les autres le destin de Dieu est engagé, c'est parce qu'il est mis en question par chaque décision de la volonté, c'est à cause de cela que le prochain nous est confié, c'est à cause de cela que nous avons la charge des autres, parce qu'en eux nous avons la charge de l'Autre". Mystérieusement je me sens l'objet de ce mystère assis sur la chaise de mon dentiste.

Je quitte la clinique un peu plus léger. Je n'ai vraiment rien ressenti cette fois-ci.Fin de l'article

 


dimanche, le 15 janvier 2006

Le regard de l'autre

Femme derrière un barbeléJe reviens d'une rencontre avec des jeunes âgés entre 12 et 15 ans. Lors des échanges en groupe et lors des rencontres individuelles la question du regard de l'autre sur soi s'est imposée comme sujet d'échange. L'adolescent est tellement vulnérable à ce regard sur lui. Le regard se fait d'autant plus impitoyable à cet âge parce que le jeune doute de lui-même, de ses capacités, de son "look", et ne peut tolérer de voir sa réflexion chez l'autre qui est faible ou paumé. Ce qui explique pourquoi les jeunes deviennent parfois si cruels entre eux.

Le regard de l'autre sur moi. Ne portons-nous pas cette hantise toute notre vie. Bien sûr l'on développe des résistances, un sens de la répartie ou même une certaine indifférence, mais la partie n'est jamais gagnée. Toute notre vie l'on demeure vulnérable au regard de l'autre, comme des adolescents qui ont besoin d'être rassurés, de savoir qu'ils sont toujours extraordinaires et digne d'amour. Il s'agit d'apprendre à vivre avec nos limites et une image de soi qui ne correspondra jamais à cet idéal que nous abritons secrètement en nous. C'est un apprentissage qui durera toute la vie. Et si nous demeurons sensibles au regard posé sur nous, il est en notre pouvoir de soigner notre propre regard sur l'autre. Peut-être que ce regard sur l'autre est le passage obligé par lequel nous apprenons à nous laisser regarder à notre tour. Une pédagogie de notre nature humaine.

Quelle grande responsabilité nous portons dans la manière de nous regarder les uns les autres. Il y a de ces regards qui peuvent blesser comme un coup de couteau, des regards assassins, et d'autres, qui sont comme une soie sur le coeur. Un regard bienveillant posé sur quelqu'un ne coûte rien, il est à la portée de toutes les bourses, des plus riches jusqu'aux plus pauvres, et, pour qui le reçoit, il devient le plus inestimable des biens.

Cette semaine, j'ai reçu deux belles lettres d'amis, comme des bouquets de fleurs inattendus au coeur de l'hiver, dans lesquelles ils me confiaient leur amitié pour moi, leur estime. C'est tout gratuit et tout bon à recevoir. Cela m'a fait chaud au coeur ces regards d'amis. L'une de ces lettres se terminait ainsi : « N'oublies pas de t'appuyer aussi sur les autres quand tu en as besoin. » Oui, il faut aussi savoir ouvrir sa porte à l'autre et faire confiance. C'est alors que nos regards peuvent vraiment se rencontrer et s'aider mutuellement à grandir. Fin de l'article

 


vendredi, le 13 janvier 2006

« La beauté sauvera le monde! »

Écrivant en 1952, Pie XII, dans sa Lettre aux artistes, souligne à quel point le travail de l'artiste est essentiel à la vie de l'Église et de notre monde. S'inspirant de l'affirmation inoubliable de l'écrivain russe Dostoievski, « la beauté sauvera le monde », il écrit: « Le beau doit nous élever. La fonction de tout art, et donc de tout artiste, consiste à briser l'espace étroit et angoissant dans lequel l'homme, tant qu'il vit ici bas, est plongé pour ouvrir une fenêtre vers l'infini! »

Dans sa quête du beau et de l'inexprimable, l'artiste est à sa manière un chercheur de vérité, interrogeant sans cesse cette passion qui le consume et le fait vivre. Qu'il soit comédien, musicien, peintre, écrivain, sculpteur ou artisan, et j'en passe, il y a en lui un espace secret où se livre un combat qui ressemble à celui de Jacob avec l'ange. L'inspiration n'est jamais un dû, elle ne se livre qu'après une lutte ardue: « Bénis-moi! » Voilà souvent le cri de l'artiste au coeur de son combat.

L'artiste évoque aussi la figure d'un Moïse, le contemplatif devant le Buisson Ardent. Il me semble qu'il est toujours hanté par cette question fondamentale: « Quel est ton nom? » L'artiste a besoin de saisir ce qui lui échappe. Comme le scientifique, il cherche à comprendre, à saisir l'indicible. Il est fasciné par ce qui le dépasse et il entraîne le monde dans sa soif d'absolu. Cette recherche du beau et du vrai, comme l'affirme Dostoievski et Pie XII, est capable de sauver le monde. Je le crois. Mystérieusement, elle le rend plus humain, elle lui permet de s'ouvrir à lui-même et de se dire.

Hommage donc à tous ces artistes qui peuplent notre imaginaire de formes et de couleurs inédites, de sons, d'images et de chansons, qui nous transportent à mille lieux, pour mieux nous dire qui nous sommes. Hommage à tous ces artistes célèbres et méconnus qui ont tellement enrichi le patrimoine humain. Hommage surtout à cet artiste qui sommeille en chacun de nous et qui, de mille et une manière, au fil des jours, recrée le quotidien et enfante le monde de demain. Prêtons lui attention, prenons-le au sérieux, même si ses efforts paraissent parfois malhabiles. A sa façon, il poursuit l'oeuvre de création que Dieu a commencée de bon matin. Fin de l'article

P.S. À revoir: cette belle entrevue avec le peintre Arcabas sur KTO.

 


mercredi, le 11 janvier 2006

Priez pour le pauvre prédicateur

J'ai toujours aimé prêcher depuis mon appel à ce ministère par le Seigneur. C'est ma plus grande joie, bien que l'enfantement soit toujours douloureux, et ce après des années de prédication. C'est là un signe qui me rassure. Je ne voudrais pas qu'il en soit autrement.

Quand il se donne vraiment à sa mission, le prédicateur fait l'expérience à la fois de sa pauvreté et du don de Dieu. C'est pourquoi, même après des années, il peut toujours tirer du neuf de ce vieux trésor qui lui est confié. C'est là le défi. Et à chaque fois c'est l'étonnement, l'émerveillement devant ce que peuvent receler des textes lus et relus des milliers de fois.

Le prédicateur est appelé à puiser à cette source de la Parole et à s'en abreuver, afin de pouvoir la partager aux autres. Il doit se laisser toucher lui-même s'il espère toucher les autres. Heureusement, Dieu est plus grand que nous et ne saurait se restreindre à nos seules capacités. Dieu veut avoir besoin de nous, d'où l'importance d'être fidèle à sa grâce et de prendre au sérieux son appel. Et là on se tient devant un grand mystère qui nous laisse bouche bée.

Le prédicateur est appelé à faire cette expérience de plus grand que lui dans cette expérience de communication. C'est parfois bouleversant, c'est toujours une grâce.

Il faut donc prier pour le pauvre prédicateur afin qu'il soit toujours un instrument docile entre les mains du Seigneur. C'est sans doute là la première tâche de ceux et celles qui l'écoutent. Fin de l'article

 


mardi, le 10 janvier 2006

À Maya qui m'écrit : Comment osez vous parler de Jésus?

Bonjour Maya,

Que de colère dans votre message! Ce n'est sûrement pas le premier pas d'un dialogue. C'est plutôt comme un graffiti, et pourquoi pas... Je respecte votre opinion et j'oserais dire aussi que je la comprends, puisque j'ai connu l'athéisme.

Merci d'avoir pris la peine de m'écrire. Votre opinion vaut bien la mienne.

Cordialement.


lundi, le 9 janvier 2006

Bruce Cockburn, vous connaissez?

Bruce CockburneBruce Cockburn est un chanteur canadien, de réputation internationale, qui possède une maîtrise exceptionnelle de la guitare acoustique. Depuis les années 60 il a produit 28 albums, tous sur étiquettes indépendantes. Il vient de produire un nouveau CD : Speechless: The Instrumental Bruce Cockburn, où il présente uniquement des versions instrumentales de ses grands succès, en plus de trois nouvelles compositions. Voici deux extraits de cet album, à écouter sur le logiciel RealPlayer. En prime, une de ses chansons sur l'Enfant de la Crèche. C'est une façon de commencer la semaine en beauté. Fin de l'article

"Foxglove" "Elixir" "Cry of a Tiny Babe"

Site de Bruce Cockburn

 


dimanche, le 8 janvier 2006

Et si l'au delà était au-dedans ?

Poème anonyme

I1 y a la joie qui vient du dedans et il y a celle qui vient du dehors.

Je voudrais que les deux soient tiennes,
Qu'elles remplissent les heures de ton jour,
et les jours de ta vie;
Car lorsque les deux se rencontrent et s'unissent,
il y a un tel chant d'allégresse
que ni le chant de l'alouette
ni celui du rossignol
ne peuvent s'y comparer.
Mais si une seule devait t'appartenir,
Si pour toi je devais choisir,
Je choisirais la joie qui vient du dedans.

Parce que la joie qui vient du dehors
est comme le soleil qui se lève le matin
et qui, le soir, se couche.
Comme l'arc-en-ciel qui paraît et disparaît;
Comme la chaleur de l'été qui vient et se retire;
Comme le vent qui souffle et passe;
Comme le feu qui brûle puis s'éteint...
Trop éphémère, trop fugitive...
J'aime les joies du dehors.
Je n'en renie aucune.
Toutes, elles sont venues dans ma vie quand il fallait...

Mais j'ai besoin de quelque chose qui dure;
De quelque chose qui n'a pas de fin;
Qui ne peut pas finir.
Et la joie qui vient du dedans ne peut finir.
Elle est comme une rivière tranquille, toujours la même;
toujours présente.
Elle est comme le rocher,
Comme le ciel et la terre qui ne peuvent ni changer ni passer.

Je la trouve aux heures de silence,
aux heures d'abandon.
Son chant m'arrive au travers de ma tristesse et de ma fatigue;
Elle ne m'a jamais quitté.
C'est Dieu;
c'est le chant de Dieu en moi,
Cette force tranquille qui dirige les mondes et qui conduit les hommes;
et qui n'a pas de fin, qui ne peut pas finir.

Il y a la joie qui vient du dedans et il y a celle qui vient du dehors.
Je voudrais que les deux soient tiennes.
Qu'elles remplissent les heures de ton jour et les jours de ta vie...
Mais si une seule devait t'appartenir
Si pour toi je devais choisir,
Je choisirais la joie qui vient du dedans. Fin de l'article

 


vendredi, le 6 janvier 2006

Caricature

jeudi, le 5 janvier 2006

Avoir la foi?

Dans un éloge de l'Homme et de ses capacités, Mario Roy, un éditorialiste du journal montréalais LA PRESSE, y va de cette conclusion dans son éditorial du 3 janvier 2006, intitulé « Résolution pour 2006: avoir la foi. » :

« En 2006, il vaudrait mieux cesser d'investir sa foi dans les chimères et les dieux, les manchettes et les curés, les évangiles et les devins. Il faut retrouver la seule foi qui vaille, celle dont l'objet est l'être humain. Lequel existe bel et bien. Et a toujours vaincu. »

Cela me rappelle le courriel d'une lectrice qui m'avait écrit ce qui suit :

« Je ne comprend pas comment des gens peuvent encore croire au Christ avec toutes les horreurs qu'il y a sur Terre. C'est presque une insulte pour les personnes qui vivent dans un malheur que ce que pourrait penser ce soit disant fils de Dieu. Je trouve ça dommage que les gens aient encore besoin de ce simulacre de Dieu pour vivre. Croyez plutôt en l'Homme et en ses dons. »

Il est bon de se rappeler que les idéologies les plus meurtrières qui ont marqué l’histoire de l’humanité étaient avant tout athées : maoïsme, stalinisme, marxisme, nazisme…, sans compter toutes les exactions commises au nom de la race et des ethnies. Par ailleurs, nous ne pouvons cesser de croire en l'Homme en dépit de ceux et celles qui agissent en sous-hommes. Quant à la foi en l'Homme, laissé à lui-même, permettez-moi d'en douter. Le passé n'est certainement pas garant de l'avenir. S'il y a une conclusion qui s'en dégage c'est que l'Homme a besoin d'être sauvé de lui-même, il a besoin de retrouver sa source spirituelle.

Nous chrétiens nous croyons en l'Homme parce que Dieu croit en l'Homme. Parce qu’il l'aime. Il en est de même pour l'Église. Malgré les faiblesses des hommes qui la défigurent, nous aimons l'Église parce que c'est à travers elle que le Christ a voulu se faire connaître et se donner à nous. À côté de quelques manchettes qui font choc dans les médias en mal de sensationnalisme et de profits, ce sont des millions de témoins silencieux qui tous les jours vivent leur foi en s'engageant auprès de leurs frères et de leurs soeurs du monde qui souffrent. Le bien fait rarement du bruit. À chacun et chacune de découvrir comment la foi au Christ peut transformer une vie. On aime bien réduire cette foi à une morale alors qu'il s'agit d'un dynamisme de vie en nous, la présence d'un Autre.

Quant à notre éditorialiste, il me revient à la lecture de son éditorial combien le Québec a pu être intolérant lorsque la religion dominait et qu'il était de bon ton d'afficher ses couleurs catholiques, même dans les journaux. Je me souviens de ces Témoins de Jéhovah que l'on chassait des rues de mon quartier le dimanche parce qu'ils faisaient du porte-à-porte. Aujourd'hui, alors que le Québec subit une vague anti-cléricale sans précédents, l'intolérance a tout simplement changé de visage. Serait-ce le revers d'une même médaille? Fin de l'article

 


mercredi, le 4 janvier 2006

Un amour de fleuve

Histoire de me faire connaître un peu plus: je suis originaire de Montréal et j'habite maintenant la ville de Québec. Coup de foudre! Non seulement la ville est extraordinaire, mais l'on y découvre toute la puissance et la majesté du fleuve Saint-Laurent, qui traverse la province de Québec, et qui fait plus de 3, 650 kilomètres. Quand il se transforme de fleuve en golfe, il fait plus de trois cents kilomètres de large! Ce fleuve est encore plus impressionnant en hiver avec ses glaces et sa fumée de mer. On dirait une coulée de lave au coeur de l'hiver.

 

Fleuve Saint-Laurent

 

Pour découvrir la ville de Québec et son fleuve, je vous propose le site du photographe Robert Vézina. Avertissement: après avoir ouvert les photos il faut cliquer de nouveau sur les photos afin de revenir à l'album initial. Bon voyage! Fin de l'article

P.S. Si jamais vous êtes de passage à Québec, il me fera plaisir de vous rencontrer.

 


mardi, le 3 janvier 2006

Chère Sylvie

Une correspondante

Comme vous ne m'avez pas fait parvenir votre adresse courriel complète, je me permet de vous répondre via ce blogue. Votre sympathique message était le suivant:

« Je ne sais si le moine ruminant a reçu des appréciations des lecteurs de son blog. En tout cas il faut l'encourager à continuer. ça vaut le coup de lire ses ruminations. Et la vache est belle ! Moi, j'ai des vaches blanches et noires chez moi ! »

Merci de prendre le temps de m'écrire et de me partager votre appréciation du blogue. Et merci d'apprécier le choix du titre et de l'image pour mon blogue. J'ai bien rit en lisant votre message. Hé oui, elle est bien belle cette vache, même si, au départ, je croyais que c'était un boeuf!

Excusez mon ignorance, je viens de la ville!

Il s'agit d'une vache polonaise, à moins que ce ne soit tout simplement une touriste en Pologne. Mais ne pouvant faire la différence entre une vache et boeuf (sur photo), ne me demandez pas d'identifier sa nationalité!

Ce que l'on voit derrière la vache ce sont des ballots de foins à la polonaise, et non des sculptures de Salvator Dalí.

Quant aux commentaires des visiteurs sur le blogue, vous êtes la première, avec une autre correspondante (Monique), à me faire part de votre appréciation. Je me sentais un peu iconoclaste en choisissant cette image du boeuf (la vache!), mais pourquoi pas. Jésus lui-même ne l'était-il pas?

Au plaisir donc de se croiser dans le cyber-espace.

Le moine ruminant Fin de l'article

 


lundi, le 2 janvier 2006

Coming out spirituel

Le "coming-out" désigne habituellement la sortie publique d'une personne qui cachait son homosexualité. Depuis un an environ l'expression est aussi employée pour qualifier "la sortie" de personnes qui n'osaient pas afficher leur foi ou qui décident tout simplement d'en faire une affirmation publique. L'on parle aussi de "coming out religieux". Une illustration de ce phénomène est la récente tournée de Gérard Depardieux avec ses lectures publiques des "Confessions" de saint Augustin.

L'on constate que dans certaines émissions de télé, les vedettes osent de plus en plus parler ouvertement de leur foi en Dieu et de leur spiritualité. Naturellement cela passe mieux quand il s'agit d'une foi sans référence à aucune institution ou tradition. Cela fait moins "ringard", moins "kétaine". Une sorte de génération spontanée de la foi sans aucun antécédent. Du moins le pensent-ils... Néanmoins, le phénomène est intéressant et annonce peut-être un nouveau printemps.

Bonne et Heureuse Année! Que le Dieu de toute grâce et de toute bonté vous guide et vous garde tout au long du Nouvel An. Fin de l'article

 


Une image vaut mille mots... !

 

Potre d'église en hiver

 

Voir le blogue... Fin de l'article

 


dimanche, le 1 janvier 2006

Joyeux Noël! et une année 2006 de paix et de vrai bonheur!

Seigneur,
créateur du ciel et de la terre,
montre-nous ton visage,
pour nous faire goûter les biens en paix,
nous protéger de ta main puissante,
nous libérer de tout mal,
nous sauver de ceux qui nous haïssent injustement,
nous rendre sensibles à la souffrance des autres.
Donne l’harmonie et la paix
à tous les habitants de la terre. Fin de l'article


(Adaptation d’une prière des premiers chrétiens)

 


Champ de tournesols

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