
Tenir
un blogue
? Pourquoi pas ! C’est actuel, c’est nouveau,
c’est créateur. Prêtre et religieux, je
suis avant tout un chrétien pour qui la foi au Dieu de
Jésus-Christ fonde le sens même de mon existence.
frère Thomas
*
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qui les transmettra au frère Thomas
samedi le 30 juin 2007
Journal (27)
LE CHEMINEMENT DE MES PARENTS
Après une première tentative d'orientation vers le sacerdoce, un an et demi après ma conversion, je repris le bâton du pèlerin sept ans plus tard. Je ne raconterai pas ici les événements qui m'amenèrent à cette décision, mais je puis dire que j'ai beaucoup résisté à Dieu à cause des détours que j'avais dû prendre, et qui m'avaient éloigné de ce désir qui m'habitait. Un peu comme Jonas, j'avais fui, bien loin, pensant que Dieu ne viendrait plus me préoccuper avec ce projet de sacerdoce. La prière occupait toujours une place importante dans ma vie. J'étais engagé en Église et ma foi était toujours aussi vive, mais je ne voulais plus quitter mon travail, ma maison, ma sécurité... Je songeais même à me trouver une compagne de vie, tout en étant en paix maintenant avec l'idée de demeurer célibataire. J'avais 33 ans. Je m'étais même acheté un grand domaine en forêt et fais construire une maison, près d'un lac dans les Laurentides, avec la volonté exprès de rendre plus difficile un départ en me retrouvant propriétaire d'une maison. Pourtant, quand le Seigneur frappa à nouveau à ma porte, « M'aimes-tu?», je ne put que répondre oui.
Une psychothérapeute, une femme de foi, à qui je dois beaucoup, m'avait aidé à faire face à ce que je refusais d'affronter. Et dans cette démarche que je fis avec elle, tout ce que je portais comme désir de me donner au Seigneur remonta à la surface. Et là, le choix devint clair pour moi. Enfin! Ma vie de prière m'y poussait. Les chrétiens et chrétiennes que je fréquentais m'y encourageaient. Je voulais devenir prêtre. J'avais cette conviction que le Seigneur m'y appelait et maintenant j'étais prêt.
Un soir, alors que mes parents étaient chez moi, j'invitai mon père à venir faire une promenade après le souper. Il y avait devant la maison un beau chemin de terre bordé d'arbres. C'était le printemps et je voulais confier à mon père mon projet, pour une deuxième fois en sept ans! Je craignais un peu sa réaction et pourtant, c'était tellement important pour moi d'avoir son soutien. Je lui exposai le désir qui m'habitait depuis longtemps, le sérieux de ma démarche. Il m'écouta attentivement, sans m'interrompre. Une grande paix se dégageait de lui et me mettait en confiance. C'est le souvenir que je garde de cette promenade, et lui-même s'en souvient très bien. Quand j'eus fini de parler, il me dit tout simplement qu'il avait confiance en moi et que ce qui importait pour lui était que je sois heureux dans la vie. Nous sommes retournés à la maison et alors j'en ai parlé à ma mère, qui se montra tout aussi accueillante que mon père. Ils étaient maintenant un peu complices avec moi. 
dimanche,
le 24 juin 2007
Journal (26)
MES PARENTS
Est-ce que la foi en Dieu nous change? Voilà une question importante, car si l'on veut annoncer Jésus-Christ, il faut être tout aussi conscient de ce que peut accomplir en nous l'action de l'Esprit Saint, que des limites inévitables de notre nature humaine à porter patiemment avec l'aide du Christ.
Ces limites concernent surtout l'être que nous sommes avec sa personnalité, son caractère, ses forces ses faiblesses et ses talents. Dieu va agir en nous, bien sûr, à travers ces médiations, mais il n'agira pas sans nous, ni à côté de ce que nous sommes. Le salut doit s'opérer dans l'humus même de notre vie. La vie spirituelle ne sera jamais une fuite de nous-mêmes, bien au contraire. Elle sera toujours un appel à la plus grande des lucidité sur nous-mêmes et sur les autres. Je voudrais donner un exemple concret de ce que j'avance et cet exemple concerne ma relation avec mes parents, surtout avec mon père.
Après ma conversion, j'ai bien sûr parlé à mes parents de ce qui m'arrivait. Je souhaitais qu'ils puissent vivre, comme moi, de cette vie nouvelle, et j'ai beaucoup prié afin que cette grâce leur soit accordée. Ils accueillirent avec respect, comme ils l'ont toujours fait, ce que je vivais, mais je sentais bien chez eux, à la fois un intérêt mitigé pour la question « Dieu », ainsi qu'un peu d'inquiétude face à mon cheminement. Ils se demandaient bien ce qui arrivait à leur garçon. Déjà, j'avais vécu une séparation amoureuse, sur laquelle ils n'avaient jamais soufflé mot, et maintenant ils me voyaient m'enthousiasmer pour Dieu et même parler de devenir prêtre!
De mon côté, je prenais conscience d'une certaine distance qui s'était établie entre eux et moi, par ma faute. Je prenais conscience tout à coup que je n'embrassais jamais ma mère quand je venais à la maison ou quand je partais. Je ne donnais pas la main à mon père, coutume qui est davantage dans notre tradition familiale que la bise. Et je me sentais poussé par cette foi retrouvée, de leur manifester plus de tendresse, de reprendre peut-être la relation avec mon père, là où elle s'était arrêtée à l'adolescence, et d'aller plus loin avec lui. Avec surprise au début, je commençai à embrasser ma mère lorsque je venais à la maison, à donner la main à mon père, à jouer aux cartes avec lui, à prendre plus de temps avec eux lors de mes visites. Et je sentais bien que ces petits gestes solidifiaient le tissu familial.
J'étais plus proche de mes parents, je sentais bien le bonheur qu'ils éprouvaient lorsque je leur rendais visite, et c'était réciproque. Je comprenais maintenant ce que voulait dire le psychologue E. Erickson, lorsqu'il affirmait que l'on devient vraiment adulte lorsque l'on est capable d'être un parent pour ses parents. L'Évangile, tout en me donnant une paix nouvelle, une joie de vivre, me rendait capable d'assumer les blessures familiales du passé, et d'avoir à coeur le bonheur de mon père et de ma mère, de prendre le temps de penser à eux et d'être avec eux. Les blessures de ma jeunesse, mes ressentiments, s'apaisèrent peu à peu. 
vendredi,
le 15 juin 2007
Mon ami Clovis
L'amitié est un thème important chez les saints et les mystiques. Et s'ils n'en ont pas tous parlé, ils en ont certainement vécu la réalité. Pensons à Thérèse d'Avila et Jean de la Croix, Catherine de Sienne et Raymond de Capoue, Claire et François d'Assise... Bien sûr, il s'agit ici de l'amitié qui trouve sa profondeur dans un amour commun pour le Christ, pour Dieu, où deux amis trouvent leur joie à partager ensemble sur ce bonheur de connaître Dieu, de l'aimer et d'être aimés de Lui. J'ai été comblé dans ma vie chrétienne jusqu'à ce jour en amitiés chrétiennes des plus diverses, c'est l'une de mes plus grandes joies. C'est pourquoi j'aimerais maintenant vous parler d'un homme qui a joué un rôle très important dans ma vie de foi. Il fut un véritable guide spirituel pour moi. Il s'appelait Clovis. Il était le père de Pierre, mon meilleur ami depuis maintenant 27 ans. Une amitié sans faille, et qui dure toujours, parce qu'une foi commune donne sa plénitude à notre relation.
J'ai connu Clovis à peu près au même moment où j'ai connu Pierre. Mais notre amitié spirituelle a véritablement commencé avec ma conversion. Il en était enthousiasmé et avec sa bonne mine d'un Jean XXIII, il m'inspirait confiance. Clovis avait été admis chez les Franciscains à l'âge de vingt ans, mais les rigueurs de la vie religieuse à cette époque, et sa santé, plutôt fragile, ne lui avaient pas permis de poursuivre cet engagement. Il était alors sorti de communauté. Il s'était marié. Et de ce mariage étaient nés trois enfants. Tout au long de sa vie il a été animé d'une soif spirituelle constante, intense, qui a fait de lui, à la fois un homme de prière, un sage et un chrétien très cultivé, car il lisait beaucoup.
Clovis a été pour moi un père spirituel et je me souviens avec plaisir et nostalgie, de ces longues heures passées en sa compagnie, soit dans la cuisine familiale ou dans son beau jardin, qu'il entretenait avec tant de soin, et où, tous les étés, une place d'honneur était réservée à une statue de la Vierge Marie. Nous discutions de théologie, de l'histoire de l'Église, de la vie des saints et des saintes, qui étaient des familiers pour lui. Et jamais je ne me lassais de ces heures passées ensemble.
À 78 ans, Clovis a été hospitalisé. Son diabète devenait incontrôlable. Il lui restait peu de temps à vivre. J'étais allé le voir à l'hôpital à Joliette. Je vis là, un homme diminué, épuisé par la maladie, mais toujours aussi lucide. Un homme qui savait qu'il ne pourrait pas retourner dans sa maison, qu'il ne reverrait plus son beau jardin, où il passait la plus belle partie de ses étés. Sa santé ne lui permettait plus de vivre seul à la maison. Et dès qu'il aurait reçu son congé de l'hôpital, il irait rejoindre "sa" Thérèse qui vivait dans un Centre d'accueil depuis plus d'un an, maman Thérèse que j'aimais beaucoup.
Clovis était un homme de foi, et lorsque je suis allé lui rendre visite, il est vite allé à l'essentiel. Il m'a parlé de Dieu, de sa foi en ce moment d'épreuve. Il m'a parlé de la mort, de sa mort prochaine, me disant que sans vouloir être prétentieux, cette mort ne lui faisait pas vraiment peur. Que l'idée de rencontrer Dieu n'éveillait pas vraiment de crainte en lui. "Je n'ai pas peur de Dieu" me dit-il. "Peut-être devrai-je avoir une certaine crainte", a-t-il poursuivi, "mais Dieu est avant tout un ami pour moi. Je me sens en confiance, il va m'accueillir tel que je suis ".
En écoutant mon ami Clovis, il me venait en mémoire ce passage de la seconde lettre de Paul à Timothée où il lui dit : "Me voici déjà offert en sacrifice, le moment est venu. Je me suis bien battu, j'ai tenu jusqu'au bout de la course, je suis resté fidèle. Je n'ai plus qu'à recevoir la récompense du vainqueur : dans sa justice, le Seigneur, le juge impartial, me la remettra en ce jour-là, comme à tous ceux qui auront désiré avec amour sa manifestation dans la gloire ". Tout en me remémorant ce texte, je voyais en cet homme alité, la figure du vieil apôtre Paul, terminant sa course, et moi, j'étais Timothée, poursuivant sa course, écoutant les réflexions et les recommandations d'un homme au terme de sa vie, contemplant déjà le destin qui serait le mien. Je me sentais rassuré de me tenir auprès d'un homme qui semblait aussi serein à l'idée de la mort. Avant de le quitter, il me demanda de le bénir, car j'étais alors prêtre. Il était d'ailleurs venu à mon ordination ainsi qu'à ma profession religieuse. Je le bénis avec émotion, et je sortis de la chambre, jetant un dernier regard vers lui et il m'envoya tout simplement la main, comme un voyageur sur le quai d'une gare qui s'apprête à prendre le train. Le train pour l'éternité...
Une semaine plus tard avaient lieu les funérailles et la famille me demanda de prêcher à cette occasion. Je rappelai essentiellement ce qu'avait été ma relation avec Clovis, sa grande dignité, sa grande paix face à la mort et je me souviens que j'avais partagé un sentiment qui m'habitait avec l'assemblée, en leur disant que, pour la première fois de ma vie, j'avais vraiment l'impression d'assister aux funérailles d'un chrétien. Non pas que je n'aie vécu cette expérience auparavant. Mais c'était la première fois que je perdais un ami dans la foi, et où j'étais convaincu de l'attachement profond du défunt pour le Christ. Un chrétien venait de mourir et nous célébrions son départ vers la maison du Père en l'accompagnant de nos prières.
À la fin de la célébration, après l'aspersion de l'eau bénite sur le cercueil, les porteurs s'avancèrent, prirent le cercueil et se dirigèrent vers la sortie de la cathédrale, alors que tous les participants demeuraient dans leurs bancs. J'étais donc l'un des seuls à voir s'éloigner la dépouille de mon ami Clovis, me tenant debout face à l'allée centrale. Nous étions au mois de janvier, je crois, et je me souviens que l'intérieur de la cathédrale était plus ou moins bien éclairé à cause du peu de fenêtres. Lorsque les porteurs arrivèrent à l'arrière de la cathédrale, ils ouvrirent les portes et là, une lumière aveuglante m'éblouit et envahit tout le hall arrière de la cathédrale. C'était le soleil d'hiver sur une neige fraîchement tombée qui brillait de tous ses feux. Je vis alors le cercueil disparaître dans cette blancheur éclatante. Mon ami Clovis était parti. Il ne restait plus que ce puits de lumière ouvert sur l'infini... 
dimanche,
le 10 juin 2007
Journal (25)
UN AMOUR EXCLUSIF
Dans mon cas, je l'ai souligné plus haut, dès ce premier soir de ma "rencontre " avec Dieu, je voulais lui donner toute la place dans mon coeur. Pas à cause d'un choix pour Dieu au détriment d'un engagement envers les autres, mais à cause d'un attachement exclusif qui s'imposait à moi. Tout comme l'on ne peut aimer profondément dans une relation amoureuse qu'une personne à la fois, je sentais que l'amour exclusif d'une femme dans ma vie n'était pas possible. Je me sentais déjà engagé et pourtant ne demandant qu'à aller vers les autres afin de leur partager la Bonne Nouvelle du salut..
L'époux aime son épouse d'un amour exclusif et unique, ce qui ne l'empêche pas d'aimer ses enfants. Mais son amour pour eux est d'autant plus grand et magnifique parce qu'il vit un amour exclusif avec son épouse qui le fait vivre et grandir. De cet amour premier, découle une capacité d'aimer et de se donner, qui n'atteindrait jamais d'aussi haut sommet, sans cet amour des époux l'un pour l'autre. L'amour des enfants s'enracine dans ce premier amour qui fonde la famille et Dieu est la source même de l'amour entre les époux.
Dans la vocation sacerdotale ou religieuse, c'est la même dynamique qui est à l'oeuvre. Parce que je me consacre au nom de mon amour pour Dieu, cet amour m'invite à me donner aux autres. Il me donne de les reconnaître pour ce qu'ils sont, mes frères et mes soeurs, les enfants de Dieu dont j'ai la responsabilité avec lui.
Dans la vocation sacerdotale ou religieuse, l'amour pour le monde s'enracine et découle de cet amour pour Dieu, sans l'intermédiaire d'une relation privilégiée, avec un homme ou une femme. Mais là aussi, c'est une dynamique amoureuse qui est à l'oeuvre. Sinon, comment pourrait-on s'engager pour la vie sans amour?
Ma conversion me faisait entrer dans ce nouveau dynamisme, qui changerait l'orientation de ma vie. J'étais toujours fasciné, séduit par Dieu, par cette présence aimante en moi et la phrase de mon journal d'adolescent, prenait alors valeur prophétique : « Oui, Dieu existe et je serai missionnaire, héraut de son amour dans le monde entier. »
Ce fut un long cheminement qui mit neuf ans avant que je puisse répondre définitivement à cet appel en moi. Souvent, je désespérais de trouver une direction, mais Dieu mit des personnes sur ma route, des anges, qui me guidèrent à bon port, en m'aidant à reconnaître que je ne serais jamais pleinement heureux tant que je n'aurais pas répondu à cet appel qui m'habitait et auquel je souhaitais répondre de tout coeur.
Après être retourné aux études en théologie, chez les dominicains d'Ottawa, je vis un jour l'inscription devant le couvent qui annonçait les Frères prêcheurs. Je ne savais pas que c'était là le nom officiel des Dominicains. Ce fut pour moi une révélation. Frère prêcheur! Voilà ce que je voulais être. Le sort en était jeté, je serais dominicain, avec la grâce de Dieu. 
mardi,
le 5 juin 2007
Méditation
Le Verbe..."Il a la tête inclinée pour te saluer, la couronne sur la tête pour t'orner, les bras étendus pour t'embrasser, les pieds cloués pour rester avec toi."
(Catherine de Sienne. Le Dialogue. CXXVIII) 
lundi,
le 4 juin 2007
Journal (24)
SI DIEU EXISTAIT... (2)
Je crois être venu au monde avec cet appel particulier à chercher Dieu de toutes mes forces, dans une vie qui lui serait entièrement consacrée. Cette vocation aurait sans doute pu se réaliser dans le mariage ou dans un célibat engagé dans le monde. Mais c'est Dieu qui appelle et qui inspire des directions à nos choix de vie. Je dirais qu'il nous souffle à l'oreille ce qui pourra être, pour nous, la meilleure voie d'épanouissement, sans que cela veuille dire qu'il n'y ait pas différentes voies possibles. Mais certaines sont mieux adaptées à ce que nous sommes, à ce que nous portons comme richesses, talents et sensibilités...
Il y a des choix de vie où nous sommes mieux assurés de trouver notre bonheur, notre épanouissement personnel, même si parfois ces choix semblent aller contre la logique de ce monde. À notre époque, même le mariage est soupçonné. Avoir des enfants est quasiment perçu comme un geste irresponsable, dès que l'on dépasse un deuxième, si ce n'est dès le premier! Que dire alors de la vocation religieuse ou sacerdotale! Même des chrétiens s'en méfient et jugent parfois sévèrement ceux et celles qui s'y engagent.
La vocation religieuse ou sacerdotale est avant tout un choix de vie où celui ou celle qui s'y engage, y reconnaît une voie de bonheur et d'épanouissement supérieur à tout autre pour lui. Il s'agit d'une invitation de Dieu qui, secrètement, au fond du coeur de celui ou celle qui est appelé, met un désir profond de suivre le Christ avant toute chose. Cela devient le premier choix de vie.
C'est un choix qui doit se faire, ni par sentimentalisme, ni par culpabilité, ni par crainte de dire non à Dieu, comme le présentent certaines spiritualités qui caricaturent l'appel de Dieu. Mais ce choix doit être avant tout un oui au bonheur, en dépit des renoncements qu'il implique. Celui ou celle qui s'y engage, doit s'y engager parce qu'il y trouve sa joie. Il n'y a pas d'engagement de vie sans renoncements. Mais toujours, l'amour, la joie du don de soi, le désir de dire oui, nous font accepter les limites et les contraintes d'un choix de vie donnée, les avantages étant tellement supérieurs aux renoncements. Même ces derniers sont au service de l'amour et le font grandir, l'aide à atteindre sa pleine maturité. 