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Une organisation catholique nourrit les plus démunis alors que l’Inde a débuté trois semaines de confinement

Le gouvernement du Premier ministre Narendra Modi a déclaré un confinement d’une durée de 21 jours à compter du 25 mars. Trois jours après cette décision, 1,77 million de sans-abris sont particulièrement exposés et vulnérables à travers le pays. Face à cette situation, certaines initiatives ont vu le jour comme une campagne lancée par une chaîne de télévision catholique locale d’Indore, dans le centre du pays. La chaîne locale, Atmadarshan, a lancé un programme d’aide alimentaire dans les rues de la ville, tout en respectant les consignes de sécurité. Au 27 mars, l’Inde avait enregistré 13 décès et 664 cas d’infection.

Un groupe de médias catholiques du centre de l’Inde a lancé une campagne pour appeler à venir en aide aux plus pauvres, alors que l’Inde est en confinement total depuis le 25 mars, exposant des millions d’Indiens vivant dans les rues à la famine. Ainsi, un groupe de personnes travaillant pour la chaîne télévisée catholique Atmadarshan, à Indore, a lancé un programme alimentaire pour nourrir les sans-abris de leur région. « Tous les jours, nous distribuons une aide alimentaire à près de cinquante personnes vivant dans la rue », confie le père Anand Chirayath, directeur de la chaîne. L’Inde compte 1,77 million de sans-abris, dont la majorité mendient ou font de petits travaux pour tenter de survivre. Toutefois, le confinement total qui a été lancé le 25 mars les expose particulièrement, prévient le prêtre. Le Premier ministre Narendra Modi a imposé 21 jours de confinement, en demandant à plus d’1,3 milliard d’Indiens de rester chez eux afin de contenir la pandémie. Au 27 mars, l’Inde avait rapporté 13 décès et 664 cas d’infection. La décision a entraîné la fermeture de tous les restaurants et commerces non essentiels, et stoppé une grande partie de la circulation routière. « C’est un vrai problème pour la survie de nombreuses personnes qui se sentent abandonnées, et qui dépendent de l’aumône », ajoute le père Chirayath. Le prêtre confie que plusieurs membres de son équipe « voulaient faire quelque chose pour eux », et tous ont accepté de lancer la campagne #feedaStomach sur leur chaîne et sur les réseaux sociaux.

« Quand nous avons traversé un centre d’affaires habituellement bondé, c’était désert. Mais une personne âgée d’environ 50 ans était en train de chercher de la nourriture dans une poubelle », raconte Famin Jacob, qui participe au programme. « Nous lui avons offert un plat chaud, composé de riz et de viande. Cela l’a rendu heureux. » Le père Chirayath explique que son équipe compte un cuisinier professionnel. « Nous nous sommes tous soigneusement lavés et désinfectés avant de cuisiner, d’envelopper les repas et de distribuer la nourriture. Nous respectons rigoureusement les mesures de précaution annoncées par le gouvernement, pour nous assurer que notre mission puisse continuer toute la durée des 21 jours de confinement annoncés », confie-t-il. Anjana Kullu, une volontaire qui a participé à l’initiative, explique qu’au début, elle avait peur d’être contaminée. « Mais quand j’ai vu que tout le monde prenait autant de précautions, en portant des masques et des gants, j’ai compris que je n’avais rien à craindre. C’était une expérience unique. Tout en distribuant l’aide alimentaire, nous respectons les distances sociales recommandées », assure Anjana, qui explique avoir vu « beaucoup de personnes assises dans la rue, qui avaient faim et qui cherchaient comment se nourrir ». Selon Aarti Anthony, un autre volontaire, ils ont donné la priorité à ceux qui étaient couchés sur le trottoir et qui ne pouvaient pas marcher. Le père Chirayath confie que l’initiative a été bien accueillie par le public. « Beaucoup ont proposé leur aide. Notre tentative a également inspiré certains à reproduire cette initiative dans leur région. »

(Avec Ucanews)