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L’engagement pour les réfugiés, épreuve de fidélité pour les chrétiens

Le card. Veglio évoque la préoccupation historique du Saint-Siège pour les migrants

La défense et l’accueil des réfugiés est « un  domaine d’engagement important pour vérifier la fidélité à la mission ecclésiale », estime le cardinal Antonio Maria Vegliò, président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement. Pour la fin de l’année 2016, il fait le point sur l’engagement officiel du Vatican vis-à-vis des migrants.

Dans une intervention rapportée par L’Osservatore Romano daté du 30 décembre, le président du Conseil pontifical — qui cessera d’exister au 1er janvier, englobé dans le Dicastère pour le développement humain intégral — revient sur l’engagement constant de l’Eglise pour les réfugiés, depuis la moitié du XXe siècle.

Pie XII, rappelle-t-il, fonda dès 1944 la Commission pontificale d’assistance aux réfugiés et écrivit en 1952 la constitution apostolique Exsul familia, « considérée encore aujourd’hui comme la ‘magna charta’ de la pastorale migratoire ».

Sous les pontificats de Jean XXIII et Paul VI, poursuit le cardinal Vegliò, le Saint-Siège participa « à toutes les initiatives que les organisations internationales promurent pour la protection des réfugiés ». Paul VI institua en 1970 la Commission pontificale « de spirituali migratorum atque itinerantium cura » qui devint le Conseil pontifical en 1988, avec la promulgation de la constitution apostolique Pastor bonus de Jean-Paul II.

Le pape polonais et son successeur Benoît XVI, rappelle-t-il, redirent incessamment le devoir de solidarité avec les migrants, « quelles que soient les différences ethniques, économiques et idéologiques ».

Le cardinal Vegliò souligne aussi la préoccupation du pape François « pour les migrations forcées » et « sa proximité envers les réfugiés et les victimes du trafic de personnes ». Il salue les nombreux gestes du pape argentin « qui ont secoué les consciences des personnes et des Etats ».

« Nous sommes tous appelés, conclut-il, à suivre le chemin que le pape François nous indique comme ‘révolution de la tendresse’ » et à ne pas « avoir peur de mondialiser la solidarité ».

SOURCE : ZENIT NEWS