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Le grand rabbin de France demande une prompte réaction aux persécutions des minorités d’Orient

Lors d’une cérémonie en mémoire des Martyrs de la déportation, dimanche 21 septembre à la grande synagogue de la Victoire à Paris, le grand rabbin de France a souhaité que les pays réagissent plus « promptement » qu’ils ne l’ont fait « lors de la Shoah » face aux persécutions des minorités religieuses en Orient.

Le grand rabbin de France Haïm Korsia s’est inquiété dimanche 21 septembre du sort des « minorités persécutées d’Orient », souhaitant que les pays réagissent plus « promptement » qu’ils ne l’ont fait « lors de la Shoah », dans son discours prononcé à la cérémonie en mémoire des Martyrs de la déportation.

« La situation actuelle des minorités religieuses dans le monde, et en particulier en Orient, entre hélas en résonance avec la commémoration d’aujourd’hui », a-t-il dit dans la grande synagogue de la Victoire, à Paris, énumérant « les chrétiens affublés du ’noun’ de l’infamie, comme nos parents l’étaient de l’étoile jaune, les centaines de Yazidis enterrés vivants, les femmes vendues comme esclaves ».

« Qui se lèvera pour les minorités persécutées d’Orient ? », a-t-il demandé. « La douleur de la Shoah, des siècles de massacres et de persécutions, ont sculpté dans le judaïsme un amour de l’Humanité: oui, la barbarie nous touche. En tant que Français et en tant que juif, elle nous touche doublement. »

« C’EST LA SOCIÉTÉ TOUT ENTIÈRE QUI DOIT SE MOBILISER »

Le grand rabbin a « formé le vœu d’une réaction plus prompte des nations, de l’Europe, de la France, de notre monde attaqué en ses racines, que celle qui prévalut lors de la Shoah ». « Que nous n’arrivions pas trop tard ! », a-t-il lancé.

« S’il est une chose, une seule chose que la Shoah nous a apprise, c’est que le mal existe, qu’il est humain, sinon banal, et qu’il revient à l’homme, et à l’homme seul, avec sa foi et son espérance, de le combattre. »

L’antisémitisme « n’est pas la seule affaire de la communauté juive », la lutte contre l’antisémitisme et le racisme « doit être l’affaire de tous », a-t-il ajouté. « C’est la société tout entière qui doit se mobiliser et se lever comme un seul homme, pour permettre à chacun d’être et de vivre ce qu’il est, pour réinventer le vivre-ensemble et notre destin national commun. »

AFP