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La rencontre interreligieuse avec le pape, message pour le Caucase

La rencontre interreligieuse à Bakou, lors du voyage apostolique du pape François en Azerbaïdjan, le 2 octobre 2016, a été « un message de paix et de fraternité », a affirmé le cardinal Jean-Louis Tauran. Un message important « pour le Caucase, où les tensions à fond ethnique et religieux ne manquent pas », a fait observer le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux à l’antenne de Radio Vatican.

Deux jours après la rencontre qui a eu lieu dans la mosquée de la capitale, le chef de dicastère a expliqué qu’elle avait été un « message pour le monde » : « le dialogue – et non la guerre – est la voie maîtresse, la seule à être digne d’être parcourue si l’on veut aller vers la justice et la paix ». Et le cardinal Tauran d’inviter à « se connaître, s’apprécier, savoir écouter » : « attentions dans le quotidien de la vie » qui créent « une culture de la paix ».

Cette initiative, dernière étape du déplacement du pape en Géorgie et en Azerbaïdjan, a donc été « un message de paix et de fraternité, en particulier pour le Caucase, où les tensions à fond ethnique et religieux ne manquent pas », a estimé le cardinal français. Le cheikh des musulmans du Caucase, Allahshukur Pashazadeh, de confession chiite, qui a accueilli le pape, « a aussi une responsabilité au niveau régional et jouit d’un grand respect et d’une grande sympathie », a-t-il assuré.

En Azerbaïdjan, où la quasi totalité de la population est musulmane – avec seulement quelques centaines de catholiques – le climat est « plutôt favorable » au dialogue entre juifs, chrétiens et musulmans, a souligné le cardinal Tauran. « Les chefs religieux sont apparus plusieurs fois ensemble ; Ils sont venus ensemble à Rome. (…) Le gouvernement lui-même s’active pour promouvoir le dialogue interculturel et interreligieux ».

« La particularité de ce voyage, a expliqué le cardinal, c’est d’être en quelque sorte le prolongement du récent voyage en Arménie: nous n’ignorons pas les fortes tensions qui divisent ces deux pays. Les religions et leurs leaders, ainsi que leurs disciples ont une responsabilité et une mission spéciale orientée vers le dialogue, la réconciliation et la paix ».

Avec une traduction d’Océane Le Gall

SOURCE : ZENIT NEWS