Dominicains du Canada
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SERVICE CATéCHéTIQUE EMMAÜSMarie 2 : Marie, Mère de DieuQue Marie soit la mère de Jésus, le Nouveau Testament l'atteste à maintes reprises (cf. Mt 1,18; 2,11.13.20; 12,46; 13,55; Jn 2,1; Ac 1,14). Le récit de la Nativité indique sans ambiguïté que Marie, comme toute autre mère, a porté Jésus durant neuf mois dans son sein et que, lorsque son temps fut venu, elle l'a mis au monde (cf. Le 2,5-7). Ce qui est signifié par là, c'est plus qu'une maternité physique et plus qu'une relation purement individuelle entre Jésus et Marie. Celle-ci n'est pas seulement la mère du Seigneur selon la chair; sa foi est une dimension essentielle de sa maternité. Avant de concevoir charnellement Jésus, elle l'avait accueilli et conçu dans la foi. Plus encore que l'exclamation: Heureuse celle qui t'a porté et allaité!, c'est la réponse de Jésus qui s'applique à elle: Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l'observent (Le 11,27-28; cf. 8,21). Auparavant, Elisabeth avait déjà loué Marie pour sa foi: Bienheureuse celle qui a cru (Le 1,45). Par son oui, Marie, en tant que mère de Jésus, est aussi un personnage-clé de l'histoire du salut. C'est pourquoi Luc l'honore du titre de Mère du Seigneur (cf. Le 1,43). Le récit de l'annonciation dans l'évangile de Luc nous indique de façon encore plus précise ce que signifie la maternité de Marie: celle-ci n'est pas seulement la mère de Jésus et la mère du Seigneur, mais la mère du Fils de Dieu. L'Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint et sera appelé Fils de Dieu (Le 1,35; cf. Ga 4,4). Dans ce passage, on perçoit un écho du récit de l'Ancien Testament, d'après lequel la gloire de Dieu marchait devant Israël sous la forme d'une nuée lumineuse (cf. Ex 13,21) et demeurait même au milieu du peuple dans la tente sacrée (cf. Ex 40,34). La nuée est le symbole de la présence toute-puissante de Dieu au milieu de son peuple. Que l'Esprit de Dieu couvre Marie de son ombre, signifie qu'elle est la nouvelle demeure de Dieu, la nouvelle tente de l'Alliance, dans laquelle le Verbe de Dieu a choisi d'habiter parmi nous (cf. Jn 1,14). En partant de ces textes bibliques, l'Eglise a pu, au troisième concile ocuménique, le concile d'Ephèse (431), enseigner que Marie est la mère de Dieu. Cet article de foi est commun à tous les chrétiens. Les réformateurs du XVI siècle, eux aussi, y sont restés attachés. L'expression mère de Dieu doit être bien comprise. Bien entendu, Marie n'a pas enfanté Dieu en tant que tel. Ce ne serait pas l'Evangile, mais de la pure mythologie, où il est souvent question d'un principe féminin dans la divinité et parfois même d'une quaternité (divinité quadruple). Marie, telle que la présente la Bible et telle que la voit l'Eglise, est et reste une créature! Elle n'a pas enfanté Dieu en tant que tel, mais Jésus-Christ dans son humanité ontologiquement unie à sa divinité. La foi en la maternité divine de Marie est donc, en définitive, une conséquence de la foi en Jésus-Christ, qui est, dans l'unité de sa Personne, vrai Dieu et vrai homme. Quand l'Eglise vénère Marie comme mère de Dieu, elle veut par là glorifier Jésus-Christ qui est, lui, l'unique Médiateur entre Dieu et les hommes. (Cet article est tirée du Catéchisme allemand pour adultes. La foi de l'église, Centurion / Cerf, 1987) |
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