Dominicains du Canada
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SERVICE CATéCHéTIQUE EMMAÜSRésurrection 6 : La résurrection nous révèle DieuQuand le Nouveau Testament parle de la résurrection de Jésus, il la caractérise toujours comme un effet de la puissance de Dieu. \ En ressuscitant Jésus, Dieu se révèle définitivement comme le maître de la vie et de la mort, qui tient tout dans sa main, à qui tout appartient, en qui on peut avoir une confiance absolue tout au long de sa vie et jusque dans la mort. Déjà l'Ancien Testament disait : Le Seigneur fait mourir et fait vivre, descendre aux enfers et remonter (1 S 2,6). Paul peut donc définir Dieu, dans la ligne du judaïsme, comme le Dieu qui fait vivre les morts (Rm 4,17; cf. 2 Co 1,9). La formule Dieu, qui a ressuscité Jésus d'entre les morts (cf. Rm 4,24; 8,11; 2 Co 4,14; Ga 1,1, etc.) devient dans le Nouveau Testament la définition même de Dieu. La résurrection de Jésus fait apparaître d'une manière définitive et insurpassable qui est Dieu: celui dont la puissance englobe la vie et la mort, l'être et le non-être; le Dieu vivant qui est vie et qui donne la vie, qui est amour créateur et fidélité; celui en qui, par conséquent, on peut avoir une confiance sans limites jusque dans l'effondrement de toutes nos possibilités humaines. La foi en la résurrection de Jésus n'est donc pas une addition à la foi, mais le cœur même de la foi en Dieu, dont la puissance enveloppe et porte toute vie. En prenant position pour ou contre la foi pascale, il nous faut dire si nous croyons pouvoir vivre par nos propres moyens et par ceux que le monde met à notre disposition, ou si nous prenons le risque de faire totalement confiance à Dieu, dans la vie comme dans la mort, et de vivre tout entiers à partir de lui et pour lui. La foi pascale appelle de notre part une décision fondamentale à propos de l'orientation et du sens de l'existence dans son ensemble : oui ou non, prenons- nous au sérieux la divinité de Dieu? Paul a décrit d'une manière impressionnante l'existence portée par cette force que donne la foi en la résurrection: Pressés de toute part, nous ne sommes pas écrasés; nous sommes dans des impasses, mais nous arrivons à passer; pourchassés, mais non rejoints; terrassés, mais non achevés; sans cesse nous portons dans notre corps l'agonie de Jésus, afin que la vie de Jésus soit elle aussi manifestée dans notre corps. Toujours, en effet, nous les vivants, nous sommes livrés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie de Jésus soit elle aussi manifestée dans notre existence mortelle (2 Co 4,8-11). L'apôtre lui-même, dans son effort apostolique, est une manifestation éclatante (une épiphanie) de la réalité de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ; comme lui, tout chrétien doit exprimer dans sa vie, son activité et sa mort, la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Il doit tendre vers ce qui l'attend au ciel, où le Christ est assis à la droite de Dieu; il doit diriger son esprit vers ce qui est céleste et non vers ce qui est terrestre (cf. Col 3,1-2). Cela ne signifie pas, - l'apôtre Paul lui-même en est la meilleure preuve, - que l'on méprise les biens terrestres et qu'on laisse à d'autres le soin de s'engager pour la cause de Dieu en ce monde. Il s'agit plutôt d'orienter notre monde vers son avenir ultime et de puiser dans l'espérance du ciel la force de vivre et de travailler sur la terre.
(Cet article est tiré du Catéchisme allemand pour adultes. La foi de l'église, Centurion / Cerf, 1987) |
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