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Spiritualite2000.com
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Novembre
2002 |
Pas
à pas, un certain lundi soir
Maxime Allard,
O.P. et Denis Gagnon, O.P.
Pour mieux connaître la liturgie
des Heures et son fonctionnement, quoi de plus simple que
de plonger directement dans un Office ? C'est ce que vous
propose le présent feuillet.
À partir de l'Office du soir du
lundi de la semaine I, découvrez tout ce que vous
avez toujours voulu savoir sur le déroulement d'un
office... sans jamais oser le demander ! Alors, prenez votre
Prière du temps présent, ou les quatre volumes
de Liturgie des Heures, et suivez-vous !
N.B. L'abréviation PGLH signifie
«Présentation générale de la
liturgie des heures», Liturgie des heures, tome I,
p. 17*-84*.
haque
office ou Heure commence par le verset : « Dieu, viens
à mon aide. Seigneur, à notre secours. ».
On dit ensuite le « Gloire au Père ».
Au tout premier office de la journée, ce verset est
remplacé par la prière: « Seigneur,
ouvre mes lèvres. Et ma bouche publiera ta louange.
» Suit immédiatement le psaume invitatoire
avec une antienne qui peut être répétée
après chaque strophe. On termine avec le «
Gloire au Père ».
Comme son nom l'indique, le psaume invitatoire
invite à la louange. On peut choisir l'un ou l'autre
des psaumes 23 ; 66 ; 94 ; 99. Ils se trouvent dans les
pages cartonnées au tout début de Prière
du temps présent.
L'Invitatoire se place au début de
tout le cycle de la prière quotidienne, c'est-à-dire
en tête de l'office du matin ou de l'office de lecture,
suivant que c'est l'un ou l'autre de ces actes liturgiques
qui inaugure la journée. On peut cependant, si on
le juge opportun, omettre le psaume invitatoire quand il
devrait se placer avant l'office du matin. (PGLH, no 35)
L'hymne donne à chaque office sa tonalité
propre. Le chant est la façon habituelle d’interpréter
l'hymne, mais elle peut aussi être proclamée
par une seule voix. On trouvera des propositions de mélodies
dans Hymnaire noté de la Liturgie des Heures*.
Durant l'Avent*, le Temps de Noël*, le
Carême*, le Temps pascal*, aux jours de solennité*,
de fête* et pour certaines mémoires*, on utilise
une hymne propre qu'on trouve dans la section concernée.
Pour l'office du milieu* du jour, voir l'hymne
dans Prière du temps présent, p. 586 et suivantes;
dans Liturgie des heures, tome I, p. 668 et suivantes; tome
II, p. 811; tome III, p. 484; tome IV, p. 386.
La psalmodie comprend deux psaumes (ou deux
extraits de psaume) et un cantique tiré de l'Ancien
Testament (le matin) ou du Nouveau (le soir). Chaque psaume
est présenté dans le livre par un titre en
caractères gras, une citation biblique ou patristique
et une ou deux antiennes. Seule l'antienne est proclamée
ou chantée durant la célébration. Le
titre et la citation sont là pour proposer un sens,
une coloration à la prière. L'antienne est
habituellement chantée. Elle peut être reprise
au cours du psaume; elle peut aussi être répétée
à la fin.
À la fin de chaque psaume, on proclame
ou on chante le « Gloire au Père ».
Les psaumes sont répartis sur 4 semaines.
On commence toujours avec la première semaine au
premier dimanche de l'Avent, du Carême, de Pâques,
du Temps ordinaire. Certaines fêtes ont des psaumes
particuliers. Trois psaumes (77, 104, 105) sont réservés
aux temps privilégiés, pour l'Office de lecture.
Dans certains cas, en fonction de l'assemblée, on
pourra choisir d'autres psaumes que ceux indiqués.
Lorsqu'un psaume est partagé en plusieurs
sections, il peut être dit ou chanté d'un seul
tenant. [...] La prière des psaumes, pour être
profitable, demande à être favorisée
par divers moyens : le chant, l'antienne, un temps de silence,
une oraison psalmique. On ne passera pas sans transition
d'un psaume à un autre. (Prière du temps présent,
p., XXXVII)
Durant l'Avent, le Temps de Noël, le
Carême, le Temps pascal, aux jours de solennité,
de fête et pour certaines mémoires, on utilise
des antiennes propres qu'on trouve dans la section concernée.
À l'Office du matin, le deuxième
psaume est remplacé par un cantique de l'Ancien Testament.
À l'Office du soir, le troisième psaume est
remplacé par un cantique tiré des épîtres
ou de l’Apocalypse.
Aux solennités, aux fêtes, à
certaines mémoires, on utilise des psaumes différents
de ceux du Temps ordinaire. On les trouve soit au lieu de
la solennité ou de la fête, soit au commun
des saints. À Complies il n'y a habituellement qu'un
seul psaume.
Chaque psaume a des accents, des couleurs,
un ton particuliers. Tantôt chant de joie, tantôt
prière de supplication, le psaume, comme les cantiques,
appellent le chant. Celui-ci peut prendre diverses formes:
- chant personnel, si on célèbre
seul ;
- chant collectif, si on célèbre en petit
ou moyen groupe ;
- chant alterné en deux chœurs pour les assemblées
plus grandes ;
- chant d'un ou d'une soliste, qui invite l'assemblée
à reprendre le refrain.
Ce chant peut être simple ou plus orné,
avec ou sans accompagnement musical.
Psaumes et cantiques peuvent aussi être
simplement proclamés à haute voix. Là
aussi diverses modalités existent. La plus courante
est de partager l'assemblée en deux et chaque moitié
alterne entre les strophes des psaumes.
La Parole de Dieu propose de brefs extraits
de la Bible (Ancien et Nouveau Testament). Ces lectures
peuvent être enrichies ou remplacées par d'autres
passages bibliques tirés de l'Office des lectures,
du lectionnaire de la messe ou directement d'une bible.
Un climat de silence favorise l'écoute de la Parole
de Dieu.
Aux solennités, aux fêtes, à
certaines mémoires, on utilise une Parole de Dieu
différente de celle du Temps ordinaire. On la trouve
soit au lieu de la solennité ou de la fête,
soit au commun des saints.
L'Office des lectures propose des passages
plus longs de la Bible. On les trouve dans Liturgie des
heures ou dans le Livre des jours. Chaque jour, la lecture
biblique est suivie d'une lecture patristique ou spirituelle.
Le répons permet de laisser la Parole
de Dieu pénétrer le coeur. Il peut être
remplacé par un temps de silence ou un chant de méditation.
La première phrase, précédée
de R et assez souvent coupée par un astérisque
(*), sert de refrain. L'assemblée la répète
après que le soliste l'ait dite ou chantée
une première fois. Après la deuxième
phrase (V), la troisième, s'il y a lieu, et après
le « Gloire au Père », on répète
en entier ou seulement la partie qui suit l'astérisque
(*).
À l'Office du milieu du jour, le répons
ne comprend qu'un court verset en deux lignes. La première
ligne est lue ou chantée par le soliste; la seconde
par l'assemblée.
Lorsqu'on célèbre seul la liturgie
des Heures, il n'est pas nécessaire de faire les
répétitions, à moins que le sens du
texte ne l'exige.
À l'Office du soir, on proclame le
cantique évangélique de Marie (Magnificat),
avec son antienne. À l'Office du matin, on proclame
le cantique évangélique de Zacharie (Benedictus)
avec son antienne. « Ces cantiques, maintenus par
l'usage séculaire et populaire de l'église
romaine, expriment la louange de la rédemption et
l'action de grâce. » (PGLH, no 50) Ces deux
cantiques constituent les sommets de la liturgie des Heures.
Ils sont traités comme la lecture évangélique
à l'eucharistie : on chante debout, en traçant
le signe de croix sur soi au début; on encense l'autel
aux jours de grandes fêtes.
On trouve le cantique évangélique
de Marie dans Prière du temps présent, p.
594 ; dans Liturgie des heures, tome I, p. 672 ; tome II,
p. 816 ; tome III, p. 488 ; tome IV, p. 390. On trouve le
cantique évangélique de Zacharie dans Prière
du temps présent, p. 584 ; dans Liturgie des heures,
tome I, p. 666 ; tome II, p. 809 ; tome III, p. 482 ; tome
IV, p. 384. Ces deux cantiques évangéliques
se trouvent aussi dans les pages cartonnées au tout
début de chaque volume et sur l'encart qui l'accompagne.
À Complies, on proclame, précédé
d’une antienne, « le cantique évangélique
Maintenant, ô Maître Souverain (Nunc dimittis),
qui est en quelque sorte le sommet de toute cette heure
liturgique » (PGLH, no 89).
Lors des solennités et des fêtes,
on proclame l'hymne de louange à l'Office des lectures.
À l'Office du milieu du jour, il n'y
a pas de cantique évangélique, ni d'hymne
de louange.
Prière de demande à l'Office
du soir, l'intercession est davantage louange et offrande
le matin. Même récitée individuellement,
elle est toujours prière de toute l'église,
pour toute l'église et pour le salut du monde. Elle
commence par une brève invitation de la personne
qui préside la célébration. Une autre
lit les intentions. L'assemblée reprend le refrain
après chacune ou observe un temps de silence. Des
intentions particulières peuvent être ajoutées.
« On peut, en groupe, alterner les deux parties de
chaque intention entre une seule personne et toute l'assemblée.
En privé, on peut lire les intentions (sans la monition
d'ouverture) comme une orientation donnée à
la prière personnelle. » (Prière du
temps présent, p. XXXIII)
En célébration privée,
on peut omettre l'invitation et le refrain après
chaque intention. L'intercession se prolonge dans la récitation
du Notre Père.
L'ensemble composé de l'intercession
et du Notre Père se termine par une oraison qui résume
et unifie la prière. Durant l'Avent, le Temps de
Noël, le Carême, et le Temps pascal, aux jours
de solennité, de fête et pour certaines mémoires,
on utilise une oraison conclusive propre qu'on trouve dans
la section concernée.
L'Office du matin et l'Office du soir se terminent
par une bénédiction et un envoi comme à
l'eucharistie ou, en privé, par un souhait. D'abord,
la salutation « Le Seigneur soit avec vous –
Et avec votre esprit. » Ensuite, la bénédiction
« Que Dieu tout-puissant vous bénisse... »
Enfin, l'envoi proprement dit : « Allez, dans la paix
du Chris t». Un mandat est confié aux membres
de l'assemblée de poursuivre la mission de l'église
dans leur milieu. L'assemblée répond : «
Nous rendons grâce à Dieu ». La vie de
tous les jours est aussi célébration d'action
de grâce. On trouve la formule de conclusion dans
Prière du temps présent, p. 585 et 595 ; dans
Liturgie des heures, tome I, p. 667 et 673 ; tome II, p.
810 et 816 ; tome III, p. 483 et 489 ; tome IV, p. 385 et
391.
L'Office des lectures et l'Office du milieu
du jour se terminent par l'acclamation : « Bénissons
le Seigneur » à laquelle l'assemblée
répond en proclamant : « Nous rendons grâce
à Dieu ». Complies a sa conclusion propre à
chaque jour.
Cet article est tiré de la revue
Célébrer les Heures. On peut en savoir
davantage sur cette revue en écrivant à Célébrer
les Heures, 2715, chemin de la Côte-Sainte-Catherine,
Montréal (Québec) H3T 1B6, Canada.