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Spiritualite2000.com
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20
novembre 2001
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Humains
sans frontières
par Denis Gagnon, o.p.
n
dit que, durant les 2 500 dernières années, la terre
n'a connu que deux ou trois cents années de paix. Ou, pour
être plus précis, il y a deux ou trois cents ans
où nous n'arrivons pas à localiser un conflit quelque
part sur la planète. Ce qui ne signifie pas qu'il n'y en
ait pas eu. Depuis le premier conflit entre Caïn et Abel,
le monde entier gémit dans les douleurs d'un enfantement
difficile. Les tortures, comme au temps de Néron à
Rome ou d'Henri VIII en Angleterre ont eu des descendants. De
nos jours encore, on maltraite et on tue. Il n'existe pas de guerre
sans injustice. Ni de guerre juste d'ailleurs! Il paraît
que, au Québec, 1 500 enfants sont maltraités par
leurs parents. Il ne se passe pas une semaine sans que les journaux
révèlent l'assassinat d'une femme ou d'un homme
par son conjoint. Depuis que le monde existe, les habitants de
cette terre connaissent guerres et soulèvements. Ils sont
témoins de tremblements de terre, d'épidémies
et de famines.
Le
monde se détériore. En même temps, il s'améliore.
Nous nous donnons de plus en plus de moyens de protection. Les
Nations Unies, la Croix Rouge, les organismes comme Médecins
sans frontière placent la terre du côté du
soleil. Les mass médias nous permettent de nous connaître
et de mieux nous connaître pour mieux nous comprendre. Des
mouvements de solidarité s'organisent pour construire plutôt
que détruire.
Depuis
toujours, l'humanité se déplace dans un va-et-vient
entre la guerre et la paix, entre l'épreuve, l'échec
et le succès. Ce balancement continuel permet aux hommes
et aux femmes de se dépasser, d'aller jusqu'au bout de
leurs possibilités.
Le
petit garçon qui commence à jouer au hockey patine
sur la bottine pendant un certain temps. Il joue plusieurs parties
sur le derrière avant de réussir à passer
la rondelle et à faire des montées qui ont de l'allure.
Malgré les déboires des premières fois, il
pose de bons gestes dès la première partie.
Dans
notre vie, dans l'histoire du monde, il en va de même. En
nous promenant entre l'épreuve et le succès, entre
des situations de mort et des situations de naissance, nous avançons.
Nous parvenons progressivement à la liberté. En
même temps que la nuit disparaît, le jour se lève.
Le
jeune hockeyeur peut se décourager. S'il est têtu,
assez têtu pour se relever chaque fois qu'il pique du nez,
il peut devenir un bon joueur. Nous pouvons nous laisser abattre
par l'épreuve. Nous pouvons aussi la surmonter. Nous pouvons
utiliser l'échec pour nous dépasser. Après
Médecins sans frontières et Reporters sans frontières,
il faudrait peut-être mettre sur pied Humains sans frontières.
Pas seulement pour traverser les frontières des pays, des
peuples, des races. Mais aussi pour dépasser les frontières
intérieures des blocages, des résistances, des découragements,
des peurs...
Jésus,
qui a connu l'épreuve suprême de la mort, nous dit:
Ne vous effrayez pas... C'est par votre persévérance
que vous obtiendrez la vie.
- Radio Ville-Marie 91.3
FM
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