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Spiritualite2000.com
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16
juin 2002
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Un jardin
qui promet
par Denis Gagnon, o.p.
'été
est arrivé. Les vacances sont là. Et les voyages pour
aller voir la beauté du monde: le blé à perte
de vue dans les plaines de l'Ouest, les plages rouges de l'Île-du-Prince-édouard,
les paysages des Laurentides, un peu partout des lacs, des rivières,
des forêts.
Mais si belle que soit la nature, Dieu a fait encore plus beau
en créant les êtres humains. Il a voulu qu'ils soient
capables d'entrer en relation les uns avec les autres, qu'ils puissent
réaliser ensemble des projets, qu'ils puissent s'apprécier
et donner leur vie les uns aux autres.
Depuis les débuts de la création du monde, Dieu caresse
un rêve: il veut que tous les hommes et toutes les femmes,
de tous les milieux et de toutes les époques, puissent entrer
en communion avec lui, partager sa vie, être heureux de son
bonheur.
Il a lui-même fait les premiers pas. Il est venu. Dans un
coin perdu de la terre, Jésus a été la première
communion totale de Dieu et de l'humanité. Avec Jésus,
un amour nouveau a été semé dans le jardin
du monde, un royaume appelé à grandir jusqu'à
la taille même de Dieu.
Voilà l'histoire du monde, une belle histoire, une histoire
d'amour, une histoire comme seul Dieu peut en faire une.
Malheureusement, il y a une ombre au tableau. Malgré les
projets de Dieu, malgré sa bonté, malgré sa
puissance, le mal a pris racine dans le jardin du monde; l'ivraie
pousse à travers le bon grain.
Et notre première réaction, c'est d'arracher le plus
rapidement possible la mauvaise herbe, pour éviter qu'elle
prenne trop de place, qu'elle étouffe ce que Dieu a semé.
Je ne connais pas grand'chose en botanique, mais quelqu'un m'a
dit que lorsque l'ivraie commence à pousser, il ressemble
comme deux gouttes d'eau aux jeunes pousses de blé. Au point
qu'on peut facilement se tromper.
La parabole du bon grain et de l'ivraie nous invite à la
patience, à laisser pousser ce qu'il y a dans le jardin du
monde, et surtout à laisser Dieu faire lui-même le
ménage de son jardin. Il est un jardinier plus compétent
que nous.
De toute façon, nous n'avons pas le droit de manquer de
confiance: ce que Dieu sème en nous et autour de nous, est
gros comme une graine de moutarde, mais ça devient un grand
arbre. Tout ce que Dieu réalise, c'est du solide, c'est plein
de santé. Le mal ne sera jamais assez fort pour l'étouffer.
Celui qui peine, celui qui traverse un moment difficile reste serein:
le blé de Dieu est plus fort que la mauvaise herbe. La récolte
sera sûrement belle.
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