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Mars
2001 |
- Prière sur l'amour de
Dieu
- de saint Jean-Marie
Vianney (1786-1859)
Je
vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer
jusqu'au dernier soupir de ma vie.
Je
vous aime, ô mon Dieu infiniment aimable, et j'aime mieux
mourir en vous aimant que de vivre un seul instant sans vous
aimer.
Je
vous aime, Seigneur, et la seule grâce que je vous demande,
c'est de vous aimer éternellement.
Mon
Dieu, si ma langue ne peut dire à tous moments que je vous
aime, je veux que mon cour vous le répète autant de fois que
je respire.
Mon
Dieu, faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant et de vous
aimer en souffrant.
Je
vous aime, ô mon divin Sauveur, parce que vous avez été
crucifié pour moi; je vous aime, ô mon Dieu, parce que vous me
tenez ici-bas crucifié pour vous.
Mon
Dieu, à proportion que je m'approche de la fin, faites-moi la
grâce d'augmenter mon amour et de le perfectionner.
- Mourir et ressusciter
avec Toi !
- de Mère Térésa
- Seigneur
crucifié et ressuscité,
- apprends-nous
à affronter
- les
luttes de la vie quotidienne,
- afin
que nous vivions
- dans
une plus grande plénitude.
- Tu
as humblement et patiemment accueilli
- les
échecs de la vie humaine,
- comme
les souffrances de ta crucifixion.
- Alors
les peines et les luttes
- que
nous apporte chaque journée,
- aide-nous
à les vivre
- comme
des occasions de grandir
- et
de mieux te ressembler.
- Rends-nous
capables de les affronter
- patiemment
et bravement,
- pleins
de confiance dans ton soutien.
- Fais-nous
comprendre
- que
nous n'arrivons à la plénitude de la vie
- qu'en
mourant sans cesse à nous-mêmes
- et
à nos désirs égoïstes.
- Car
c'est seulement en mourant avec toi
- que
nous pouvons ressusciter avec toi.
-
- Que
rien, désormais,
- ne
nous fasse souffrir ou pleurer
- au
point d'en oublier le joie de ta résurrection!
- Tu
es le soleil éclaté de l'Amour du Père,
- Tu
es l'Espérance du bonheur éternisé,
- Tu
es le feu de l'amour embrasé.
- Que
le joie de Jésus soit force en nous
- et
qu'elle soit, entre nous, lien de paix,
- d'unité
et d'amour.
- Amen
Mère
Térésa
Prières
pour le temps pascal, Christ est vivant, 1993
-
- La Pâque
- de
Méliton de Sardes
- C'est
lui qui est la Pâque de notre salut.
- C'est
lui qui supporte beaucoup en un grand nombre :
- C'est
lui qui fut
- en
Abel tué
- en
Isaac lié
- en
Jacob mercenaire,
- en
Joseph vendu,
- en
Moïse exposé,
- en
l'agneau immolé,
- en
David persécuté,
- dans
les prophètes déshonoré
-
- C'est
lui qui en une vierge fut incarné,
- qui
sur le bois fut suspendu,
- qui
en terre fut enseveli
- qui
d'entre les morts fut ressuscité,
- qui
vers les hauteurs des cieux fut élevé.
- C'est
lui l'agneau sans voix,
- c'est
lui l'agneau égorgé,
- c'est
lui de Marie la bonne agnelle,
- c'est
lui pris du troupeau
- et
à l'immolation traîné
- et
le soir tué
- et
de nuit enseveli
- qui
sur le bois ne fut pas broyé,
- en
terre ne fut pas corrompu,
- ressuscita
des morts
- et
ressuscita l'homme du fond du troupeau.
- Celui
qui suspendit la terre est suspendu,
- celui
qui consolida tout est retenu sur le bois,
- celui
qui est Maître est outragé,
- celui
qui est roi d'Israël est écarté par une main israëlite.
O
meurtre inouï! O injustice sans vue!
- Le
maître a été changé dans son aspect, le corps étant
mis à nu,
- et
n'a pas même été jugé digne d'un vêtement pour
qu'il ne soit pas vu.
-
- C'est
pourquoi les luminaires se détournèrent et avec eux le
jour s'obscurcit pour cacher celui qui était dénudé
sur le bois,
- pour
obscurcir non le corps du Seigneur, mais les yeux de ces
hommes.
- Et
en effet le peuple ne tremblant pas,
- ce
fut la terre qui trembla;
- le
peuple n'étant pas saisi d'effroi,
- ce
furent les cieux qui s'épouvantèrent;
- le
peuple ne mettant pas en pièces (ses vêtements),
- ce
fut l'ange qui se déchira;
- le
peuple ne s'étant pas lamenté,
- ce
fut le Seigneur qui tonna du ciel
- et
le Très-Haut qui donna de la voix.
Méliton
de Sardes.
Sur la Pâque, trad. Othmar Perler, Sources chrétiennes, 1966,
pp. 99-101 et 117-119
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