Accueil
Actualités
Aide spirituelle
Archives
Aventure
Billet
Célébrer
Dieu en famille
Documents
éditorial
Emmaüs
Galerie d'art
Jardin
Le psalmiste
Livres récents
Livre d'Or
Méditation
Parole et Vie
Patristique
Prières
Témoins
Trésors


Webmestre

 

Pulsar

 
Danse mystique de Fra Angelico

Logo de Spiritualité 2000Témoins du Christ

«Soyez toujours prêts à justifier votre espérance devant ceux qui vous en demandent compte. Mais que ce soit avec douceur et respect»  1 P 3, 15-16

Responsable : Virginie Lecourt, xavière

Spiritualite2000.com  Page précédente  Page suivante

 

Mai 2003

Quelle sorte d'hommes serions-nous si le Christ n'était pas venu ?

Fernand Ouellette

e Christ ne cesse de nous aimer même lorsque nous croyons ne pas l'aimer. Le Christ, qui est Verbe, qui est, ne se réduit pas au succès apparent ou non de sa cause parmi les hommes, à travers les siècles. p. 63

Quelle sorte d'hommes serions-nous si le Christ n'était pas venu ? Que devenons-nous en le perdant de vue, en croyant que nous nous connaissons mieux, en tant qu'humains, que lui-­même nous connaît? Jésus Christ est le seul vrai homme, le Fils de l'homme qui n'occulte pas le Mystère de Dieu en s'incarnant, mais nous ache­mine vers Lui, à travers le Mystère. Et c'est en lui que l'Esprit Saint s'habitue au genre humain pour l'habiter, pour « opérer [... ] la volonté du Père » et le renouveler dans la « nouveauté du Christ » (saint Irénée). p. 65

C'est ainsi, en l'approchant de plus près, que j'en suis venu à dire que sans le Christ, le Christ des évangiles, je n'aurais plus de voie vers Dieu. Que j'avais besoin du Fils incarné pour croire au Père. Pour entrer dans Son intimité sans craindre les brûlures, c'est-à-dire Son travail avec des dards de feu qui percent nos ténèbres et nous purifient, nous allègent. Et croire, pour moi, en ce sens-là, c'est aussi témoigner du Christ, le soutenir sous l'ironie, sous le silence ou le mépris de ceux que j'estime, et même d'être tenu pour un idiot par mes dissemblables, notait Jean Guitton.

Les évangélistes, faut-il le redire, rapportaient une mort infamante de Jésus sur la croix qui ne pouvait qu'accabler, humilier tout disciple par sa forme d'échec impitoyable. Ce que tout écrivain fabulateur, mythologisant n'aurait jamais voulu imaginer. On n'invente pas Jésus Christ, il a trop d'exigence, et une croix trop lourde et râpeuse pour nos épaules. En somme, nos témoins rapportaient ce qui aurait dû empêcher la naissance et l'expansion du christianisme, s'ils n'avaient pas voulu témoigner particulièrement des faits et de la foi ardente qu'ils avaient en Jésus ressuscité, Messie et Seigneur, seule voie vers le Père. p. 72


Ouellette, Fernand. Le danger du divin. Fides, 2002

Retour en haut