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psaume du soir. Celui qu’en raison de son dernier
verset juifs et chrétiens prient à la tombée
de la nuit : « En paix, je me couche, aussitôt
je m’endors. Toi seul, Seigneur, tu m’établis
en sûreté » (v. 9).
Dans
ce psaume, le priant s’adresse tout autant,
sinon davantage, aux humains qu’à Dieu.
De
l’angoisse à la
paix
La prière à Dieu se trouve concentrée
dans le premier verset et dans les deux derniers. Au début
(v. 2), le ton est celui de la supplication : « Aie
pitié de moi, entends ma supplication ». Quelle épreuve
ou quelle insécurité ce croyant vit-il exactement?
Difficile de le dire, car il l’évoque d’un
seul mot, et ce mot peut signifier à la fois angoisse,
détresse, adversité. Toujours est-il qu’à la
fin (vv. 8-9), le climat est complèment changé.
Une joie en profondeur, un sentiment de paix et de sécurité inspirent
maintenant un cri de confiance et de reconnaissance. D’inquiet
qu’il était au début, le croyant éprouve
maintenant la sérénité tranquille de
qui s’endort en se mettant au lit.
L’ouverture et l’exclusion
Entre
le début et la fin du psaume, le priant fait
part de son option de foi. Lui a choisi de s’ouvrir à Dieu
dans la confiance et il a la certitude que cette relation
en est une de réciprocité: « Sachez-le,
pour son ami le Seigneur fait merveille, le Seigneur écoute
quand je crie vers lui » (v. 4).
Ainsi
s’adresse-t-il à des gens qui ont fait
une option différente. Des gens dont la vie ne fait
pas de place à Dieu, à la recherche d’idoles
et de faux absolus, ce qui, à ses yeux à lui,
croyant, équivaut au vide et au mensonge (v. 3). Par
ailleurs, ces gens, il les sait en quête de bonheur
(v. 7), tendant à privilégier l’avoir
en abondance et les plaisirs : « Tu as mis en mon coeur
plus de joie qu’aux jours où débordent
leur blé et leur vin nouveau » (v. 8).
Les
voies de la relation à Dieu
Mais
comment parvient-on à cette relation à Dieu
qui donne sens à la vie du croyant? En l’espace
de deux versets (vv. 5-6), le psalmiste énumère à la
sauvette quatre ou cinq voies qui lui apparaissent prioritaires
: la rectitude morale et la conversion; le consentement à l’intériorité et
au silence, comme celui dont on peut au moins faire l’expérience
sur sa couche, dans la tranquilité de la nuit; par-dessus
tout, la capacité de faire confiance à Dieu
et de traduire dans le concret la relation à lui.
Tout
cela, ces voies de la vie spirituelle qu’il lui
suffit d’évoquer d’un mot, plein de gens
aussi sans doute souhaiteraient que ce croyant, qui se dit
comblé par l’option qu’il a faite, s’y
attarde davantage. D’autres croyants, d’autres
psaumes, s’en chargeront. 
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