| l
est des parcours d’existences qui nous donnent de lire
l’Evangile à livre ouvert. C’était
le cas d’un homme qui ne cherchait pas à faire
parler de lui. Il avait mieux à faire, et d’abord
à rendre compte de ce que Dieu avait fait pour lui,
et de lui. Il y avait en lui quelque chose de l’enfance
retrouvée dont le Christ nous dit qu’elle est
condition obligée pour entrer dans le Royaume (cf.
Luc 18,16)
Le
« Grand Jacques » dans le milieu, frère
Grégoire à la Trappe, ce lieu où des
hommes apprennent dans le silence à tenir parole. Etonnant
parcours que le sien ! Il est important de le refaire
si l’on veut comprendre le sens d’une trajectoire
qui devait faire de l’ancien truand, l’ancien
proxénète, l’ancien bagnard, un moins
auquel fut rendue cette grâce d’enfant qui était
au secret de sa vie ultérieure. Frère Grégoire
a connu la prison plus d’une quinzaine d’années
avant de se rencontrer Dieu.
Les extraits que je vous présente sont tirés
du livre « C’était un larron.
Du banditisme à la Trappe » de Robert Masson,
Parole et Silence.
Chapitre V. – Les saints qui n’entravent
aucune barrière.
Après
trois ans à Fresnes, le voilà à Bourges
où il est relégué derrières des
barreaux qui n’atténuent pas le sentiment pénitencier.
A la différence de Fresnes où les détenus
se comptent par milliers, Bourges est un petit établissement.
Bernier n’y séjourne que quelques moi, durant
lesquels il apprend à coudre des sacs. On est aux approches
de Pâques, un moment dont le « grand Jacques »
ne réalise pas l’importance. Ce qui ne l’empêche
pas d’être touché par un désir spirituel
qui a valeur d’appel. Il assiste à la messe,
il coudrait bien communier. L’aumônier, informé
de sa requête, le visite en sa cellule. Il est prêt
à l’entendre en confession, mais Bernier, qui
assume tout, a besoin de se justifier à ses yeux. Il
prévient qu’il ne regrette rien de son passé.
L’aumônier en conclut que son pénitent
n’est pas en état de recevoir une absolution.
Les choses en restent là.
Un
autre prêtre, à qui Jean Bernier fera confidence
de cet incident, lui dira bien plus tard : « moi,
je cous aurais quand même donné la communion,
et Jésus aurait fait le reste ». Les temps
ne sont plus les mêmes, il est vrai, ni le cadre. On
en sera à Sainte-Marie du Désert, avec un Père
Abbé du nom de Jean de la Croix, un homme de Dieu qui
savait lire dans l’humanité tous les possibles
divins. Avant d’en arriver à ce Père Abbé,
Jean Bernier aura encore à franchir bien des étapes
carcérales où il doit purger la somme de ces
condamnations et de ses relégations. « La
relègue », comme on dit dans le langage
des reclus. Il passe deux ans à Poissy, dans une centrale
qui a la particularité d’être cistercienne
d’origine. Comme d’autres, Clairvaux en premier.
Les cellules sont comme autant d’alcôves, dont
on a fait des dortoirs ceinturés de grillages qui en
font des espèces de cages à poules. L’architecture
spéciale de l’endroit étonne Bernier.
Il est bien loin de se douter du caractère prémonitoire
de ces anciens monastères. Ses qualités de serrurier
l’amène à travailler dans un atelier où
l’an fait des meubles de fer, ce qui lui va assez bien.
Les
travers de l’humanité n’ont pas pris congé
en prison. Le plus insupportable pour Bernier, c’est
la délation, ce penchant qu’ont certains de dénoncer
les autres. Ce sont les « mouchards »
comme on les appelle dans ce milieu carcéral. Le « grand
Jacques » ne supporte pas, et une fois ou l’autre
cela aurait pu le conduire à faire un malheur, s’il
en avait eu la possibilité. Il fut gardé de
lui-même par bonheur, mais jamais il ne serrait la main
de quelqu’un qui en avait donné un autre. Sa
foi est en veilleuse, mais il va à la messe autant
pour se retrouver avec d’autres, sans doute. Mais le
fait est qu’il y va, et qu’il est même admis
dans la chorale où sabelle voix, héritée
de son père, peut se donner libre cours, échappatoire
déjà vers un ailleurs, dont Bernier est encore
loin.
Il
lui reste à connaître d’autres étapes :
Mauzac en Dordogne, Bergerac dans les mêmes parages,
et l’Ile de Ré qui n’a rien à voir
avec l’Ile de rêve où l’on se presse
en foule en été. La prison, c’est autre
chose, même quand elle est implantée dans une
lumière qui est la grâce de cette île aimée
des peintres. La succession des années contribue à
l’accablement de ceux qui les subissent. A Mauzac, Bernier
en arrive à penser au suicide. IL passe commande d’une
lame de rasoir à un contact extérieur. La demande
n’est pas honorée. IL comprendra plus tard qu’il
y avait sur lui, en cette circonstance, un autre dessein que
le sien. Pour tenir, il s’impose une stricte discipline :exercices,
marche dans la cour aux heures autorisées. Il se voit
un jour suspecté d’homosexualité, alors
qu’il faisait torse nu sa culture physique. Quelqu’un,
qui n’est peut-être pas très net lui-même,
le croit homosexuel et le dénonce à ce titre.
Bernier, qui ne supporte pas cette suspicion injustifiée,
décide de la faire payer à son accusateur. Il
le fait à sa manière qui n’est pas des
plus douces. Si l’on n’avait pas arraché
la victime à ses propres mains, jusqu’où
serait-il allé ?
Le
« mitard une fois encore est l’aboutissement
pour Bernier, dont Mauzac se défait aussi vite qu’il
le peut. A Bergerac, où il est transféré,
l’affaire est portée devant le tribunal, pour
voie de fait sur un agent d’administration. Le calomniateur
était en effet un surveillant. Le casier judiciaire
s’alourdit encore, avec quatre mois supplémentaires
qui lui sont infligés. Le tribunal n’a d’ailleurs
pas forcé le verdict, conscient probablement que Bernier
n’avait pas tous les tords. Une nouvelle et vaine tentative
d’évasion aggrave son cas. Ce n’est peut-être
pas pour rien dans son transfert à l’île
de Ré, où des années de détention
lui restent à accomplir. On est en 1954. Bernier a
33 ans. IL n’est pas encore au bout de ses peines, mais
il en approche. La réputation de Saint-Martin de Ré
n’est pas des meilleures. Lieu de transit autrefois
pour des bagnards à destination de Cayenne, la forteresse
est devenue avec les années un établissement
carcéral qui n’est guère accordé
la beauté de l’environnement. Des prisonniers
célèbres y ont séjourné, et parmi
eux quelques innocents. Dreyfus, Ceznec, pour n’en pas
citer d’autres. Les évasions, à l’époque
du moins, n’étaient guère envisageables,
puisqu’on était sur une île. Bernier y
est au titre de relégué et pour des années.
Le
premier contact avec le directeur n’est pas des plus
encourageant. Bernier prévient son interlocuteur que
mieux vaut ne pas lui marcher sur les pieds. La fabrication
de tapis ou de filets de pêche est l’occupation
principale des détenus. De cette époque date
une mémoire de gestes qui s’inscrit au plus profond
de son être. Dans les tout derniers temps de sa vie,
observe le frère infirmier qui l’a accompagné,
les mains de Bernier semblaient encore occupés par
ses gestes de tisserand à l’Île de Ré.
Les lectures en cet endroit sont plus abondantes que dans
les prisons précédentes. Ce ne sera pas indifférent
à ses évolutions à venir. Il se fait
ainsi des amis dont l’influence se révèlera
durable sur lui. C’est le cas de Joseph, un nom inattendu
en pareil lieu, mais conbien mérité. Avec ce
compagnon de détention, Jean Bernier a de multiples
et profonds échanges. Les saints que n’entrave
aucune barrière entrent dans cette prison avec un ouvrage
qui relate la vie de saint Jean de Dieu.
Un
autre paraît à Bernier plus rébarbatif,
son titre à lui seul fait barrage : Traité
d’apologétique chrétienne sur les origines
du monde. Ce n’est pas pour intéresser Bernier
qui accepte tout de même de le lire, sus insistance
de son ami. A sa stupéfaction, il est intéressé,
et se met à réfléchir sur les finalités
de la vie, les complexités de l’être humain,
et ses propres contradictions. Bernier n’a pas réponse
à tout, il s’interroge et se laisse interroger.
Il éprouve un besoin de solitude qui l’amène
à réclamer comme une faveur d’être
placé en isolement, là où on met les
punis ordinairement. On lui accorde cette grâce, et
permission d’amener avec lui ses affaires. Au terme
d’un mois, il sollicite des travaux à faire en
solitaire. Pour toute proximité, il n’a que d’autres
isolés, mais condamnés comme Bernier bien des
fois l’avait été lui-même.
Dans
cette solitude, il entend un matin une voix intérieure
qui lui reproche sa vie antérieure. Lui qui se faisait
fort de ne rient regretter de son passé est soudain
tourmenté. Bernier, essaie bien de discuter avec lui-même,
de se disculper. Ce n’est pas assez pour étouffer
la voix. Trois jours durant, il est poursuivi par cette adresse
qui le renvoie à lui-même, sans complaisance.
Au quatrième jour, il tombe à genoux, comme
saint Paul, sur la route de Damas. Il fera le rapprochement
plus tard quand l’Ecriture deviendra pour lui Parole.
Une force plus puissante que lui l’a jeté à
terre. Le chemin de Damas passe effectivement par la prison,
et il conduit au-delà de tous les prévisibles.
Jean Bernier reconnaît sa faute et la confesse. A ce
moment seulement, il se met à réciter le Notre
Père et le Je vous salue Marie, qui lui reviennent
en mémoire, comme un écho de son enfance. Une
joie immense l’envahit.
La voix se tait comme si elle avait accompli sa mission. Les
larmes coulent sur son visage. Mais elles lavent le regard
sans le brouiller. Ce sont ses fautes qu’il pleure,
et en même temps sa joie. Il éprouve alors le
besoin urgent de se confesser et de communier. Le tout durant
une semaine Sainte qui prend sa vraie dimension pour ce revenant
du pays de la mort. ON est en 1955, à échéance
prochaine de sa peine. Il aurait dû, en effet, n epurger
qu’une année, mais ses incartades de toutes sortes
lui ont valu des prolongations de trois ans. Sa confession
a un effet libérateur. Bernier se sent délivré
d’un grand poids. Il se met à prier chaque jour,
et à se nourrir de la Bible, des psaumes dont il fait
siens certains verset. Ce passage par exemple du psaume 86,
12 :
« Je te rends grâce de tout mon cœur,
Seigneur, mon Dieu,
Toujours je rendrai grâce à ton nom.
Il est grand ton amour pour moi,
Tu m’as tiré de l’abîme des morts ».
Chapitre
VI – Rue de la liberté
[…]
Deux ans s’écoulent. C’est le délai
possible pour une libération conditionnelle. Il en
fait la demande, avec, à l’appui l’adresse
d’un lieu d’accueil, condition obligée
pour obtenir un élargissement avant l’heure.
On lui a parlé d’une abbaye à une trentaine
de kilomètres de Toulouse. On la nomme Sainte-Marie
du Désert, en souvenir d’un endroit à
l’écart où venaient les pèlerins.
Les moines ont pris le relais, il y a de cela un siècle
et demi. Ce sont des cisterciens, des disciples de saint Bernard
et de Robert de Molesnes, les fondateurs de Cîteaux
et de Clairvaux. […]
Jean Bernier trouvait encourageante la proximité de
Toulouse, ville qu’il avait connue pendant la guerre
quand il était loin de Dieu, et de lui-même pour
finir. Sa première intention n’était pas
de s’établir à Sainte-Marie, mais de trouver
un travail avec l’appui des moines et leur conseil.
La réponse du monastère est positive, ce qui
n’est pas pour surprendre ceux qui connaissent la capacité
d’accueil de l’endroit. Nous sommes en mars de
l’année 1957, le 25 de ce mois, confirmation
est faite d’une libération conditionnelle. La
date du 25 mars n’est pas indifférente. Ce jour-là,
on fête l’Annonciation à Marie, et c’est
en mai que la libération conditionnelle devient effective.
Jean Bernier est âgé de 38 ans quand il franchit
l’enceinte de la forteresse pénitentiaire. Il
en est déjà à la moitié de sa
vie, et c’est d’une encre noire qu’elle
s’est à ce jour écrite. Pour signifier
le nouvel homme qu’il est devenu, le « grand
Jacques » s’est revêtu de ses plus
beaux vêtements, ceux du moins qui lui restaient. Il
dit adieu à la prison, avec la certitude intérieure
de n’y plus jamais revenir. […]
Comme il n’arrive dans la ville de Toulouse que le soir,
Bernier doit prendre une chambre d’hôtel pour
la nuit. Après une vraie nuit de repos, le nouveau
libéré prend un copieux petit-déjeuner
au comptoir. La patronne lui indique l’heure du train
pour Auch, la ligne qu’il doit prendre pour gagner Mérenvielle,
cette gare de campagne où il descendra pour toujours.
Auparavant, il doit se rendre au Palais de Justice pour faire
contrôler son arrivée par une assistante sociale
qui deviendra son amie. Celle-ci téléphone au
monastère pour confirmer sa venue. Les choses importantes
de la vie se passent parfois dans une certaine banalité.
Ce qui est en train de se produire n’a pourtant rien
de banal, ou alors c’est le banal de Dieu qui ne craint
pas l’inaperçu.
Chapitre
VII – Les rendez-vous imprévisibles.
Pour
descendre à la gare de Mérenvielle, il fallait
le demander , car cette station de campagne figurait dans
les arrêts facultatifs. Il n’y a pas foule sur
ses quais. Mais quelqu’un attend, et qu’on remarque
pour sa haute taille. C’est Dom Jean de la Croix, le
Père Abbé à l’époque de
Sainte-Marie. C’est un homme jeune qui a gardé
quelque chose de cette grâce d’enfance, dont l’Evangile
fait une condition pour entrer dans le Royaume. Ce Père
Abbé, un peu inattendu, a l’accueil chaleureux.
Il embrasse son hôte, et le prend aussitôt à
bord de sa voiture. Les bagages n’encombrent pas ce
passager insolite. Le parcours en voiture n’est pas
long, une dizaine de kilomètres.
Quand
on approche, l’abbaye apparaît et disparaît
au gré des vallonnements du paysage. Les bâtiments
de briques ont l’élan imposant, mais rien d’écrasant.
Ce n’est pas une idée de contrainte qui s’impose,
mais de consentement. Nul n’est là contre sa
volonté, mais pour répondre à celle d’un
Autre. Un appel, pour tout dire, qui fait les disciples, comme
aux premiers jours sur les bords d’un lac quand le Fils
de Dieu en personne dit à quelques-uns de venir et
de le suivre. Bernier a fait tout un chemin, et pas le plus
court. Il se composait de tant de traverses et des pires.
Mais quand il franchit le portail de cette abbaye, ce n’est
pas une impression de détention qui prévaut
mais de liberté. Le silence de l’endroit frappe
d’emblée le visiteur. Quand Bernier arrive, il
est rigoureux. Les moines ne parlaient que pour de strictes
nécessités, et la plupart du temps avec des
gestes. Le silence n’est pas en ce lieu une règle
accessoire. Il est signe d’un Royaume où il y
a plus à entendre qu’à dire, si ce n’est
par sa vie.
Bernier ne réalise pas tout ce qui l’attend là,
mais il est saisi. Il ne donne pas l’impression d’être
en transit. Il a cestes besoin de prendre un peu de repos.
Mais il a également envie de suivre à la lettre
l’activité et la louange de ces moines qui se
disent et s’efforcent d’être des frères.
Bernier regarde, il est regardé… il observe et
il est observé, sans qu’il soit besoin de présentations.
Il entre somme toute dans la catégorie de ceux qu’on
désigne de ce nom de « regardants ».
Chose étonnante, il ne se préoccupe pas de trouver
un travail comme il était prévu. Sa haute silhouette
ne paraît pas étonnante dans cet ensemble de
moines qui ne s’en tiennent pas aux apparences. […].
Le plus surprenant pour ce bagnard libéré de
fraîche date, c’est la considération dont
on l’entoure, et la confiance qu’on lui fait.
Rien ne le retient contre son gré dans cette communauté,
il se sent attendu, sans avoir à rendre compte. Ce
monastère, c’est comme un havre au sortir d’une
longue nuit. Dieu, bien sur, commence le travail !
[…]
Dieu, il va l’apprendre, ne nous jette jamais notre
passé à la tête, il en a bien assez de
croire en nous-mêmes, et surtout quand on s’égare.
Bernier n’a pas besoin de longs développements
pour entendre la parole du bon Berge et de la brebis perdue.
Le Père Abbé, qui est seul à connaître
son passé, lui rend parfois visite. Il l’a confié
spécialement à un moine, qui est son Père
spirituel. Son dirigé le presse de questions sur les
mobiles profonds d’une vie de moine. Dans la solitude
de sa chambre, il prie lui-même beaucoup, comme durant
les offices, de même pendant les travaux de jardin ou
d’entretien auxquels il se livre volontiers, comme tous
les moines. Ce qu’il n’a pas pénétré
encore, bien sûr, c’est la vie profonde de ces
reclus volontaires, qui ont à vivre comme des frères,
même avec certains qu’ils n’auraient peut-être
pas choisi dans la vie ordinaire. Bernier ne raisonne plus
en ces termes. Ce qui lui semble aller de soi, c’est
la vie en Dieu désormais. Il mesure le chemin à
parcourir pour cela, mais il a mis le cap. Un beau matin,
il ose se risquer à une question qui décider
tout pour lui. Au Père Abbé il demande :
« Est-ce que je ne pourrais pas, moi aussi, devenir
moine ? ». Pour inattendue qu’elle soit,
la question ne paraît pas saugrenue à son interlocuteur.
Il n’y a pas un mois que Bernier est à Sainte-Marie
du Désert, et son Père Abbé a réalisé,
dès le premier instant, qu’il ne recueillait
pas un hôte de passage. […]
Le Père Abbé lui a répondu : « On
peut toujours essayer, mais ce ne sera pas facile ».
Ce ne le fut pas et ne pouvait l’être. Il n’empêche
que ce jour de juin 1957, un homme change de nom, pour bien
signifier en quelque sorte un changement encore plus radical.
Jean Bernier devient frère Grégoire. Ce jour-là,
on fêtait Grégoire de Nazianze, un de nos Pères
dans la foi qui devenait dès lors celui de Jean Bernier,
pour tout ce qui restait d’existence sur la terre. 45
ans qui n’auront plus rien à voir avec les 38
qui avaient précédé !
Quelques
événements de sa vie de moine le mois prochain.
Site intéressant
à consulter pour en savoir plus sur l’Abbé
Pierre et les Compagnons d’Emmaüs : www.emmaus-france.org

|