feu
de l’Esprit Paraclet, vie de la vie de toute créature,
tu es saint, toi qui vivifie les formes.
Tu es saint, toi qui couvres de baumes les plaies dangereuses;
tu es saint, toi qui soignes les blessures purulentes.
Ô
souffle de sainteté, ô feu de charité, ô douce
saveur
dans le corps et pluie dans les âmes, parfumé de
vertus.
Ô
très pure source où l’on voit réunir
les étrangers et rechercher les égarés.
Ô
armure de la vie, espérance de l’union de tous
les hommes,
asile de la beauté, sauve les êtres!
Protège ceux que l’ennemi a emprisonnés
et délivre ceux qui sont enchaînés,
ceux que la divine puissance veut sauver.
Ô voie de certitude, qui passes en tout lieu, sur les cimes
et les plaines et les abîmes, pour rapprocher et réunir
tous les êtres!
Pour toi les nuages courent, l’air plane, les pierres
se recouvrent d’humidité,
les eaux deviennent des ruisseaux et la terre sécrète
la verdoyante sève.
C’est toi qui guides toujours ceux qui savent et les
comblent de joie
en leur inspirant ta sagesse.
Gloire à toi, donc, à toi qui fais retentir les
louanges et rends la vie bienheureuse,
à
toi, espérance, honneur et force, à toi, qui
apportes la lumière. 
Extrait
des « Œuvres » de
Ste Hildegarde (1098-1179). Aabbesse de Disibodenberg
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