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générations de nos parents et de nos grands-parents
ne se posaient pas beaucoup de questions sur la transmission
de la foi à leurs enfants. Il allait de soit que les
enfants aillent à la messe, suivent les catéchèses
de préparation aux sacrements selon le rythme définit
par l’église. Toute la classe se préparait
en même temps à la première communion
et les catéchèses étaient données
par l’école.
Mais aujourd’hui les choses ont bien changé!
Ma fille, est une des seules de sa classe à se préparer à vivre
sa première communion. Elle est la seule à être « obligée » d’aller à la
messe le dimanche. Et comble de malheur c’est sa mère,
avec laquelle elle vit des petits conflits au quotidien qui
la dirige dans sa préparation. Il n’est pas
facile dans ces conditions de motiver nos enfants et de vivre
cette étape dans la sérénité!
Comme plusieurs
parents je me pose souvent des questions sur ce qui m’appartient en tant que parent, à transmette à mes
enfants, à quel moment et dans quelle mesure dois-je
laisser mon enfant faire ses propres choix? L’enfant
d’aujourd’hui est invité dès son
plus jeune âge à participer aux décisions
qui le concerne, que ce soit à l’école
ou à la maison. Pourquoi en serait-il autrement dans
le domaine de la Foi? Dieu ne nous veux-t-il pas libres,
après tout?
D’un autre côté en tant que croyante,
j’ai envie de transmettre le « meilleur » à mon
enfant. Et ce qu’il y a de plus beau dans ma vie c’est
cette relation à Dieu! Je trouve important de leur
offrir ce cadeau et si nous avons choisi de les faire baptiser,
c’est justement pour que Dieu soit présent dans
leur vie. Je vois mon rôle de parent comme celui qui
essaye de faire grandir cette petite graine semée
en eux. C’est loin d’être facile il faut
bien l’avouer! Avec mes limites, le stress de la vie
quotidienne, la fatigue,…, j’offre bien souvent,
une piètre image de croyante. Mais nous ne sommes
pas les seuls à pouvoir aider nos enfants à cheminer.
Avec mon mari
nous avons choisi de nous joindre à une
petite fraternité de familles du laïcat dominicain
qui se retrouvent une fois par mois pour nous des temps de
ressourcements. C’est dans cette vie de communauté que
nous arrivons à retrouver un équilibre. Nos
enfants ne sont plus seuls à vivre leur démarche
de catéchèse, ils le font avec leurs amis.
Ils y vivent toutes sortes d’expériences qui
vont demeurer dans leur esprit, et qui vont les aider à faire
leurs propres choix plus tard.
À travers la vente de jouets pour les enfants de
la rue du Rwanda, un spectacle à monter, des temps
de prière et des activités créées
pour nos enfants…chacun peut y trouver son compte.
Lorsque je vois mon fils de 11 ans prendre en charge un des
bébés de la fraternité, et toutes ces
amitiés entre les enfants, je me dis que c’est à travers
tout cela que ma petite fille a pu se préparer à sa
première communion.
À quelques jours de cette grande fête, je me
sens en paix. Nous avons accompagné élise avec
le meilleur de nous même. Nous lui avons donné l’occasion
de vivre toutes sortes d’expériences signifiantes
susceptibles de l’amener vers Dieu. La fraternité nous
a apporté le soutien dont nous avions besoin pour
transmettre nos valeurs à nos enfants. Le reste ne
nous appartient pas, il est entre les mains de Dieu. C’est
lui l’éducateur qui viendra faire grandir la
Foi dans le cœur de ma petite fille. Toutes les imperfections
Il les corrigera…
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