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m’arrive d’aller me promener au parc du Mont-Royal
(Montréal, Qc). Les jours ensoleillés d’été,
partout, des gens se promènent, se reposent, font pique-nique.
Les vacances! Ici et là, des familles, des enfants.
Les uns suivent leurs parents à bicyclette. Dans un
coin d’ombre, un bébé gazouille dans une
poussette et son petit frère clopine alentour, pendant
que les parents s’installent. Sur le talus, un jeune
de 8 à 10 ans court à toute allure avec un ami
pour faire lever son cerf-volant. Plus loin, on entend tout
un groupe de jeunes qui chante « Bonne Fête
Nadia! ». Des éclats de rire, des cris,
des jeux. Sur le bord du lac aux Castors, les uns après
les autres, jeunes et moins jeunes s’arrêtent
un peu pour mieux voir les poissons rouges parmi les algues.
« Papa? Est-ce qu’on peut faire du pédalo? ».
« Pas aujourd’hui. On va voir grand-maman
maintenant ». Dans un coin tranquille, derrière
un bosquet, une maman lit pendant que sa fillette s’amuse
à ses côtés.
L’été
passe si vite. Comment en profiter au maximum? Comment savourer
chaque instant? Comment se rendre présent aux événements,
aux proches, simplement, de façon à goûter
chaque journée à plein?
Puisque
nous sommes plus près de la nature, l’été
est souvent occasion de nous sentir heureux, en présence
du Créateur. Comment partager cela avec les enfants,
quand tout le monde rit aux éclats ou que Gabriel se
chamaille avec Solange en lui tirant les cheveux?
Finalement,
comment cueillir le moment présent, pour l’offrir
à Dieu? Comment communiquer aux enfants cette attitude
de se tourner naturellement vers Dieu en toute occasion? Il
n’est pas toujours possible de faire silence. Et peut-être
même pas toujours approprié! Il y a un temps
pour chaque chose : pour la fête et l’action,
comme pour le recueillement!
C’est
le petit David qui m’a donné l’idée.
Sans que personne ne s’y attende, il voulait chanter
« Luia! Luia! » à Jésus!
Et pourquoi pas? Pourquoi ne pas trouver un air commun pour
la famille, comme un refrain, et le reprendre durant les moments
de joie partagée? Il y a cet air qui fait fureur dans
un groupe de jeunes familles que je rencontre régulièrement :
« Et Dieu vit que c’était bon ! Et
Dieu vit que c’était bon! Amen! Amen! C’était
bon! » Les enfants de tous âges le reprennent,
sourire aux lèvres, comme un chant thème. Le
chant rassemble. Le chant célèbre. Le chant
est prière. Ne dit-on pas que chanter, c’est
prier sept fois? Et Dieu vit que c’était bon!
Bon
été!
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