Méditation chrétienne,

Responsable de la chronique : Nicolas Burle, o.p.
Méditation chrétienne

Donne-moi ta grâce, Seigneur bon

Imprimer Par Thomas More

Thomas_Moore

Auteur : Saint Thomas More (1478-1535) est l’exemple même de l’humaniste complet et passionné : homme politique, historien, juriste, écrivain, latiniste, théologien et philosophe. Excellant dans tous les domaines, il est nommé Chancelier du Roi Henri VIII en 1529. Fidèle à ses convictions et à sa foi, il démissionne de sa charge en 1532 car il désapprouve le divorce du roi ainsi que l’autorité spirituelle qu’il s’est arrogée en fondant l’Eglise anglicane. Il est emprisonné et finalement décapité le 6 juillet 1535. Il a été canonisé en 1935 et nommé saint patron des hommes politiques et des gouvernants.


Donne-moi ta grâce, Seigneur bon,
De tenir pour rien le monde,
De tenir mon esprit fixé en Toi
Et de ne pas flotter au souffle des bouches humaines,

De m’accommoder à la solitude,
De n’être pas avide de compagnie mondaine,
Peu à peu de rejeter le monde
Et de libérer mon esprit de son tourbillon,
De ne pas être avide de ses nouvelles mais dégoutté de ses vanités,

Joyeusement de penser à Dieu,
D’implorer son secours
Et de prendre appui en son réconfort,
De me mettre activement à L’aimer,
De découvrir ma vilenie et ma misère,
Pour me faire tout petit sous sa main puissante,

De pleurer mes péchés passés et, pour m’en purifier,
De supporter patiemment l’adversité,
De souffrir volontiers mon purgatoire ici-bas,
D’accueillir avec joie les tribulations,
De suivre l’étroit chemin qui conduit à la vie
De porter la croix avec le Christ,

D’avoir en mémoire les fins dernières,
D’avoir toujours ma mort devant les yeux,
Une mort toujours présente,
Pour qu’elle ne me soit pas étrangère,

D’envisager et considérer le feu éternel de l’Enfer,
D’implorer mon pardon avant que vienne le juge,
D’avoir sans cesse à l’esprit la Passion
Que le Christ souffrit pour moi,

De Le remercier continuellement de ses bienfaits,
De racheter le temps que j’ai perdu,
De m’abstenir de vaines parlotes et de sotte gaîté,
De couper court aux récréation superflues,
De tenir pour rien la perte des biens de ce monde,
Des amis, de la liberté et du reste pour gagner le Christ,
De voir en mes plus ennemis, mes plus grands amis.

 

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