Le rosaire dans la ville,

Responsable de la chronique : Thomas-Marie Gillet, o.p.
Le rosaire dans la ville

Chant en l’honneur de la Vierge Marie

Imprimer Par Grégoire de Narek

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Le 24 avril dernier unis aux chrétiens d’Arménie nous faisions mémoire du génocide qui a touché ce peuple à partir de 1915. Le 12 avril le Pape François rendait hommage à l’Église Arménienne en proclamant saint Grégoire de Narek, moine, poète et mystique du XIe siècle, docteur de l’Église. Disciple zélé du Christ, Grégoire n’oublie pas d’honorer aussi sa bienheureuse Mère à travers ses chants. Voici un extrait de ses poèmes :

Que s’élève par moi ton honneur
Et mon salut éclatera par toi,
Si tu viens à me retrouver, Mère du Seigneur !
Si tu me prends en pitié, Vierge sainte,
Si tu changes en profit ma perte, Vierge immaculée,
Si tu guéris ma ruine, Vierge bienheureuse,
Si tu laisses avancer ma honte, Vierge pleine de grâces,
Si tu plaides mon désespoir, Vierge toujours pure,
Si tu me reçois sous le toit dont je fus chassé, Vierge honorée par Dieu,
Si tu m’entoures de ta piété, Vierge qui détruit la malédiction,
Si tu apaises ma tempête, Vierge du repos,
Si tu mets fin aux violentes tourmentes, Vierge pacifique,
Si tu répares mes erreurs, Vierge de louanges,
Si tu entres pour moi dans l’arène, Vierge qui repousses la mort,
Si tu changes en douceur mon âpreté, Vierge suave,
Si tu brises le mur qui me sépare, ô Vierge du pardon,
Si tu dissipes mes souillures, Vierge dont le pied écrase la corruption ;
Si tu m’ôtes au trépas, à quoi je suis livré, Lumière Vivante,
Si tu coupes le bruit de mes sanglots, Vierge d’allégresse,
Si tu me fortifies, lorsque je suis brisé, Remède du Salut,
Si tu considères ma ruine, Temple de l’Esprit,
Si tu viens vers moi avec compassion, Mère qui fus léguée
Et qui seule est bénie sur les lèvres sans tache dans la bouche des bienheureux.
Une goutte de lait de ta virginité
Rend vigueur à ma vie en pleuvant sur mon âme,
Ô Mère du Très-Haut, du Seigneur Jésus,
Créateur du ciel et de la terre entière,
Que tu as mis au monde, inexprimablement, avec une vraie chair, une divinité sans faille,
Gloire à lui, comme au Père, et avec l’Esprit Saint,
Dans son essence et dans notre nature, qu’il réunit indescriptiblement,
Tout dans le tout, Un de la Trinité,
Loué soit-il dans les siècles des siècles,
Amen.

_________________________________
[Traduction par Annie et Jean-Pierre Mahé in Trésor des fêtes, hymnes et ode de Grégoire de Narek, éd. Peeters, 2007, p. 372.]

Une réflexion au sujet de « Chant en l’honneur de la Vierge Marie »

  1. Adaye

    oh que c’est merveileux que ce saint prie pour moi pour que je puisse avec la grace de Dieu continuer son oeuvre ! j’adore

    Répondre

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