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Responsable de la chronique : Denis Gagnon, o.p.
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À dos d’âne

Imprimer Par Denis Gagnon, o.p.

Un homme arrive en ville à dos d’âne. Une scène un peu mystérieuse pour des nord-américains du vingt-et-unième siècle. Pour les contemporains des évangélistes, l’image est claire : Jésus entre à Jérusalem comme un roi. Il n’est pas un roi très puissant. Il n’impose pas par son autorité. Il n’arrive pas dans un appareillage éblouissant. Il est «humble, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme». Rien d’impressionnant. Jésus ne terrifie pas comme les grands qui font défiler leurs armées et déploient leurs moyens de défense.

Jésus est un prophète. Il parle. La parole est sa force, son arme de combat. Au livre de la Genèse, les pères d’Israël se déplaçaient à dos d’âne. Jésus leur ressemble. Il a l’allure d’un maire d’une petite localité isolée : proche de ses gens, débonnaire, généreux, attentif, paternel, un parmi les autres, un au service des autres. La foule l’entoure, l’acclame. Elle est séduite par la bonté de cet homme. Elle boit avec avidité le message qu’il adresse aux pauvres et aux petits.

Tout au long de la semaine sainte, gardons bien présente à notre esprit, proche de notre cœur, cette image d’un sauveur effacé. Sans autre apparat que sa bonté pour les autres. À travers les événements qui ponctuent notre méditation de cette grande semaine, cette image nous rappelle que c’est toujours dans la faiblesse que Dieu déploie sa force pour que la mort devienne source de vie. Dans la tendresse simple et discrète, Dieu manifeste son amour pour l’humanité.

 

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