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Responsable de la chronique : Denis Gagnon, o.p.
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Quel été!

Imprimer Par Denis Gagnon, o.p.

Oui, quel été! Les événements, nombreux, nous ont tenus en haleine jour après jour, de rebondissement en rebondissement. Les catastrophes n’ont pas manqué. Au sommet, il faut placer le difficilement pardonnable accident de Lac-Mégantic. Du feu, des explosions, surtout des morts. Beaucoup de pertes de vie qui ont déchiré le cœur de ceux qui restent. Ailleurs, sur la planète, la crise économique fait ses ravages. Les petites gens en sont les principales victimes. Tonitruant est le vacarme de la guerre et des révoltes civiles. On se tue entre frères à qui mieux mieux. Le terrorisme s’impose sur une planète qui est pourtant en quête de paix et d’harmonie.

Ça ne tourne pas rond dans l’univers de l’humanité. La mécanique est mal ajustée.  La liste des problèmes et des dérèglements s’allonge. S’étire également – et rapidement – la liste des coupables.  Dans certaines listes, la première place est occupée par Dieu lui-même! Le grand responsable des déchirements de la planète serait le créateur… Ainsi, un ami badinait dernièrement : «Quand Dieu a créé la terre, il devait être bien jeune. Il manquait d’expérience. Le produit fini est fragile.»

Je n’irai pas aussi loin que mon ami. L’expérience de Dieu n’est pas en cause ici, évidemment. Il serait trop facile d’accuser le Très-Haut des malheurs de la planète. Ce serait nous en laver les mains à la manière de Ponce Pilate. La terre  nous est confiée. La Bible dit : pour la soumettre. Autrement dit : pour la rendre habitable. L’harmonie entre les humains, la concorde entre les nations, la fraternité, la paix, la justice, nous en avons besoin pour être pleinement heureux et pour nous réaliser. Ces valeurs, Dieu les a semées dans le grand jardin de l’univers. Il compte sur les  partenaires que nous sommes pour les faire mûrir et pour nous en régaler.

Pour ce qui est des catastrophes, me direz-vous, le partenariat est plus difficile. Il nous revient de faire face aux dérèglements de la nature. D’une manière ou d’une autre, nous parvenons à comprendre le fonctionnement de la création. Nous avons même beaucoup de talent en la matière. L’expérience que nous avons développée depuis des milliers d’années fait de nous des experts.  Et même des experts qui n’ont pas fini de faire des découvertes et d’inventer des moyens de soumettre la terre.

Nous entrons dans une nouvelle saison. Nous nous remettons au travail. Il y a encore beaucoup de boulot à faire pour que la terre soit soumise. Nous devons poursuivre la construction d’un monde plus humain. En matière de fraternité, nous avons beaucoup de talent. Paradoxalement, la réaction des québécois et des québécoises à la catastrophe de Lac-Mégantic en est une preuve évidente. Nous pouvons donc nous faire confiance. Souhaitons-nous un automne à la mesure de nos rêves.

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