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Joseph-Louis Bernardin

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Joseph-Louis Bernardin
Pasteur (1928-1996)

Joseph-Louis Bernardin, archevêque catholique de Chicago, meurt dans la nuit du 15 au 14 novembre, après avoir longuement lutté contre la maladie.

Né en 192S, en Caroline du Sud, d’une famille italienne immigrée, Joseph fut ordonné prêtre en 1952. Il avait trente-huit ans à peine quand il fut élu évêque auxiliaire d’Atlanta; dès lors, il joua un rôle de premier plan dans l’épiscopat des États-Unis; en effet, c’est lui qui mena a bien la difficile transition postconciliaire dans l’Église catholique américaine. Il tissa sans se lasser des liens de communion entre les différentes composantes de l’Église d’Amérique du Nord’ souvent brouillées entre elles.

Nommé archevêque de Cincinnati, et plus tard de Chicago, Bernardin dirigea la conférence épiscopale américaine, où il prit clairement position-pour la défense de la paix, sans ménager de sévères critiques à l’endroit des politiques militaires de son pays.

En même temps, il entreprit une réflexion sur l’urgence de tourner l’attention de l’Église vers le Christ, réflexion qui servira de fil rouge aux dernières années de son chemin spirituel, au point de façonner tout son ministère de serviteur de la Parole.

Il affronta les accusations fausses d’un malade mental sur son mauvais comportement sexuel, mais il en eut raison sans recourir à des exemptions ou autres privilèges. Puis, en 1995, Bernardin dut faire face au diagnostic d’un mal incurable.

Durant les deux dernières années de sa vie, il se fit pèlerin infatigable au milieu des souffrants de son diocèse, malades, prisonniers et marginaux de toute espèce, pour leur annoncer l’amour de la vie qui avait illuminé toute son existence et son ministère pastoral.

LECTURE

Annonce publique de sa mort imminente, 1996.

Comme évêque j’ai essayé de donner forme à l’annonce de la valeur unique qu’a la vie humaine et de me rappeler à moi-même et aux autres notre commune responsabilité à son égard. Maintenant que ma vie décline lentement, au fur et à mesure que ma destinée sur terre se fait plus claire, jour après jour, je n’éprouve aucune angoisse; je me sens plutôt raffermi dans ma conviction que la vie humaine est une merveille, un don qui jaillit de l’être même de Dieu et qui nous est confié à chacun.

La vérité est que toute vie a une valeur infinie. Mon ultime espérance est que mes efforts aient été fidèles à la vérité de l’Évangile de la vie et que vous puissiez dans cet Évangile la vision et la force nécessaires pour promouvoir et nourrir le grand don de la vie que Dieu a voulu partager avec nous.

Le don de la paix. Joseph-Louis Bernardin

C’est une simple prière que j’aimerais laisser derrière moi: que chacun de vous puisse trouver ce que j’ai moi-même trouvé, un don particulier de Dieu pour nous tous: le don de la paix. Quand nous sommes en paix, nous trouvons la liberté d’être plus pleinement nous-mêmes, même aux pires moments. Nous nous détachons de ce qui est inutile pour nous attacher à l’essentiel. Nous faisons le vide en nous, pour laisser à Dieu la possibilité de travailler sans encombre en nous. Et nous devenons des instruments dans les mains du Seigneur

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