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Martyrs anglais de l’époque de la réforme (XIVe – XV11e siècle)

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L’Église d’Angleterre fut ensanglantée entre le XIVe et le XVIle siècle par une longue série de discordes intestines. Ces luttes, qu’elles fussent de nature ecclésiastique ou qu’elles aient trouvé leur motif dans l’inextricable mariage entre pouvoir politique et religion, constituèrent une grave contradiction à l’enseignement de Jésus sur la manière d’exercer l’autorité dans les communautés chrétiennes.

La violence fit rage surtout au XVl e siècle: la faction ecclésiale qui tour à tour détenait le pouvoir n’épargna ses vexations et ses persécutions à aucun de ceux qui pensaient autrement qu’elle. Thomas More, John Fisher, Thomas Cranmer le payèrent de leur sang; de même Edmund Campion et de très nombreux autres qui n’ont pas connu l’honneur des autels furent victimes de la conviction que la vérité tout entière était l’apanage d’un seul groupe social ou ecclésial.

Pour cette raison, dans un climat ecclésial plus serein, et pour ne pas oublier à quelles contradictions avec l’Évangile peut conduire le mariage entre l’intolérance face à la différence et la confusion entre autorité religieuse et pouvoir politique, les anglicans font mémoire le 3 mai de tous les martyrs, de toutes confessions chrétiennes, qui à cette période subirent la mort par haine de cette foi que chacun considérait, en son âme et conscience, pleinement conforme aux enseignements du Christ.

Nous devons reconnaître honnêtement la raison pour laquelle nous faisons mémoire de certaines choses tandis que d’autres s’attachent à d’autres évocations. Alors nous apprendrions à voir que ceux qui souffrent et meurent, en dépit de leurs différences, meurent tous pour l’unique Christ que chacun cherchait à servir et à suivre. Voilà ce qui définit un martyr. Les martyrs transcendent nos causes, nos perceptions partielles de la vérité. Ils nous appartiennent à nous tous, parce qu’ils témoignent de la seigneurie du Christ sur tout homme qui se dit son disciple. (Mark Santer, Leur Seigneur et le nôtre.)

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