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Dieu en famille

Jetez le filet… (2)

Imprimer Par Olivier Le Gendre

« Jésus se tint sur le rivage; pourtant, les disciples ne savaient pas que c’était Jésus. »
Dieu est proche des parents, très proche, au plus proche. Il les regarde d’une tendresse infinie. Mais Dieu s’impose si peu qu’il est facile de ne pas le voir, de ne pas le reconnaître, même si proche, si présent, tendu vers eux d’une si forte sollicitude.
Il est facile de ne pas le voir : ce n’est pas une faute. Si Pierre et les autres ne le voyaient pas de si près, eux qui l’avaient si bien connu, nous n’avons guère à nous reprocher de n’avoir pas meilleure vue!

Notre amour de parents, s’il est vrai – mais il y en a bien peu qui ne le sont pas -, nous donne une assurance : si nous en vivons, si nous demeurons dans cet amour même si nous sommes fatigués, inquiets ou tristes, nous demeurons en Dieu et Dieu demeure en nous.

Les parents ont la possibilité d’une totale certitude : Dieu n’est pas à distance, il habite en eux dès lors qu’ils vivent cet amour de parents. Quand l’homme devient père, quand la femme devient mère, quand ils acceptent le poids de leur enfant, ils se trouvent au plus proche de ce qu’est Dieu pour eux. Ils s’en approchent de si près que cela devrait les assurer une fois pour toutes que Dieu les habite parce qu’ils sont des parents.

« Enfants, n’auriez-vous pas quelque chose à manger? » Ils répondirent : « Non ».

Il n’y a pas de honte à reconnaître une pêche infructueuse. Il n’y a pas de honte pour les parents à reconnaître leur fatigue et leur déception, et leur tristesse et leur envie de renoncement.

« Il leur dit : « Jetez les filets du côté droit du bateau, et vous trouverez. » »

Vous, pêcheurs de Tibériade, vous n’avez rien pêché. Cependant, ayez confiance, jetez vos filets à droite. Parents, vous avez beaucoup tenté, beaucoup agi, vous vous êtes démenés, vous avez réfléchi, avez pris soin, avez tenté toutes les démarches, et vous aboutissez à un résultat infructueux? Jetez les filets une fois encore.

Ne les jetons pas de notre volonté, mais par confiance envers quelqu’un à qui nous faisons confiance.

L’histoire recommença comme l’aube recommence les jours. Il y a des aubes et des rencontres possibles. Il y a notre difficulté à reconnaître le visage du Christ ressuscité depuis l’obscurité de nos déceptions et de nos chagrins. Et pourtant, il est là, vivant, au bord du rivage, à peine à cent mètres de notre barque, offert à notre reconnaissance, ayant déjà allumé le feu.

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