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William Tyndale. Martyr (env. 1494-1536)

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Le 6 octobre 1536, William Tyndale, premier traducteur de l’Écriture en langue anglaise, finit ses jours étranglé, puis brûlé dans la cour du château de Vilvoorde, en Belgique.

William était né dans le Gloucestershire vers 1494. Il poursuivit ses études à Oxford et à Cambridge, où il se familiarisa avec les idées réformatrices de John Wycliffe et des Lollards (réformateurs anglais). Frappé par la pauvreté des connaissances des Écritures qu’il était facile de trouver dans le clergé anglais de cette époque, Tyndale prit la décision de se dévouer corps et âme à une traduction intégrale de la Bible en langue courante, tout en utilisant l’édition qu’Érasme avait réalisée du Nouveau Testament en grec.

Il s’adressa à l’évêque de Londres pour être soutenu dans son projet, mais ce dernier le déconseilla vivement. Dans l’amertume de son cœur, William prit la décision de quitter définitivement son pays.

Il s’établit à Hambourg où il se mit à l’œuvre et d’où il envoya vite les premières copies de sa traduction en Angleterre. À plusieurs reprises il fut attaqué pour ses sympathies à l’égard du mouvement de la Réforme et, en 1535, il fut arrêté et accusé publiquement d’hérésie. Sa condamnation à mort fut décrétée et mise à exécution, sans aucun procès.

Sa traduction des Écritures, qui lui valut une telle hostilité de la part des autorités civiles aussi bien qu’ecclésiastiques, constituera- là est le paradoxe – la base de l’Authorized Version, mieux connue comme « Bible du roi Jacques », version anglaise de l’Ancien et du Nouveau Testament la plus apprécié et la plus diffusée.

LECTURE

Lecteur, je t’en prie, prête l’attention nécessaire pour t’approcher des paroles de salut et de vie éternelle, avec pureté d’esprit, et, comme le dit l’Écriture, avec simplicité du regard; grâces leur soient rendues si nous nous repentons et si nous leur donnons notre foi, nous pourrons naître de nouveau, être recréés, et bénéficier des fruits du sang du Christ. Il est un sang, le sien, qui ne crie pas vengeance, comme celui d’Abel, mais qui nous a acquis la vie, l’amour, la bienveillance, la grâce, la bénédiction et toutes les promesses contenues dans les Écritures pour ceux qui croient en Dieu et lui obéissent; le même sang se met entre nous et la colère, la vengeance, la malédiction et tout ce dont l’Écriture semble menacer les incrédules, les désobéissants, tous ceux-là qui, dans leur cœur, résistent à la Loi de Dieu et ne consentent pas à cette Loi équitable, sainte, bonne et juste.

William Tyndale, Lettre au lecteur du Nouveau Testament.

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