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Dieu en famille

Des choix difficiles…

Imprimer Par Élaine Champagne

Avec la rentrée et le début des activités d’automne, surgit une période intensive de « choix » à faire en famille. Les choix sont de toutes sortes et de tous ordres : choix de cours pour les étudiants; choix d’activités de loisirs qui occuperont les temps libres des uns et des autres; choix de vêtements qu’il faut acheter pour la nouvelle saison; choix de cahiers, de crayons, de sacs à lunch, de cadenas; choix de menus qu’il faut adapter au changement d’horaire : décisions de diverses importances qui contribuent à colorer notre quotidien, mais aussi notre devenir, notre histoire.

Les décisions et les choix sont parfois plus importants, quand par exemple les circonstances et les événements ont une portée plus grande ou plus longue, sur nos vies : s’engager avec un conjoint, avoir un enfant, s’acheter une maison… Les choix sont plus difficiles, quand rien n’est vraiment extraordinaire ou carrément mauvais. D’autres fois, le choix nous demande de payer le prix… Une mère me racontait qu’elle avait défendu une action à ses enfants qui insistaient tout de même pour obtenir sa permission. « Ce serait plus facile de céder et de vous dire oui! », leur a-t-elle dit. « Alors pourquoi tu ne le fais pas? Dis oui! », lui disaient ses enfants. Mais le bien visé à long terme surpasse le prix que les enfants auraient à payer si le parent avait cédé. À d’autres moments, rien n’est vraiment clair. Les « pour » et les « contre » semblent s’équilibrer. Nous hésitons, nous remettons en question. La réponse est loin d’être évidente.

Bien sûr, les choix les plus difficiles demandent de bien discerner : il faut alors s’informer, chercher à voir clair, à discriminer, à faire la part des choses, de manière choisir ce qui, nous l’espérons, apportera le plus grand bien… Nous choisissons pour le mieux. Mais même lorsque nous prenons une décision éclairée, bien réfléchie, qui fait l’harmonie entre le cœur et la raison, une part d’incertitude demeure. Il reste une part d’impondérable. Le choix demande une sorte d’acceptation de cette part d’incontrôlable dans notre existence. Le choix demeure un acte de foi.

Cela me semble d’autant plus vrai pour les parents qui ont à faire des choix pour leurs enfants – ou « avec » eux lorsqu’ils sont plus vieux. Ces choix visent le bonheur des enfants, leur mieux être, leur plein développement. Mais rien ne garantit le résultat. En famille, constamment, nos choix demandent que nous nous vivions en relation les uns avec les autres, responsables et solidaires les uns des autres. Il nous faut « faire foi » en l’autre. Il nous faut également « faire foi » en la vie que nous traversons ensemble.

Lorsque nous prenons le temps de discerner, une bonne dose de foi habite nos choix difficiles. Cela implique bien plus que de la « bonne foi ». Il s’agit alors d’un mouvement vital, primordial. La foi ne nous dispense pas de faire des choix, au contraire. En ce sens, nous sommes aussi appelés à « faire foi » en ce Dieu qui nous crée responsables de nos choix en même temps qu’Il nous accompagne dans les décisions qui jalonnent et façonnent notre vie. Comme chrétiens, nous sommes rappelés, à travers l’expérience de nos choix, au don de Dieu : nous sommes ses enfants.

« Vois : je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bonheur, la mort et le malheur, moi qui te commande aujourd’hui d’aimer le Seigneur ton Dieu, de suivre ses chemins, de garder ses commandements, ses lois et ses coutumes. (…) Tu choisiras la vie pour que tu vives, toi et ta descendance. » Dt 15, 30 Seigneur, viens par ton Esprit éclairer nos choix…

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