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Angèle Merici, fondatrice des Ursulines

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Le Canada français fête, en sainte Angèle la mère spirituelle de cette Marie de l’Incarnation, dont on peut dire qu’elle a été, avec Samuel de Champlain, la cofondatrice de la nation canadienne.

La plus grande partie de la vie de sainte Angèle Merici, fondatrice des Ursulines, s’est passée au 16e siècle, pendant l’époque mouvementée de la Renaissance et de la Réforme protestante… Le 16ème siècle est celui des conquêtes d’un monde jusqu’alors ignoré. Un zèle apostolique nouveau se développe dans toute l’Église. On assiste à l’envoi de missionnaires dans les terres nouvellement découvertes. Peut-on dire que Sainte Angèle Merici est entrée, au moins en esprit, dans ce courant missionnaire ? (Ursulines de l’Union Romaine)

Angèle naquit, vers 1474, dans la république de Venise. Ses parents étaient pauvres et, après la mort de sa mère, elle vécut pendant un certain temps chez un oncle; puis, revenue au foyer familial, y demeura jusqu’à l’âge de 40 ans. Pieuse, elle s’était faite tertiaire franciscaine, assistait à la messe, se confessait, recevait fréquemment l’eucharistie et lisait la Bible. Vers 1506, elle eut une vision et s’entendit dire: «Avant de mourir, tu fonderas une société de jeunes vierges, à Brescia»… Angèle n’avait jamais visité Brescia et ne s’y trouva, effectivement, que dix ans plus tard.

Or, de retour à Venise, après un pèlerinage en Terre Sainte, elle s’y vit offrir le soin d’un hôpital d’incurables, mais se refusa. Finalement, établie à Brescia, elle forma l’idée d’y créer une congrégation de femmes, vivant dans le monde, non liées par des voeux et qui s’occuperaient des enfants exposés à tous les dangers qu’elle avait appris à connaître par expérience, quand elle-même avait été orpheline. Douze filles se joignirent à elle, qu’elle réunit sous le nom de «Compagnes dispersées de sainte Ursule», fondant ainsi, sans le savoir, ce qu’on appelle aujourd’hui dans l’Église le premier Institut séculier.

Le Concile Vatican II nous a dit de ces Instituts séculiers qu’ils «comportent, dans le monde, une profession véritable et complète des conseils évangéliques» et confèrent, à ceux et celles qui s’y vouent au service de Dieu: «une consécration», dans des institutions qui ont un caractère propre, et servent «aux fins apostoliques pour lesquelles ils sont nés». Ainsi la communauté fondée par Angèle Merici fit-elle lentement son chemin jusqu’en notre siècle, servant d’inspiration et d’exemple à beaucoup d’autres.

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