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Service-Jeunesse : témoins d’un grand amour !

Imprimer Par Jacques Marcotte

Nous avons eu pendant trois semaines, à Québec, sur le site du vieux couvent des dominicains, la présence de très nombreux jeunes adultes. Ces 125 jeunes se préparaient ensemble à répondre à diverses affectations et à rendre des services précis dans le cadre du congrès eucharistique international prochain. Ces jeunes résidaient dans le couvent, apportant à l’intérieur des vieux murs du monastère un sursaut d’âme et de vie, en des espaces qui seraient bientôt désertés, désaffectés, en attente des aménagements à être réalisés par le Musée national des beaux-arts du Québec.

Pour un instant donc on a cru que les ouvriers pour la moisson étaient devenus nombreux, actifs dans la prière, se nourrissant de réflexion et de conférences, partageant dans des conditions peu confortables, sans doute, une vie fraternelle intense et ouverte, témoignant de la joie, du bonheur de vivre pour Dieu et son Évangile. J’ai peu fréquenté cette immense communauté, mais chaque fois qu’il m’était donné de le faire, j’y ai découvert un monde enthousiaste, plein de dynamisme, affable et accueillant.

Chaque jeune avait, bien sûr, son nom, son origine ethnique, son histoire, son visage. Il y avait là des garçons et des filles. Ils venaient de chez nous et d’ailleurs, de l’île de la Réunion ou des USA, de l’Équateur ou des provinces canadiennes de l’Ouest, d’Europe, d’Asie, d’Afrique.

Ils partaient chaque jour en mission. Leurs sorties se devaient d’être en cohérence avec leur formation spirituelle et la suite anticipée de leurs engagements. Ils intervenaient alors de façon simple et adaptée par des ateliers d’animation, de chansons, de témoignages. Ils ont passé sans doute en plusieurs endroits comme une onde de choc, au bénéfice des gens d’ici : dans les rues, sur les terrasses, dans les résidences pour personnes âgées, les centres d’achat, les écoles peut-être.

Il y a eu au milieu de nous, durant ces trois semaines, manifestation de la primitive Église, de l’élan originel de la foi que l’on retrouve dans l’Évangile. De tels sursauts, avec des envergures et des retentissements variables, se sont produits au long de l’histoire depuis le temps des apôtres. Quand le monde apparaissait à la conscience chrétienne fatigué, dispersé, en mauvais état. Nous nous rappelions alors le regard attentif et compatissant de Jésus, l’attitude profonde et responsable qu’il a voulu partager et communiquer aux siens, pour une relève, pour le partage effectif d’une mission de salut et de relèvement. La merveille se continue aujourd’hui quand surgissent – comme on l’a vu ici – les porteurs généreux et audacieux d’un amour authentique, qui vient de source, qui vient de Dieu lui-même.

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